Présentation

  • : DEVELOPPEMENT DURABLE DE LA PRECARITE
  • DEVELOPPEMENT DURABLE DE LA PRECARITE
  • : Politique
  • : Le titre du blog est ironique : "DEVELOPPEMENT DURABLE DE LA PRECARITE". Il fait référence à une précarité qui s'amplifie et s'installe donc se développe durablement. Rosecelavi est un modeste hommage à Marcel Duchamp (Rrose Sélavy).
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Rechercher

overblog

RESISTANCE

Jeudi 17 août 2006 4 17 /08 /2006 17:35

Rassemblement ce soir devant le squat de cachan : précision d'un courriel
que je fais suivre :
" Le rassemblement pour protester contre la gigantesque rafle du bât F à
Cachan (certainement la plus grande en France depuis la Guerre d'Algérie) a
lieu à 17h cet après midi au
64 rue Camille Desmoulins devant la Cité universitaire.
Attention, des policiers stationnent sur les quais et aux sorties des
stations RER Arcueil Cachan et Bagneux, probablement pour empêcher toute
arrivée groupée.
Organisez-vous en conséquence."
 
Voici le mail exact du prefet de val de marne :
bernard.tomasini@val-de-marne.pref.gouv.fr

Pour ce qui est du charmant recteur de l'academie de creteil (et président
du CROUS), Bernard Saint-Girons, les coordonnées sont :
tel : 01 57 02 62 59 / 62 52
fax : 01 57 02 62 50
e.mail : ce.recteur@ac-creteil.fr                                 


MARDI 17 AOÛT 10H15: EXPULSION EN COURS DU SQUAT DE CACHAN.

APPEL À MOBILISATION DEVANT LE SQUAT ET RUE CAMILLE DESMOULINS

Des hôtels sont réquisitionnés, des places "libérées" en Centre de rétention...

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN À 17H AU MÊME ENDROIT

Prostester auprès de
la Préfecture de Créteil:
tel : 0149566000
fax : 0149566013
www.val-de-marne.pref.gouv.fr
mail : bernard.tomasinival-de-marne.pref.gouv.fr

du Ministère de l'Intérieur:
standartd : 01 40 07 60 60
fax: 01 40 07 21 09
mél : sec.gueant@interieur.gouv.fr
fax gratuit via internet : http://www.alliancemca.net/fax.html

Tél : 01.41.94.94.25 /06..30.50.66.58

Rafle massive à Cachan demain 17 Août 2006?

Des sources convergentes confirment que les autorités envisagent d’évacuer par la force le squat de Cachan, ce bâtiment F désaffecté de la cité universitaire qui rassemble un millier de sans logis parmi lesquels une moitié de sans papiers avec 200 enfants.

Est-ce là la mise en application locale du discours provocateur de Monsieur Sarkozy tenu sur France 2 ce 15 août ?

Après avoir menti sur la première famille ukrainienne, expulsée lundi 14 août, il ment encore en attribuant les violences des banlieues à une « immigration mal maîtrisée », ce que ses propres services ont déjà plusieurs fois contredit. Et le Ministre de la Chasse à l’enfant et du déménagement du territoire de menacer : tout parent d’enfant scolarisé refusé dans le cadre de la circulaire du 13 juin 2006 sera, en cas de contrôle, immédiatement reconduit à la frontière. L’expulsion du squat de Cachan lui permettrait ainsi d’atteindre son objectif : 25 000 expulsions avant la fin de l’année. Dans ce bâtiment F réside depuis des mois voire des années des familles qui ont espéré pouvoir sortir de leur précarité du logement en accédant à un titre de séjour, et qui se sont vus refuser le dépôt même d’un dossier à la sous préfecture de l’Hay –les-Roses au seul prétexte de leur lieu d’habitation. Comment sortir de ce cercle vicieux organisé ?

Aucun des sans papiers résidant dans le bâtiment F de Cachan ne doit être expulsé.

Dans les écoles de Cachan comme ailleurs, pas de chaises vides à la rentrée.

Nous serons donc présents ce jeudi 17 août à 5h30 devant le squat de Cachan.

