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  • : Le titre du blog est ironique : "DEVELOPPEMENT DURABLE DE LA PRECARITE". Il fait référence à une précarité qui s'amplifie et s'installe donc se développe durablement. Rosecelavi est un modeste hommage à Marcel Duchamp (Rrose Sélavy).
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PRECARITE

Lundi 20 février 2006 1 20 /02 /2006 19:29

Le Contrat Nouvelle Embauche serait censé sécuriser les petites entreprises (il s’adresse uniquement aux entreprise de - de 20 salariés) grâce aux possibilités de rupture du contrat de travail qu’il offre dans les deux années qui suivent sa signature, et ce, sans aucune contrainte, et de manière quasi instantanée,  Or je considère, pour les raisons qui suivent, que les arguments développés en faveur du Contrat d’Embauche, entre autres, par le Premier Ministre relèvent de la propagande. Ils sont erronés, parcellaires pour ne pas dire mensongers. Ce contrat est un mauvais contrat pour le salarié embauché, il n’est pas bon pour les autres salariés de l’entreprise. Il est dangereux  pour l’Entreprise elle-même, car il met sa viabilité en péril :

 

-         Une petite entreprise qui n’est pas capable d’anticiper, de faire de la prospective tant en terme économique, qu’en gestion prévisionnelle des ressources humaines et des emplois dans les prochains 24 mois, est une entreprise qui peut se condamner, elle-même, à mettre la clé sous la porte faute d’avoir oséregarder un petit peu plus loin que  « le bout de son nez » ou de la dernière page de son carnet de commandes.

 

-         Le CNE est une variable d’ajustement qui ne prend pas en compte la globalité économique de l’entreprise dans son environnement. 

 

-         Les entreprises peuvent, pour des raisons économiques licencier des membres de leur personnel en CDI normal sans aucune contrainte, pas de demande d’autorisation préalable à la DDTEFP (s’il ne s’agit pas de licenciements collectifs supérieurs à 9 salariés). Certes les salariés peuvent ester aux Prud’hommes, mais au même titre que les salariés en Contrat Nouvelle Embauche, voir à ce sujet les premières plaintes qui arrivent sur le « bureau des Prud’hommes ». 

 

-         Les entreprises de moins de 1000 salariés doivent proposer, à toute personne licenciée pour motif économique, la Convention de Reclassement Personnalisé. Si le salarié opte pour cette convention plutôt que pour le licenciement économique, il est, pendant une période de 8 mois mieux indemnisé (80 % du salaire brut antérieur les 3 premiers mois, et 70 % les 5 mois suivants), s’il remplit les conditions de durée : 2 ans d’affiliation au régime, de plus, il bénéficie également d’un accompagnement individualisé pour retrouver un emploi.

 

Cette dernière mesure avait été mise en place pour « assouplir » le licenciement économique, qui par ce tour de passe-passe fait disparaître dans le même temps : la notion de licenciement tout court, la notion de licenciement économique, et le salarié qui sort des effectifs de l’entreprise 15 jours après son entretien l’informant de ce dispositif. L’adhérent à la CRP (Convention de Reclassement Personnalisé) ne fait pas son préavis, il ne passe pas par la case transaction, et touche quand même éventuellement une prime de licenciement (s’il peut y prétendre). L’employeur et le salarié sont alors réputés  comme « ayant rompu le contrat de travail d’un commun accord ». 

 

Il paraîtrait que l’on enregistre une baisse importante des licenciements économiques dans les 8 derniers mois, tiens donc ?

 

Le salarié sous Contrat Nouvelle Embauche est exclu de cette possibilité (pourtant très  récente) puisque l’employeur n’a aucun motif à invoquer pour se séparer du salarié. Un salarié en Contrat Nouvelle Embauche ne peut donc pas être licencié économique et ne peut pas prétendre, de ce fait, à la Convention de Reclassement Personnalisé (ou alors l’employeur n’a rien compris et le MEDEF fait mal son travail).

 

2ème tour de passe-passe : comme pour la Convention de Reclassement Personnalisé, dans le Contrat Nouvelle Embauche la notion de licenciement disparaît, le licenciement économique aussi, et le salarié avec… Vous suivez ? Ah les tours de prestidigitation c’est pas facile… Faut les revoir plusieurs fois, ne vous inquiétez pas, c’est bien parti.

