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  • : Le titre du blog est ironique : "DEVELOPPEMENT DURABLE DE LA PRECARITE". Il fait référence à une précarité qui s'amplifie et s'installe donc se développe durablement. Rosecelavi est un modeste hommage à Marcel Duchamp (Rrose Sélavy).
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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 11:54
Alors qu'un charter est prévu avec plusierus jeunes afghans (date annoncé le 16 ou le 18), Atiq Rahimi, auteur afghan âgé de 46 ans, a reçu, lundi 10 novembre, le prix Goncourt.

11 novembre 2008

Déclaration d’Atiq Rahimi (à diffuser largement)
Informé de l’arrestation dans la région de Calais de dizaines de jeunes Afghans qui tentent de passer en Grande-Bretagne, de leur placement en rétention au CRA de Coquelle et des menaces d’expulsion par charter qui pèsent sur eux, l’écrivain franco-afghan Atiq Rahimi, prix Goncourt 2008 fait la déclaration suivante :

La présence en France de ces 54 jeunes afghans témoigne de la situation que connaît actuellement l’Afghanistan.

Les renvoyer dans leur pays c’est les condamner à un avenir incertain, c’est prendre le risque de les laisser aux mains des fondamentalistes qui détournent le désespoir de cette jeunesse à des fins religieuses extrémistes.

Pour combattre l’obscurantisme , les armes à notre disposition sont multiples ; mais la plus sûre et la plus efficace est l’éducation. En offrant l’asile à ces jeunes, comme elle le fit pour moi en 1985, la France les aidera à poursuivre leurs études et à ne pas tomber dans l’abîme de l’ignorance.

Atiq Rahimi
Lauréat du prix Goncourt 2008




plusieurs articles de presse sur cette expulsion d'Afghans : http://www.educationsansfrontieres.org/?rubrique26


Communiqué RESF du 8 novembre 2008 -  http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article16390 <http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article16390%29>

Le Réseau Education sans frontières inquiet des dérives auxquelles le ministre de la rafle et du drapeau, M. Brice Hortefeux, conduit la société française demande à tous ceux qui s’intéressent à son action, particulièrement enseignants et parents d’élèves, de faire connaître les faits dénoncés par le communiqué du Gisti et les documents reproduits ci-dessous. Il souhaite que dans chaque famille, dans chaque classe, soient vilipendés les faits et les hommes qui méritent de l’être. Et que les droits de l’homme ne soient pas cantonnés aux discours convenus de notables de préfecture ou de ministère subalternes.

                    Rue89, 6 novembre 2008

REPRISE DES CHARTERS : LA FRANCE SACRIFIE LES AFGHANS


Après la Cimade, qui a commencé cette semaine à alerter les rédactions de la reprise des charters à destination de Kaboul, c’est au tour du Gisti, le Groupe d’information et de soutien des immigrés, de réagir contre les expulsions d’Afghans.
par Jean-Pierre Alaux (Gisti)

