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  • : Le titre du blog est ironique : "DEVELOPPEMENT DURABLE DE LA PRECARITE". Il fait référence à une précarité qui s'amplifie et s'installe donc se développe durablement. Rosecelavi est un modeste hommage à Marcel Duchamp (Rrose Sélavy).
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Lundi 13 juin 2011 1 13 /06 /Juin /2011 22:59

Chômeurs, vous ne trouvez pas de travail ?

Embauchez-vous !

VDI ? kesako ? Vendeur à domicile Indépendant..

Vous croyez que c'est un vendeur qui a plus de liberté ? Non c'est un vendeur ou souvent une vendeuse qui prend tous les risques sur son petit dos.. C'est ça où l'assistanat ! Alors un peu de fierté quand même, au moins à temps partiel...

 

 

 

 

 

 

 

Le 9 Juin 2011

Policemploi.jpg

Opportunité d’activité

  

  

Mesdames, Messieurs,

  

Dans le cadre de votre recherche d’emploi, Pôle emploi peut vous proposer des opportunités d’emploi.

  

C’est à ce titre que je vous fais parvenir la proposition suivante :

  

Un client de Pôle emploi recherche

  

Des Conseillers-Conseillères de vente

  

Vous avez le sens commercial

Pour un complément de salaire

Une activité à temps choisi

Formation assurée

Rémunération motivante et évolutive

Statut VDI

  

SI cette proposition vous intéresse veuillez vous présenter

  

Le Jeudi 16 Juin 2011

A 9h15

  

Pôle emploi Lyon Vaise

29 Ave Joannès Masset

69009 LYON

  

Métro Gorge de Loup (ligne D)

  

Si vous ne pouvez vous y rendre, et que vous souhaitez être invité à une prochaine information, merci de le spécifier (on n'y manquera pas)

par courriel xxxxx@mail.com avec vos coordonnées.

  

  

Bien entendu, vous ne répondez que si et seulement si vous êtes intéressé.

Ceci une proposition, donc il n’y aura pas de sanction si vous n’y répondez pas. (il ne manquerait plus que ça)

  

Bien Professionnellement

(non non, on n'invente rien, c'est dans le courrier)

  

  

C......... 

Directeur Pôle emploi Lyon 
 

  




Votre correspondant : xxxxxxxxxxx
Courriel :

xxxxxx@pole-emploi.fr

  

  

www.pole-emploi.fr un site à votre disposition 24h/24 et 7j/7, gratuitement

 

  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Rosecelavi - Publié dans : FLEX SECURITE
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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /Jan /2009 20:26
 

mardi, 20 janvier 2009

selon une dépêche de l'AFP la CGC ne signe pas la nouvelle convention UNEDIC

Le comité directeur de la CFE-CGC a décidé mardi "à l'unanimité" de ne pas signer l'accord sur l'assurance chômage.

 

La CGC  a également décidé d'exercer son droit d'opposition, et il est fort à parier qu'elle ne sera pas la seule.


Une convention d'assurance chômage est valable dès lors qu'une organisation syndicale et une organisation patronale la signent, ensuite il faut l'agrément du Ministère.


En 2000, Martine Aubry, alors ministre de l'Emploi, avait refusé d'agréer le texte au motif, notamment, d'une trop grande baisse des cotisations. La première version du plan d'aide au retour à l'emploi (PARE), n'avait été signée que par la CFDT et la CFTC. La CGC n'avait pas usé de son droit d'oppostion à l'agrément, contrairement à la CGT et à FO.


La CFDT reste donc le seul syndicat signataire de la convention UNEDIC

 
Hasard du calendrier, le 22 janvier, les juges de la 14 ème chambre correctionnelle de Paris rendront leur délibéré dans l'affaire qui oppose la direction nationale de la CFDT à Ludovic Prieur et Michel Roger.
La CFDT a porté plainte pour "violation de domicile" à la suite de l'occupation de son siège en 2005 par plus d'une centaine d'intermittents du spectacle, de chômeurs et de précaires.

Une mobilisation destinée à dénoncer les choix de la cette confédération syndicale qui détruit les droits des chômeurs, en disant les représenter, et qui les traîne devant les tribunaux quand ils viennent pour la rencontrer.