 

Le  Contrat Nouvelle Embauche (CNE) n’est pas un contrat de confiance, pire il introduit la défiance au sein de l’entreprise qui peut se traduire par une insécurité sociale collective :

 

-         Les salariés voyant arrivé un (e) collègue en CNE auront des raisons de s’inquiéter compte tenu des arguments avancés dans le choix de la mise en place de ce type de contrat : raisons économiques. L’employeur en recrutant en CNE démontre son incertitude quant à l’avenir immédiat de la viabilité de son entreprise, et par là même, peut produire un effet d’insécurité sociale, sur tout le personnel de son entreprise, et pas seulement la personne nouvellement recrutée sous ce type de contrat.

 

-         L’insécurité sociale peut avoir des conséquences dans l’accueil et l’intégration du nouveau salarié, elle peut entraîner des freins à la transmission des savoirs, et rendre  les apprenants moins réceptifs à cette transmission. 

 

Cette confiance entamée peut avoir des conséquences sur les salariés « plus protégés » en terme de démotivation, désengagement, désinvestissement.

 

Enfin, le Contrat Nouvelle Embauche c’est la séduction permanente :

 

-         Un salarié recruté sous ce type de contrat devra être sans cesse sur ses gardes pour, pendant 24 mois d’affilés,  plaire à tout le monde dans l’entreprise, sinon il court le risque de perdre son emploi : soit beau, performant, réactif, ponctuel, souriant, aimable, et…. Tais-toi.

 

Le Contrat Nouvelle Embauche c’est un plomb dans l’aile de la démocratie dans l’entreprise :

 

-         Il y a fort à parier que de nombreuses heures supplémentaires ne seront plus payées, que les conditions de travail vont aller en se dégradant, que le harcèlement au travail va continuer de se développer, que le taux de syndicalisation de ces salariés sera nulle.

 

-         C’est le traitement différencié des salariés, même travail mais avec des contraintes supplémentaires, mêmes emplois avec moins de droits.

 

Avec le Contrat Première Embauche qui pointe son nez, et le Contrat Unique d’Embauche qui arrive juste derrière, ce n’est pas la liberté d’embaucher qui va primer, mais bel et bien la liberté de licencier, à discrétion, en douceur et profondeur (Arno).  Et dans ces conditions, il ne s’agit plus là de liberté, mais d’autocratie.

                                                                                                                         ROSECELAVI

 

                                                                                   

 

 

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Lundi 20 mars 2006 1 20 /03 /2006 18:35
LE CNE est passé, le CPE ne passera pas !
Par ROSECELAVI - Publié dans : PRECARITE
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Lundi 31 juillet 2006 1 31 /07 /2006 09:19
L'Allocation Spécifique de Solidarité, appelée communément  ASS est l'indemnité versée aux allocataires assédics dont les droits à indemnisation sont épuisés et qui ont eu 5 ans d'activité dans les 10 années précédant leur entrée au chômage. Elle est versée à 400 000 allocataires et représente 2 milliards d'euros.

Un rapport ou plutôt une mission d'audit de modernisation diligentée par l'Inspection Générale des Finances et l'Inspection Générale des Affaires sociales fait un état des lieux, et émet des recommandations destinées à réduire les coûts de gestion de cette allocation de fin de droit. L'assédic perçoit en effet 4 % du montant des allocations pour gérer, au nom de l'Etat, cette prestation destinée à donner des moyens de survie à des personnes qui arrivent à trouver dans les 10 dernières années (précédent leur période de chômage) 5 années d'activité salariée, ce qui, par les temps qui courent, n'est pas une mince affaire.

Au travers de ce rapport, on apprend que l'UNEDIC a autant de transparence et de rigueur avec les inspecteurs des finances et des affaires sociales qu'avec les chômeurs puisque ces derniers lâchent, dans leur rapport, qu'ils n'ont pas eu accès à certaines données, que les pratiques de gestion, de traitement des dossiers, de contrôle diffèrent d'un bureau assédic à l'autre et que cela peut aller jusqu'au non respect de la règlementation. Cela, les chômeurs l'avaient déjà constaté, à leurs dépens.