Combien des jeunes Afghans que la France et la Grande-Bretagne s’apprêtent à expulser par "charters" vont-ils mourir ? Quand succomberont-ils et comment ? Telles sont les questions incontournables qui se posent à quelques jours du décollage, en direction de Kaboul, du premier "vol groupé" franco-anglais depuis 2005.
Officiellement informé de l’imminence de l’opération, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a discrètement manifesté des réticences dans son langage châtié habituel : "Les personnes ayant besoin d’une protection internationale au titre du statut de réfugié de la Convention de Genève de 1951 ou d’autres formes de protection complémentaire ne devraient pas être expulsés vers l’Afghanistan."
Près de Calais, des rafles sélectives
Qu’à cela ne tienne : dans le Calaisis, les rafles sélectives d’Afghans ont été déclenchées. Rapidement vidé de ses autres occupants, le centre de rétention de Coquelles a soudain "accueilli" une soixantaine d’Afghans qui ne se doutent encore de rien. C’est que l’affrètement d’un "charter" coûte cher et que, pour rentabiliser son "investissement", le ministère français de l’Immigration veille à remplir l’appareil.
A ce souci de la gestion des deniers publics, s’en ajoute un autre - contradictoire : celui du respect apparent du droit international qui interdit les "expulsions collectives" (1).
Comme d’ordinaire en pareilles circonstances, Brice Hortefeux s’efforce donc de maquiller à l’aveuglette l’illégalité à coups d’autant de décisions individuelles stéréotypées d’éloignement qu’il y a des sièges disponibles dans l’avion. En bon Etat de droit d’opérette, la France se doit de sauver... les apparences.
Massacrés au pays après avoir été expulsés d’Australie
Les apparences peut-être. Certainement pas tous les jeunes Afghans du voyage, dont on ne saura pas de quoi quelques-uns vont inévitablement mourir. Seront-ils abattus, voire décapités, comme, il y a un mois, le furent plusieurs expulsés par l’Australie (2) ?
S’ajouteront-ils à la liste des 1 445 civils afghans tués depuis le début de l’année 2008, selon le dernier décompte de l’ONU qui relève la multiplication par six du nombre des victimes non combattantes en Afghanistan au cours des derniers mois ?
Ou bien vont-ils tout simplement mourir de faim dans un pays sur lequel diverses institutions internationales ont récemment émis des alertes à la famine passées inaperçues, par exemple l’USAID, selon laquelle, dans 15 des 34 provinces d’Afghanistan, la pénurie alimentaire fait craindre un hiver meurtrier, tandis qu’elle serait "moyenne" dans huit autres, y compris Kaboul (3) ?
De ces condamnations à mort, le gouvernement français se moque. Pour lui, le principal est ailleurs. Sept ans après la fermeture, en décembre 2002, du camp de Sangatte décidée par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, il faut à tout prix tenter encore de nettoyer le Calaisis des centaines d’exilés, parmi lesquels beaucoup d’Afghans, qui continuent à essayer d’y survivre, cachés dans leurs "jungles" (4).
Par leur présence, ils narguent les autorités françaises qui avaient imprudemment annoncé que la fin du camp entraînerait leur disparition. Sauver la face au prix de quelques vies afghanes ? Qu’à cela ne tienne...
---
(1) Article 4 du Protocole 4 de la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales (CEDH) : « Les expulsions collectives d’étrangers sont interdites ».
(2) Voir « taliban ’kills denied asylum seekers’ », the Age (Australie), 27 octobre 2008, ou « Beheaded after trying for asylum in Australia », Sydney Morning Herald (Australie), 1er novembre 2008, ou encore « Australia Probes Afghan ’Death’ », BBC, 27 octobre 2008, et aussi « taliban killed Afghan asylum seekers that Australia sent back, report claims », the Guardian, 27 octobre 2008.
(3) USAID, 29 juillet 2008, « Famine Early Warning Systems Network :
Afghanistan Food Security Outlook July to December 2008 » ou AFP, 31 octobre 2008, « Afghanistan : la famine est une menace plus grave que la rébellion »
(4) Lire le rapport de septembre 2008 de la Coordination française pour le droit d’asile (CFDA), « La loi des ’jungles’ : la situation des exilés sur le littoral de la Manche et de la Mer du Nord »,
http://cfda.rezo.net/download/La loi de la jungle_12-09-2008.pdf

FW: [RESF Rhône] plusieurs afghans prévus pour un charter pour Kaboul ...
Par Rosecelavi - Publié dans : EXPULSIONS : MORTS OU VIFS ?
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Commentaires

ils devraient prendre un avocat pour demander un droit d asile comme tous les pays qui sont en guerre ils ont le droit de refuser de se faire massacrer dans leurs pays!et la france a le devoir de les acceuillir bon grè mal grè..c est la loi
Commentaire n°1 posté par Amandine le 11/12/2008 à 08h06

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