Par Rosecelavi - Publié dans : FLEX SECURITE
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Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /Mai /2008 12:14
TRAVAILLER PLUS, PLUS LOIN POUR GAGNER DES CLOPINETTES

Les partenaires (de qui ?) sociaux (de quoi ?) entament les négociations dont l'objectif est de faire accepter tout et n'importe quoi aux chômeurs, de réduire les dépenses de l'UNEDIC afin d'augmenter ses profits chiffrés aujourd'hui à 1 milliard d'euros.  Tout devrait y passer, l'offre valable d'emploi avec ses critères à la hausse pour la durée du trajet, à la baisse pour la rémunération, la coordination des contrôle avec la généralisation de DUDE (le Dossier Unique du Demandeur d'Emploi)... Il serait fort surprenant que l'excédent UNEDIC d'1 milliard d'euros soit redistribuer aux chômeurs.  Pourtant, ils ont bien contribué, avec les salariés de ce pays,  à alimenter cette cagnotte sur laquelle tout le monde veut faire main basse de l'Etat au Patronat...

Cette pression qui s'exerce a pour objectif d'assouplir l'échine du chômeur, et par voix de conséquence, celle du salarié. C'est ce que l'on appelait encore, il y a peu,  avec beaucoup de diplomatie : la flexibilité. La loi permettra bientôt aux employeurs de virer les salariés "avec leur consentement" ou aux salariés de partir s'ils ne sont pas contents... Jusqu'ici, les patrons répétaient à qui voulaient l'entendre, c'est comme ça et si vous n'êtes pas contents, vous pouvez prendre la porte, y'en a 3 millions qui attendent pour prendre la place (ou 2 millions selon le nombre de chômeurs annoncés, c'est comme l'heure, ça bouge tout le temps) .  Les personnes virées avec consentement mutuel pourront probablement être indemnisées (tout de suite, avec un délai de carence ?), c'est ce qu'on appelle la flexsécurité ou flexisécurité. Après leur rupture par "consentement mutuel", ils iront pointer au chômage et devront accepter des emplois plus loin de leur domicile, moins bien rémunérés...sinon, au lieu de 2 refus : coupées les allocs !

En préalable à ces négociations des offres étonnantes commencent à fleurir à l'ANPE, entre le domicile et le lieu de travail le délai d'1 heure est largement dépassé, et la rémunération est un véritable dépaysement,
comme vous pourrez le constater. Si vous acceptez ces offres, vous verrez, c'est pas loin de l'esclavage, mais quand même mieux que du bénévolat non choisi. 

Comment interpréter l'enregistrement et la diffusion par l'ANPE de ce type d'annonces ?

 

Numéro d'offre 637398L

Offre actualisée le 23/04/08

 

 

DEVELOPPEUR JAVA H/F

(Code Métier ROME 32321)

 

 

EXCELLENTES CONNAISSANCES DE JAVA ET C++, VISUAL INTERFACE ET DLL DANS
L'ENVIRONNEMENT MICROSOFT (98 ET VISTA). CONNAISSANCE DE
PROGRAMMATION 3D DANS JAVA.
PROTECTION SOCIALE ET AVANTAGES A NEGOCIER

 

 

 

 

Lieu de travail

 

PONDICHERY - INDE

 

Type de contrat

 

CONTRAT A DUREE INDETERMINEE

 

Nature d'offre

 

CONTRAT DE TRAVAIL

 

Expérience

 

DEBUTANT ACCEPTE

 

Formation et connaissances

 

BTS INFORMATIQUE EXIGE(E) OU DUT
INFORMATIQUE EXIGE(E) CONTRAT DE DROIT LOCAL

 

Autres connaissances

 

ANGLAIS COURANT+TECH EXIGE(E)

 

Qualification

 

Agent de maîtrise

 

Salaire indicatif

 

10.000 A 20.000 ROUPIES/MOIS soit 167,04 à 334,08 euros

 

Durée hebdomadaire
de travail

 

40H00 HEBDO

 

Déplacements

 

 

 

Taille de l'entreprise

 

5000 SALARIES ET PLUS

 

Secteur d'activité

 

AUTRES ACTIVITES INFORMATIQUES

 

 

 

 

Si cette offre vous intéresse, veuillez adresser par courrier ou par mail, un CV et une lettre de motivation en précisant le numéro de l'offre à :

Unité Spécialisée
ANPE ESPACE EMPLOI INTERNATIONAL PARIS
48 BOULEVARD DE LA BASTILLE
75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
asieoce.eei@anpe.fr
PAR MAIL UNIQUEMENT




Par Rosecelavi - Publié dans : FLEX SECURITE
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Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /Fév /2008 16:05
C'est l'article 9 de la loi de "modernisation du marché du travail"
qui va enterrer le CNE.
 