On apprend également dans ce rapport qu'UNE HEURE DE PRODUCTION A L'ASSEDIC coûte, selon leur calcul : 156,80 euros. Le temps de production consacré à l'ASS a été déterminé à 230 000 heures.

En rationalisant ce coût, nos experts arrivent à un coût de gestion corrigé de  : 51 819 045 euros.

Il est nécessaire de rappeler que L'allocation spécifique de solidarité s'élève pour une personne seule à 427,50 par mois.



Des recommandations avec impacts attendus sont préconisés par les experts. Ces recommandations visent à réduire les frais de gestion, réduire le nombre de dossiers inutilement déposés, réduire les indus, réduire les délais de traitement, mieux informer les assurés sur leurs droits....

Dans un rapport, intitulé MISSION D'AUDIT DE MODERNISATION, il n'est pas question de se demander comment on peut aujourd'hui, au regard de la précarité des emplois, trouver 5 ans d'activité dans les 10 dernières années, encore moins d'essayer de savoir  comment une personne seule peut vivre avec 427,50 euros par mois.

Et rappelons le, elle s'appelle allocation spécifique de solidarité... Pour être spécifique, elle l'est, pour ce qui est de la solidarité, y'a des mot comme ça qui sont tellement dévoyés que cela en devient indécent.

En tout cas plusieurs tentatives de suppression de cette allocation ont déjà été amorcées...

Les pauvres ne comptent pas pour l'Etat, alors petit à petit, il ne  compte plus les pauvres. L'état, tel un prestidigitateur fait disparaître des allocataires, des allocations et tente de nous faire gober qu'il y aurait moins de pauvres. C'est tout simplement le contraire. Il y en a plus, et ils sont encore plus pauvres.
 



Par ROSECELAVI - Publié dans : PRECARITE
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Vendredi 1 septembre 2006 5 01 /09 /2006 10:23
ACTIVITE SAISONNIERE OU INTERMITTENTE


1) La nouvelle convention Unedic réduit l'indemnisation des saisonniers.


PAYES(ES) DES QUEUES DE CERISES


Les indemnités seront versées pendant une durée calculée selon la ou les périodes de travail précédant le chômage (même régime que le chômage "classique"). Mais, le montant de l'indemnité sera  réduit par application d'un coefficient "chômage saisonnier". Ce coefficient est proportionnel au nombre de jours de travail effectués pendant les 12 mois précédant l'arrêt d'activité.


A titre d?exemple : une personne ayant travaillé 5 mois pendant les 12 mois précédant le chômage, percevra une indemnité égale aux 5/12e de l'indemnité de base.


La minoration ne sera pas appliquée dans certains cas particuliers, notamment aux demandeurs d'emploi qui perçoivent les allocations de chômage pour la première fois et à ceux qui peuvent bénéficier du reliquat d'un dossier précédent sur lequel le chômage saisonnier n'a pas été  appliqué.

Deux catégories de personnes sont concernées par le "chômage saisonnier" : les personnes travaillant dans un secteur saisonnier, et celles ayant des périodes d'inactivité à la même époque de l'année.

Activité exercée dans un secteur saisonnier

Les secteurs saisonniers sont par exemple : exploitations forestières ; centre de loisirs et de vacances ; sport professionnel ; activités saisonnières liées au tourisme ; activités saisonnières agricoles (récoltes, etc...).
Sont concernées, les personnes ayant travaillé dans un secteur saisonnier au moins deux années sur les trois précédant la fin du travail.

Périodes d'inactivité à la même époque de l'année

La nature des activités et le secteur n'ont aucune importance.
Sont concernées, les personnes ayant eu des périodes d'inactivité chaque année à la même époque pendant les trois années précédant la fin du travail.

2) La nouvelle convention Unédic supprime le droit à indemnisation des saisonniers après la troisième ouverture de droits :

PRIS(ES) POUR DES POMMES

Depuis le 18 janvier, le nombre d'admission au titre du chômage saisonnier est limité à trois.