RESF 94

Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Jeudi 17 août 2006 4 17 /08 /2006 22:29

212 735 fois merci !


Merci au 212 735 auditeurs qui à ce jour ont signé la pétition de soutien à "Là-bas si j'y suis". C'est une mobilisation sans précédent, entre le 18 juin et le 09 juillet, vous avez été 200 000 à signer, soit 10 000 signatures par jour pendant 20 jours !

Au delà de "Là-bas...", c'est le signe d'une attente exigeante et d'un profond attachement à France Inter.

C'est un contre-feu à la reprise en main et à la montée de l'insignifiance. C'est une réaction de fond qui exige un vrai débat sur le contrôle des média publics, sur le pluralisme de l'information, alors que le paysage médiatique est frappé d'alignement au seuil d'une année électorale.

Mais "Là-bas..." y sera-t-il à la rentrée ?

De toutes parts, vous nous posez la question, vous ne lachez pas !

Nous pensons vous donner des nouvelles dans les prochains jours.

Aujourd'hui, c'est un simple message de remerciement amical (et technique) pour s'assurer que le lien est bien établi entre nous.

A très bientôt

L'équipe de www.la-bas.org  le 17 août 2006

Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Partager    
Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /2006 08:26

 Squat de Cachan : RESF dénonce la méthode Sarkozy


NOUVELOBS.COM | 17.08.06 | 12:03

Richard Moyon, porte-parole de RESF, estime que l’évacuation du squat de Cachan est "une opération médiatique".

Richard Moyon, porte-parole de RESF, a estimé jeudi 17 août que l’évacuation en cours du squat géant de Cachan (Val-de-Marne) était "une opération médiatique" du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy "destinée à souligner sa fermeté à l’égard de la question de l’immigration".

"L’opération d’évacuation du squat a été longuement préparée. On sait que des places ont été libérées récemment dans les centres de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) et Vincennes afin que des sans-papiers du squat puissent y être évacués", a déclaré le porte-parole du Réseau Education Sans Frontières.

"Impuissance de Sarkozy sur le fond du problème"

"Cette évacuation est aussi bien sûr une opération de force de Nicolas Sarkozy destinée à masquer son impuissance sur le fond du problème" de l’immigration et des sans-papiers, a poursuivi Richard Moyon.

Laurent Giovannoni, le secrétaire général de la Cimade, seule association habilitée à être présente dans les centres de rétention pour étrangers, a confirmé que quelque 60 places avaient bien été libérées dans les centres du Mesnil-Amelot et de Vincennes mais aussi à Oissel, près de Rouen, où des enfants peuvent être accueillis.

Depuis 9 heures ce matin, un important dispositif policier a été déployé autour du squat installé dans un bâtiment de la résidence universitaire de Cachan, depuis plus de trois ans. Le squat est occupé par près de mille personnes, principalement des Ivoiriens et des Maliens.



Communiqué d’Attac-France sur le squat de Cachan
article publié le 18/08/2006
auteur-e(s) : Attac France


Communiqué d’Attac-France sur le squat de Cachan

Le bâtiment F de la cité universitaire de Cachan était occupé depuis Avril 2003 et rassemblait près de 1 000 personnes, hommes, femmes et enfants qui font l’objet depuis Avril 2004 d’une ordonnance d’expulsion. Ces habitants sont d’origines diverses : France, pays d’Afrique en grande difficulté économique ou en guerre (Côte d’Ivoire, Mali, Maghreb...). Le "squat" de Cachan est la conséquence locale et visible d’un phénomène économique mondial qui fabrique des pauvres à grande échelle, y compris en France.

Parmi les anciens occupants du « squat » figurent :
-  d’anciens locataires du CROUS qui devaient être relogés et ne l’ont pas été ;
-  des travailleurs trop démunis pour se loger selon les conditions du marché  ;
-  des réfugiés, notamment en provenance de Côte d’Ivoire, dont certains ont déjà déposé un dossier de demande d’asile à l’OFPRA ;
-  des parents étrangers d’enfants français ;
-  des « sans papiers », dont certains seraient en situation d’obtenir au moins une autorisation de séjour ;
-  des mères de famille avec enfants en bas âge ;
-  des enfants scolarisés depuis plusieurs années dans la région ;
-  des malades qui ont besoin de se faire soigner.