 
Il en aura fallu du temps pour qu'ils se décident à abroger un contrat de travail  contraire au droit international du travail (OIT).

ARTICLE PARU LE 5/05/06

Tandis que les plaintes des salariés licenciés sans motifs dans le cadre du CNE s'amoncellent sur le bureau des prud'hommes, des jugements sont rendus.

Le dernier en date juge la période d'essai du CNE (faut-il le rappeler : 2 ans, putain 2 ans !) contraire à une règle internationale du travail qui autorise l'employeur à ne pas justifier un licenciement au cours de la période d'essai... à condition que la dite période d'essai soit d'une durée "raisonnable".

Il s'agit de la convention 158 de l'Organisation Internationale du Travail (OIT).

D'ores et déjà, quelques organisations patronales représentant des petites et moyennes entreprises  (l'Union Professionnelle Artisanale et la CAPEB) commencent sérieusement à s'inquiéter. Le CNE devient un vrai casse tête juridique pour ces entreprises de moins de 20 salariés qui n'ont pas les moyens de s'assurer les conseils d'avocats et/ou de juristes pour embaucher, débaucher et aller aux prud'hommes...

A quoi sert le CNE si on ne peut plus licencier sans motif les salariés durant les deux premières années ? Hein ? Vous pouvez me dire à quoi ça sert ? A rien... On est bien d'accord.

Mais le CNE ne servait déjà à rien, puisque la  CRP (Convention de Reclassement Personnalisé) existait depuis 1 an avant le CNE, et qu'elle permet de licencier les salariés, sans les licencier, et ça traîne pas, en 15 jours tout est bouclé, montre en mains. Vous ne connaissez pas la CRP, vous n'êtes pas tout(e) seul (e), c'est quelque chose qui est resté assez "confidentiel" : allez vite lire l'article qui lui est consacré, et n'hésitez pas à laisser vos commentaires.
Le blog de Fañch qui a du talent et que je remercie pour son autorisation de publication
          
Patrons, plus que quelques jours pour vous débarrasser de vos  salariés en CNE, après, il sera trop tard (Mais attention , ils  pourront porter  plainte, et compte tenu des  motifs de la dispartion de ce contrat,  c'est sûr,  ils gagneront)
Par Rosecelavi - Publié dans : FLEX SECURITE
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Vendredi 5 mai 2006 5 05 /05 /Mai /2006 10:53


Tandis que les plaintes des salariés licenciés sans motifs dans le cadre du CNE s'amoncellent sur le bureau des prud'hommes, des jugements sont rendus.

Le dernier en date juge la période d'essai du CNE (faut-il le rappeler : 2 ans, putain 2 ans !) contraire à une règle internationale du travail qui autorise l'employeur à ne pas justifier un licenciement au cours de la période d'essai... à condition que la dite période d'essai soit d'une durée "raisonnable".

Il s'agit de la convention 158 de l'Organisation Internationale du Travail (OIT).

D'ores et déjà, quelques organisations patronales représentant des petites et moyennes entreprises  (l'Union Professionnelle Artisanale et la CAPEB) commencent sérieusement à s'inquiéter. Le CNE devient un vrai casse tête juridique pour ces entreprises de moins de 20 salariés qui n'ont pas les moyens de s'assurer les conseils d'avocats et/ou de juristes pour embaucher, débaucher et aller aux prud'hommes...

A quoi sert le CNE si on ne peut plus licencier sans motif les salariés durant les deux premières années ? Hein ? Vous pouvez me dire à quoi ça sert ? A rien... On est bien d'accord.