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Vendredi 15 septembre 2006 5 15 /09 /2006 12:39

AVEC LE MEDEF et les signataires de la convention UNEDIC : Y’A BIENTOT PLUS DE SAISONS


 

Cela ne concerne pas seulement les travailleurs exerçant une profession dans un secteur saisonnier mais également tout travailleur ayant trois années de suite été au chômage durant la même période, quel que soit le secteur concerné. Le règlement annexé à la convention le prévoit dans les articles 22 § 5 et 24. La notice DAJ 228 en détaille les modalités d'application.

En plus de quelques cas particuliers (chômeurs de + de 50 ans, première indemnisation, etc.), cela ne s'applique pas si le chômage saisonnier résulte de " circonstances fortuites " ou pour des périodes inférieures à 15 jours. Reste à en convaincre les Assedic...

L'accord de décembre 2005 réduit encore les droits des travailleurs saisonniers en limitant à 3 le nombre de périodes susccessives de versement des allocations au titre du chômage saisonnier. De fait, l'application de cet accord aura aussi des effets à retardement.

Calcul de l'indemnité :
Un coefficient réducteur affecte le salaire de référence sur lequel est calculé l'indemnité journalière :
Le salaire de référence journalier " normal " X (nombre de jours travaillés durant les 22 derniers mois / 365).
Ex : si vous avez travaillé 200 jours (un peu plus que les 182 jours requis) durant les 22 derniers mois, pour un salaire de référence de 70 euros : 70 X (200 / 365) = 38,35
Votre indemnité journalière sera donc calculée sur la base de 38 euros au lieu de 70 euros. Soit au final 22 euros au lieu de 40 euros.

Voilà un mode de calcul évidemment extrêmement désavantageux pour le salarié. Comme on le voit dans notre exemple, pour un salaire net d'environ 1500 euros, l'indemnité mensuelle passe d'environ 1200 euros à environ 660 euros.

Denis Gautier-Sauvagnac, représentant du MEDEF a déclaré avec cynisme : « Plutôt que de demander une indemnisation, les travailleurs saisonniers n’ont qu’à changer de région ou faire autre chose. »

Mais Monsieur Gautier-Sauvagnac si les travailleurs saisonniers travaillaient tout le temps, ils ne seraient plus des travailleurs saisonniers, et du même coup, d’ailleurs, et ils n’auraient même plus besoin d’allocations de chômage.

Et plutôt que de supprimer les allocations de chômage des saisonniers, pourquoi ne pas supprimer les saisons, et ainsi faire disparaître les saisonniers.


  
Par ROSECELAVI - Publié dans : PRECARITE
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Vendredi 15 septembre 2006 5 15 /09 /2006 23:36

CHÔMAGE : LES PETITS TEXTES SORTIS EN CATIMINI CET ETE



Les employeurs dépénalisés pour certains licenciés de + de 50 ans

La contribution Delalande mise en place pour freiner les licenciements des personnes de + de 50 ans, n'est pas due en cas d'adhésion d'un salarié  de 50 ans et plus à la CRP

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Nouveaux cas d'exonération de la contribution Delalande
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L'employeur doit-il verser la contribution Delalande lorsque le salarié  de 50 ans et plus a adhéré à la CRP (convention de reclassement personnalisé) ? La contribution n'est pas due, répond une circulaire que  vient de publier l'Unedic. Et, que se passe-t-il à l'issue de la CRP, lorsque le bénéficiaire bascule vers l'ARE (allocation d'aide au retour à l'emploi), faute de reclassement ? Là encore, l'employeur n'a pas à verser la contribution Delalande, selon l'Unedic.

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Deux cas d'exonération, nous dit Liaisons sociales
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Aux cas d'exonération de la contribution Delalande prévus à l'article L. 321-13 du Code du travail (par exemple, en cas de licenciement pour faute grave ou lourde), l'Unedic ajoute donc deux autres cas
d'exonération :

- L'acceptation d'une CRP par un salarié âgé de 50 ans et plus. S'il
résulte, en effet, de l'article L. 321-3 du Code du travail que toute
rupture du contrat de travail d'un salarié de 50 ans et plus, ouvrant
droit au versement de l'allocation d'assurance prévue à l'article
L. 351-3 (soit l'ARE), entraîne l'obligation pour l'employeur de verser à l'Assedic la contribution Delalande, a contrario cette contribution n'est pas due, estime l'Unedic, en cas d'ouverture de droit à l'allocation spécifique de reclassement (l'ASR), versée aux salariés ayant adhéré à la CRP.