L’ancienne brutalité coloniale est remplacée par un système bien plus efficace pour accroître les flux financiers au bénéfice des firmes multinationales. Quelle que soit l’action des gouvernements du Nord, dont les méthodes policières de Nicolas Sarkozy sont un exemple, comment empêcher que les « damnés de cet ordre économique mondial » viennent réclamer leur dû  ?
A Cachan aujourd’hui, Attac demande que soit mise en œuvre une solution respectant la dignité humaine, dans l’application du droit international, contre la « gestion » tyrannique du nouvel ordre économique mondial. Nous demandons que s’appliquent enfin les principes de la Déclaration Universelle des Droits de l’Hommes des Nations Unies (1948) qui :
"[...] Garantit la liberté de mouvement et le droit de chercher asile dans un autre pays en cas de persécution dans le sien. Affirme le droit au travail, à des conditions de travail équitable, [...] à une rémunération conforme à la dignité humain [...] Garantit à la personne le droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et celui de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux, le droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de vieillesse, et le droit à l’éducation gratuite au moins pour l’enseignement primaire (qui est obligatoire) et accorde une même protection sociale à tous les enfants, nés dans le mariage ou hors mariage."

Avec le Comité de soutien composé de personnalités, d’élus, d’associations, d’organisations syndicales, politiques et de citoyens de Cachan, Attac s’associe aux demandes des familles et de leurs délégués qui exigent du préfet et du gouvernement :
-  La libération des expulsés interpellés,
-  Le relogement décent et durable de tous les expulsés et dans l’attente la réquisition de logements vacants.
-  La régularisation des sans-papiers.
-  Le respect de la scolarisation des enfants.
-  Une table ronde d’urgence avec le Préfet, et si nécessaire le gouvernement, les représentants des expulsés, les différentes composantes du Comité de soutien et les élus.

A l’instant même les forces de police, avec une grande brutalité, ont expulsés les derniers habitants du squat. Attac, qui avait un membre du Conseil d’administration sur place ainsi que plusieurs militants, s’associe à la protestation contre cette violence inadmissible.

Attac, Montreuil, le 18 aout, 19h.

Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /2006 11:37
Cachan honte a la france de Sarkozy

A quand un Atenco dans l’ex pays des droits de l’homme nous avons nommé la France

Non au controle social policier et militaire

Cachan petit compte rendu de la journée

5h30 des soutiens sont présents devant et dans le squat de Cachan

7h30 le quartier semble encore tranquille mais de nombreuses rumeurs de mouvements de troupe sarkozystes commencent à devenir concrètes

8h30 9h une armée de bleus envahis le campus, la ville de Cachan et les abords de l’ens sont littéralement quadrillés de façon militaire

9h30 l’évacuation commence avec des scènes ignobles , les flics trient littéralement les habitants entre gens avec papiers et sans papiers , un commissariat "mobile" se monte a toutes vitesse , en tout ce seront 100 personnes sans papiers qui passeront dans cette tente de la honte, avant d’étres envoyés en centres de rétention

10 heures la croix rouge présidée par Mattei monsieur canicule 2003 arrive, alibi de cette expulsion " humaine " commence a monter ses tentes, bizarement elles serviront plus a cacher les maneuvres des flics aux yeux des caméras qu’a abriter les expulsés, quand a l’autre bout de l’avenue bordant la faculté d’où partent le convois de la centaine de sans papiers raflés, ils sont carrément sévèrement bloqués, et interdits a tout journalistes et a toute caméras

12 heures nous assistons tous-tes dégouté-es a une scène digne de la Bosnie, les premiers cars loués par le préfet du 94 m Bernard Tomasini sous ordres du ministère de l’intérieur, arrivent, le tri des expulsés se faisant au compte goute sous les yeux des crs hilares, arrogants , très sur de leur soit disant " bon droit " prenant visiblement leur temps, les gosses hurlent, les femmes paniquent , il fait chaud , personne ou presque n’a mangé depuis le matin.