Mais le CNE ne servait déjà à rien, puisque la  CRP (Convention de Reclassement Personnalisé) existait depuis 1 an avant le CNE, et qu'elle permet de licencier les salariés, sans les licencier, et ça traîne pas, en 15 jours tout est bouclé, montre en mains. Vous ne connaissez pas la CRP, vous n'êtes pas tout(e) seul (e), c'est quelque chose qui est resté assez "confidentiel" : allez vite lire l'article qui lui est consacré, et n'hésitez pas à laisser vos commentaires.
Le blog de Fañch qui a du talent et que je remercie pour son autorisation de publication
          

Par ROSECELAVI - Publié dans : FLEX SECURITE
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Lundi 1 mai 2006 1 01 /05 /Mai /2006 10:17

Remember cet article paru sur le site d'actuchomage.


Les dessous de la Convention de Reclassement Personnalisé
Mardi, 14 Juin 2005

Une contribution adressée à la rédaction par ROSECELAVI, membre/utilisatrice du site :

La convention de reclassement personnalisé pour camoufler les licenciés économiques? et les chômeurs !

Voilà qui est fait : «le licenciement économique nouveau» est arrivé ! Les entreprises de moins de 1.000 salariés peuvent procéder à des «licenciements économiques» avec le consentement des salariés. S'ils sont «OK» pour prendre la porte, le licenciement économique devient alors, comme par enchantement, une rupture du contrat de travail résultant d?un accord commun. Ni vu, ni connu, je t'embrouille.

La convention de reclassement personnalisé (CRP) est donc considérée comme une émanation de la «flex-sécurité» danoise, mais qui sécurise-t-elle : le salarié, l'entreprise, ou l'état ?

Ni licencié ni chômeur, mais stagiaire de la formation professionnelle

Ce licenciement économique «accessible» aux entreprises de moins de 1.000 salariés n'est pas un licenciement, mais une «rupture du contrat de travail d'un commun accord» à partir du moment où le salarié signe la CRP.
L'individualisation risque bel et bien de couper court aux velléités de résistance, de lutte collective. Ils ont 2 semaines pour se décider, ils signent puis ils partent, sans effectuer leur préavis. Comme le dit si bien Borloo : "ça va très vite, pas besoin de faire la queue à l'Assedic", puis à l'ANPE (note de l'auteur). Leur sensibilité quant aux choses de la vie est parfois touchante...

Le chômeur pas licencié n'est pas non plus un chômeur, mais un stagiaire de la formation professionnelle. En glissant ainsi sous le tapis des stagiaires de la formation professionnelle, il échappe à la comptabilité des chiffres du chômage, à la grande satisfaction de l'Etat, tout en prenant sur son dos la responsabilité de son départ, ce qui a l'avantage de dédouaner l'entreprise pourtant à l'initiative du licenciement économique nouvelle formule.

Les indemnités perçues ne sont pas des indemnités de chômage mais une allocation spécifique de reclassement. C'est la flexibilité et l'insécurité pour les salariés. Mêmes droits, mêmes obligations que les chômeurs mais «moins» gratuit, puisque déductible du droit individuel à la formation. Les personnes optant pour cette formule et signataires de la convention de reclassement personnalisé «bénéficieront» d'entretiens individuels, de pré-bilan, de bilan de compétences, validation des acquis et de l'expérience, de soutien psychologique, éventuellement de formation ? mais uniquement des formations pour accéder à des emplois dits «en tension».
En fait, elles auront les mêmes droits que les chômeurs (à vérifier quand même si toutes les prestations leur sont accessibles : bons de transport, aide à la mobilité ?), les mêmes obligations sous peine des mêmes sanctions (radiation) sauf que pour elles, ce ne sera pas gratuit. Elles auront l'honneur et l'avantage de participer aux frais grâce aux fonds collectés dans le cadre du DIF (droit individuel à la formation) et à leurs indemnités de préavis, qu'elles n'effectueront pas, et que les employeurs reverseront aux Assedic (équivalent de deux mois de salaire).

L'allocation spécifique de reclassement s'élève à 80% de leur salaire journalier de référence pendant 91 jours (Borloo ne parle que de cette tranche-là, comme si tous les allocataires allaient trouver un emploi dans ce laps de temps ?) puis à 70% pendant 5 mois. La durée de la convention ne peut excéder 8 mois en tout. Il est spécifié que l'allocation en question ne peut être inférieure à ce qu'aurait dû percevoir le stagiaire de la formation professionnelle s'il avait été un vrai chômeur indemnisé. Il est bien entendu aussi spécifié que la durée des indemnités de reclassement ne peut excéder la durée de l'allocation de retour à l'emploi (ARE) à laquelle la personne aurait pu prétendre si elle n'avait pas opté pour la CRP.