- À l'issue de la CRP, lorsqu'en l'absence de reclassement, le
bénéficiaire est admis au titre de l'ARE. Dans une lettre du 22 juin,
Gérard Larcher, ministre délégué à l'Emploi, a en effet confirmé à
l'Unedic qu'il n'y avait pas lieu d'appeler la contribution Delalande à
l'issue de la CRP «en cas de basculement vers l'ARE d'un salarié non reclassé». «En effet, dans ce dernier cas, le basculement vers
l'allocation d'ARE ne résulte pas de la rupture du contrat de travail
intervenue huit mois auparavant, mais de l'absence de reclassement à l'issue de la CRP », explique le ministre.

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Mais il y a un troisième cas d'exonération
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La contribution « Delalande » n'est également pas due par l'employeur :

-  qui prend l'initiative de rompre le contrat de travail « nouvelles embauches » (CNE) d'un salarié d'au moins 50 ans, lorsque cette rupture intervient dans les 2 ans qui suivent la conclusion de ce contrat.

Quelque soit le type de contrat que vous signez (CRP, CNE...) vous avez accès aux Prud'hommes si vous considérez que vos droits n'ont pas été respectés, qu'ils ont été bafoués ou encore en cas de discrimination. Il y a des jugements qui font jurisprudence par exemple celui-là :

Un licenciement économique peut-il valablement viser les salariés les plus coûteux ?

Monsieur X. a 46 ans dont 28 dans la société S. où il occupait un poste de responsable magasinier. Suite à des difficultés financières, il a été décidé de procéder au licenciement économique de ce salarié. En effet, des pertes ont été enregistrées sur les exercices comptables de 2000, 2001 et 2002.

Monsieur X. a contesté le bien fondé de ce licenciement. Il considère qu’il s’agit d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse car il a été remplacé dans ses fonctions par un autre salarié. Et qu’il s’agit d’une mesure de discrimination, au sens de l’article L 122-45 du Code du travail, fondée uniquement sur le fait qu’il était le salarié ayant la plus grande ancienneté dans l’entreprise.

Il a été jugé, en première instance, le 8 décembre 2003 par le Conseil de prud’Hommes d’Angers que le licenciement repose sur une mesure discriminatoire. En effet, après examen des documents internes de l’entreprise, les juges ont établi que les critères de sélection de l’ordre des licenciement visaient les salariés les plus coûteux, et donc ceux qui avaient la plus grande ancienneté dans l’entreprise. Ce qui constitue une discrimination fondée sur l’âge au sens de l’article précité.

Ce jugement a été confirmé par un arrêt du 9 novembre 2004, rendu par la Cour d’appel d’Angers. Lequel considère que ce sont des motifs personnels au salarié, son ancienneté et ses charges de famille, qui ont justifié son licenciement. La Cour en a déduit que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse, et a donc condamné la société S. à verser 25000 euros de dommages et intérêts à Monsieur X.

Jean-Pierre BOUGNOUX Avocat à la Cour d’ANGERS

Jugement du 8 décembre 2003 du Conseil de prud’Hommes d’Angers et de l’arrêt du 9 décembre 2004 de la Cour d’appel d’Angers

sources


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Dimanche 15 octobre 2006 7 15 /10 /2006 16:05





Demandez le programme 
ICI.

Signer la pétition de soutien   
.