15 heures les femmes avec leurs enfants craquent, les crs s’énervent distribuent quelques coups de matraques, ce seront les gradés caméras et médias obligent qui leur donnerons l’ordre d’arrêter, la tension monte puis retombe

17 heures des familles décident de rester sur place et d’occuper les lieux

20 heures un gros orage éclate grâce a la solidarité de beaucoup des tentes se montent une occupation commence

Cette date du 17 août n’est pas innocente

Sarkozy et ses sbires racistes savaient très bien que le week-end du 15 août et la semaine qui suit sont une très bonne date, pour expulser, rafler, et déporter en toute tranquillité, non cette date n’a pas été choisie au hasard. Sarkozy et sa police raciste savait très bien que de nombreux-ses militant-es des associations, collectifs d’aide au sans papiers seraient mobilisé-es ailleurs ou en vacances, le double langage de ce démagogue qui court après les voix du front national n’est plus a prouver, c’est a un véritable coup de force militaire, que nous avons assisté cette journée du 17 août a cachan

Pour cela nous disons Honte à Nicolas Sarkozy et à sa politique raciste

Pour cela nous disons Honte au préfet du 94 Bernard Tomasini et a ses " explications " pseudos " humanitaires " devant les caméras et les micros des médias collabos

Pour cela nous disons Honte a ce pays qui ose se prétendre encore le pays des " droits " de l’homme

Pour cela nous disons Honte aux médias aux ordres de ce pays qui n’ont fait que raconter n’importe quoi sur cette expulsion, en minimisant systématiquement le caractère raciste, et de politique spectacle sécuritaire de celle-ci

Pour cela nous disons Honte à la police de ce pays en voie de devenir un pays totalitaire

Nous disons Honte a cette police la qui ne changera jamais que ce soit sous la présidence des " sociaux " démocrates, d’un sarkozy ou d’un le pen ces sbires matraqueurs obéiront toujours sans se poser d’états de conscience aux " ordres " meme les plus illégitimes, même les plus ignobles, des pouvoirs en place

Pour nous tous-tes présent-es cette après midi

Cette Police qui sert les intérêts des barons de la finance, ceux d’un politicien arriviste démagogue et populiste

Est la même que celle qui réprima durant les révolutions de 1789 1792 1830 et 1848

Est la même qui réprima sous la commune

Est la même qui rafla et emmena les gens a Drancy et vers les déportations

Est la même que celle qui provoqua les sinistres ratonnades du préfet collabo papon blanchi par de gaule le 17 octobre 1961

HONTE A CE PAYS QUI PRATIQUE DE TELLES CHOSES IGNOBLES

HONTE AUX HABITANT-ES PASSIFS-VE ET CONDITIONNES DE CE PAYS QUI PAR LEUR SILENCE SONT COMPLICES DE TELLES CHOSES IGNOBLES

LA TERRE ET A TOUT LE MONDE PERSONNE N’EST ILLEGAL-E NI PAYS NI ETATS NI FRONTIERES NI ARMEES NI PRISONS NI PATRONS NI EXPLOITEURS NI CAPITALISME

NI CHAIRS À GUERRES NI CHAIRS A PATRONS NI CHAIRS À PRISONS


De : anti sécuritaire
vendredi 18 août 2006
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=32633
Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Partager    
Dimanche 3 septembre 2006 7 03 /09 /2006 22:32

Désolés, «Là-bas» continue !...


La planche était bien savonnée, les peaux de bananes bien disposées, tout nous poussait vers l’île de Ré … mais, désolés amis fossoyeurs, « Là-bas » continue !

Parce que vous êtes 215 972 à avoir répondu à l’appel du 18 juin « Sauvons Là-Bas... ! ».

Parce que cette pétition en ligne a reçu 10 000 signatures par jour pendant 20 jours, entre le 16 juin et le 09 juillet 2006, sans compter des milliers de soutiens par courrier.