La convention de reclassement personnalisé ou la «flex-sécurité» à la française est donc économique, puisque les indemnités versées en France sont loin d'être au même niveau que celles du Danemark : 90% du salaire précédent, sans aucune dégressivité, et ce durant 4 années. Les indemnités de licenciements (non conventionnelles) ne sont plus à l'ordre du jour, aucune négociation n'est envisageable puisqu'il ne s'agit plus d'un licenciement, mais d'une rupture du contrat de travail «d'un commun accord».

La convention de reclassement personnalisé ou la «flex-sécurité» à la française, c'est l'assouplissement des licenciements économiques pour sécuriser les entreprises ainsi débarrassées des lourdeurs et des douleurs liées aux licenciements économiques.

La convention de reclassement personnalisé ou «la flex-sécurité» à la française, c'est aussi le déguisement des chômeurs en stagiaires de la formation professionnelle pour qu'enfin l'Etat puisse annoncer une baisse des chiffres du chômage.

Il s'agit d'un accord ayant été largement signé par les partenaires sociaux. On les imagine fiers d'eux, bien calés dans leur fauteuil, dégainant leur Mont Blanc pour brader, dans le même temps, d'une simple signature, les droits des salariés et des chômeurs.

Tout est en place : allez voir les notices relatives aux CRP sur le site de l'UNEDIC, des équipes de l'ANPE seront opérationnelles dans les prochaines semaines, dans des locaux parfois provisoires, ça va très vite, à croire que des salariés attendent derrière les portes des entreprises, leur papier à la main, pour se précipiter vers les Unités destinées à les reclasser...


Cet article date de juin 2005, période où était promulguée la loi relative à la Convention de Reclassement Personnalisé.

ALORS POURQUOI ?

Pourquoi le MEDEF dit-il qu'il a besoin du CNE pour pouvoir licencier plus facilement, que licencier est compliqué dans ce pays alors que la Convention de Reclassement Personnalisé permettait déjà de virer les salariés sans difficultés, en quinze jours, clés et montre en main ?

Pourquoi Villepin s'accrochait-il tant à son CPE, en invoquant les mêmes raisons, alors qu'il avait déjà, la Convention de Reclassement Personnalisé (CRP) et le CNE qui s'applique aussi aux jeunes ?

Pourquoi avoir mis en place une autre expérimentation qui s'appelle le Contrat de Transition Professionnelle et qui ressemble, comme un petit frère (plus gâté) à la Convention de Reclassement Personnalisé ?

Pourquoi dire que le Code du travail est lourd, complexe, avec trop de pages, qu'il faut l'alléger... tout en l'alourdissant encore et encore en y incorporant  d'autres textes qui se font concurrence entre eux, qui contribuent à alourdir encore plus le code du travail, le complexifie, pour le coup, à souhait ?

Parce qu'à défaut d'avoir pu refondre le code du travail pour mieux l'assouplir avec des règles qui leur conviennent mieux, nos députés UMP ont décidé de le modifier par petites touches, de le transformer, avec de nouvelles règles, de nouveaux textes jusqu'à en faire un code du travail élastique, souple tel un chewing-gum. Ainsi, ils pourront faire la démonstration que le code du travail ne peut pas rester en l'état, et ce, au non des contradictions de certains articles qui se côtoient en le rendant illisible et au non de la réalité des pratiques existantes  sur le marché de l'emploi.

Dans ce contexte de volonté de dérèglementation à coups de nouvelles règles qui affaiblissent les anciennes : attaque du CDI, remise en cause de la protection des salariés face aux licenciements, la victoire sur le CPE est  une énorme victoire.

Dans les derniers remparts contre un code du travail chewing gum, le tribunal des Prud'hommes est un outil de résistance duquel il faut user et abuser. Par les jugements qu'il rend, en particulier sur les licenciements abusifs dans le cadre du CNE, il remet à l'endroit ce qui avaient été mis à l'envers...

Par ROSECELAVI - Publié dans : FLEX SECURITE
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