Plus d'infos  
site web ou sur www.jeresiste.org.
Par ROSECELAVI - Publié dans : PRECARITE
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Lundi 18 décembre 2006 1 18 /12 /2006 10:23
VOILA CE QU'ILS DISENT

Les enfants de Don Quichotte : "se mettre en danger pour combattre l’injustice sociale et restaurer la dignité des personnes"

CHARTE DES ENFANTS DE DON QUICHOTTE

Préambule de la charte citoyenne du 23 octobre 2006

" Seront appelés Enfants de Don Quichotte tous les hommes et femmes décidés à se mettre en danger pour combattre l’injustice sociale et restaurer la dignité des personnes, décidés à se mettre en danger pour sauver les principes fondateurs de notre démocratie et faire respecter les droits humains élémentaires, décidés à se mettre en danger pour promouvoir une société fraternelle et faire entendre la voix de ceux qui n’en ont plus. "

" Seront appelés Amis des Enfants de Don Quichotte tous les citoyens et citoyennes qui, par quelques moyens que ce soit (actions, dons, encouragements, présences, protection, etc...) aideront ou soutiendront un enfant de Don Quichotte à réaliser son action citoyenne. "

Dans le respect des termes de sa charte, notre association travaille à apporter aux enfants de Don Quichotte les moyens humains, techniques et financiers dont ils peuvent avoir besoin durant leurs actions citoyennes. Notre association travaille également à diffuser et faire connaître leurs combats dans l’espace médiatique.

Sur ce site sont présentées les actions en cours sur lesquelles nous souhaitons communiquer et pour lesquelles nous sollicitons l’aide de chaque e-citoyens.

Notre action

Les premiers enfants de Don Quichotte dont nous souhaitons diffuser le travail sont Augustin et Pascal, qui sont devenus volontairement SDF le 23 octobre 2006, et se sont engagés à rester au plus proche des sans-abris dans les rues de Paris jusqu’au mois de décembre 2006.

Ils s’emploieront durant ce temps à fédérer le plus possible de personnes, SDF et bien logés, autour de l’idée d’une occupation citoyenne le 2 décembre 2006 dans un lieu symbolique de Paris.

Par leur mise en situation ils entendent montrer aux français la défaillance de l’État dans son rôle de garant des « moyens convenables d’existence » ; Par cette occupation ils entendent inciter les SDF et les biens-logés à exiger de l’État l’application du droit à une vie décente pour tous sur le territoire français ;

Par ce combat ils entendent lutter contre les trop nombreux préjugés que nous avons sur les SDF et restaurer par l’action la place des SDF au milieu de la communauté des hommes.

Pour faire connaître leur action nous diffusons sur notre site des clips vidéos documentaires retraçant au mieux leur quotidien dans les rues de Paris, la progression de leur travail et surtout le portrait des hommes et femmes qu’ils côtoient dans leur aventure afin que nous apprenions à les connaître.

Parce qu’une action citoyenne mérite d’être populaire, nous avons besoin de chacun d’entre vous.

« Là où les hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré »
J. Wrésinski


Source/auteur : http://www.lesenfantsdedonquichotte.com/
Mis en ligne le dimanche 19 novembre 2006, par Ludo


VOILA CE QU'ILS FONT

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Mercredi 27 décembre 2006 3 27 /12 /2006 11:03

"Jeudi-Noir ?"

Un collectif qui a décidé d’attaquer le mal-logement via des actions festives et militantes...

Pour les jeunes en recherche de logement, le jeudi est une journée noire : celle de la chasse aux petites annonces. Des logements toujours plus chers et des bailleurs toujours plus exigeants. C’est aussi la journée ou on envisage des solutions alternatives : colocation, sous-location, logement chez des proches, squat, retour chez les parents ?…

A la sortie du PAP (particulier à particulier), lors des visites d’appartements, dans les agences immobilières : tous les jeudis nous attaquerons le mal-logement, le mettrons en lumière pour le faire sortir de l’oubli. En pointant du doigt la spéculation, entretenue par l’Etat, nous dénoncerons la supercherie immobilière : statistiques au mieux approximatives, bizutage immobilier de la jeunesse, aides aux locataires détournées de leur objectif et autres politiques publiques pro-cycliques…


Les politiques du logement peuvent jouer un rôle stabilisateur. Elles doivent aider prioritairement les personnes qui ont besoin de se loger. Aux pouvoirs publics de se mobiliser. A nous de leur rappeler.

Vous voulez en savoir plus : c'est ici


JEUDI NOIR MODE D'EMPLOI



Jeudi-Noir - L'Arte de l'action16/12/06
envoyé par ZeroTV

Et après ?

Dimanche 3 décembre, Jean-Louis Borloo, ministre de la cohésion sociale, de l’emploi et du logement recevait une délégation de 5 membres du collectif Jeudi-Noir. Le ministre a défendu son bilan et le nombre de constructions de logements, et annoncé la prochaine mise en place d’une Garantie contre les Risques Locatifs, potentiellement décisive, mais dont les contours restent à définir.

Au final, malgré près de 2 heures de réunion au cours desquelles Jean Louis BORLOO s’est dit "bluffé" par la technicité des militants de Jeudi Noir, aucune réponse n’a été apportée à l’urgence de la situation.

Retrouvez ici la déclaration de sortie de Jeudi-Noir

D’après le ministre, la baisse des prix est amorcée. Mais doit-on attendre cette baisse pour répondre à l’urgence ? Face à l’absence de mesures concrètes et d’application immédiate, Jeudi-Noir lance un préavis de grève des loyers pour mars, à la fin de la trève hivernale ; A ce moment, ceux qui ne peuvent payer un loyer devenu délirant seront à nouveau expulsables, et en solidarité, nous appelons l’ensemble des locataires ayant un taux d’effort (part du revenu consacrée au loyer) supérieur à 25% à se joindre à ce premier mouvement de grève des loyers. A l’image du Téléthon, un site internet sera consacré à l’enregistrement de tous les loyers que tous les grévistes s’engageront à ne pas verser durant toute la durée de la grève.

Car à l’instar de l’emploi, le logement n’est pas un bien comme les autres.

D’ici là, Jeudi-Noir continuera à mobiliser autour du mal-logement, en visant en particulier ces 2 millions de logements vacants en France.

L’équipe de Jeudi-Noir

Par ROSECELAVI - Publié dans : PRECARITE
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Lundi 29 janvier 2007 1 29 /01 /2007 17:27
 


Nicolas Sarkozy veut s'inspirer du CNE pour un contrat unique, c'est en tout cas ce qu'il déclarait le 24 janvier dernier.


PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi, lors d'une rencontre avec des patrons de PME, qu'il entendait s'inspirer du "contrat nouvelle embauche" (CNE) pour créer un contrat de travail unique s'il était élu le 6 mai à la présidence de la République.

"Le CNE est un progrès, il ne faut pas y toucher"
, a déclaré le ministre de
l'Intérieur et candidat de l'UMP lors de cette rencontre organisée par la CG-PME dans un théâtre parisien.

"Je garderai l'intérim et les contrats de projet (...) mais le contrat de
travail unique inspiré du CNE est une occasion de simplifier beaucoup le droit du travail français", a ajouté Nicolas Sarkozy.

Tel était le communiqué de l'Agence Reuters

Xavier Bertrand fait une toute autre déclaration aujourd'hui, 29 janvier, dans la Tribune. Il n'est plus question de Généraliser le CNE comme Sarkozy en faisait la promesse aux patrons des petites et moyennes entreprises 5 jours plus tôt.

Comme il n'a pas décidé de supprimer le CNE s'il est élu : "seules" les entreprises de 20 salariés pourront continuer à licencier sans motifs pendant les deux premières années...

Sarkozy avait fait miroiter une nouvelle modification de la loi qui aurait dû permettre à tous les patrons (petites, moyennes, grandes, ultra grandes...) de se séparer de leurs salariés, sans motifs, donc sans licenciements, et sans limitation de durée... Il l'avait même nommer Contrat de Travail Unique. Bon, ça c'est quand il était devant eux, pour leur faire plaisir, mais dés qu'ils ont le dos tourné...

Vont être contents les patrons petits et grands, ils vont encore menacer de délocaliser...

Alors qui c'est qui déconne ? Nicolas Sarkozy ou Xavier Bertrand ?

A mon avis les deux, mais pas que.... Souvenez-vous des déclarations de d'un ami politique très proche de Sarkozy, un certain
  BALKANY qui croyait passer en direct sur une chaine américaine, à une heure de grande écoute :

"En france, il n'y a pas de...ce que vous appelez, les pauvres...
Par ROSECELAVI - Publié dans : PRECARITE
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