Parce que le 29 juin, au gymnase Japy à Paris, vous avez fait salle comble, pour acclamer à la fois, Alain Rey, Serge Halimi, Louis Bozon, Florence Aubenas et… « Là-bas», sur la question « Où va France inter ? »

Parce que cette question reste posée.

Parce que l’équipe de Là-bas est plus remontée que jamais et parce qu’il y a déjà pas mal de monde à l’ANPE.

            Parce que c’est une année à ne pas aller à la pêche à la ligne.

            Parce que Là-bas, comme une certaine sociologie est un sport de combat.

Parce qu’il se passe des choses encore plus importantes dans le monde et que nous avons encore envie de les raconter.

--------------------------------------

Refusant tout dialogue et toute proposition, la nouvelle direction de F.I a imposé le déplacement de LBSJS de 17 heures à 15 heures, ce qui revient à amputer cette émission de plus de la moitié de ses auditeurs, la tranche de15 heures étant traditionnellement beaucoup moins écoutée quelle que soit la radio considérée.

Bien sûr nous ne sommes pas opposés à tout changement. Nous avons fait diverses propositions de déplacements, d’aménagements et de compromis, tout a été rejeté. Alors que l’audience de France Inter est en déclin, il nous semblait important qu’à travers cette forte mobilisation, le message des auditeurs reçoive un écho, il n’en a rien été.

Là-Bas n’est pas une émission neutre et cette relégation n’est pas neutre surtout au seuil d’une importante échéance électorale . La nouvelle direction de France Inter est offusquée par une telle calomnie . Innocente comme l’agneau qui naît, elle n’a pas l’ombre du début de la moindre arrière pensée de nature politique ou idéologique. Des élections ? Quelles élections ? Des pressions ? Quelles pressions ? La seule et unique mission de nos nouveaux maîtres est de redresser les chiffres d’audience, jurent-ils. Soit. Mais alors pourquoi est-il si urgent de reléguer une équipe qui gagne ?


Jusque là, les explications médiamétriques de la direction n’ont pas entièrement convaincu les professionnels de la radio, ni les observateurs des médias qui, du Nouvel Observateur au Canard enchaîné, du Monde Diplomatique à Marianne dénoncent normalisation, climat de reprise en main et atteinte au pluralisme. (voir extraits de presse sur le site www.la-bas.org) .


Pas dupes non plus les 215 972 auditeurs qui ont signé la pétition. Jamais nous n’avions imaginé une telle mobilisation surtout dans cette période de coupe du monde. Par comparaison, la pétition lancée le 25 juin suite au départ de Serge July, directeur de Libération avait au 1 septembre, recueilli 1 762 signatures.


Mais, face à cette réaction de fond, la direction, droite dans ses bottes, a pris la responsabilité de ne pas entendre ces auditeurs intempestifs. Ce mépris ne manque pas de surprendre au moment où cette même direction affirme n’avoir aucune autre mission sur cette terre que la reconquête des auditeurs perdus.


Pourtant il s’agit tout simplement d’auditeurs vigilants et actifs qui sont la fierté de ceux qui chaque jour font France Inter, des citoyens et non pas des clients.


A travers les messages reçus s’exprime la crise de confiance qui s’est développée entre France Inter et ses auditeurs, suite notamment au flagrant manque d’équité dans le traitement de la campagne pour le referendum de mai 2005. Depuis un an, 600 000 auditeurs ont quitté la tranche 7-9.


Plus généralement, dans un paysage médiatique de plus en plus contrôlé par les puissances d’argent, ils attendent que la radio publique affirme son indépendance envers tout pouvoir, économique , politique ou médiatique, en faisant entendre sa différence et non pas sa ressemblance.


Prendre le chiffre d’audience pour seul but c’est aligner France inter sur le système commercial des radios privées et c’est préparer sa privatisation. La dérive n’est pas nouvelle, voilà des années que France Inter est une « marque » et nos émissions des « produits ».

Aucun autre horizon n’est évoqué, aucun projet, aucun souffle à la hauteur d’un tel Bien public, tout restant confiné dans les eaux glacées des calculs médiatiques comme si l’audiovisuel public n’était pas par nature, un terrain et un enjeu politique majeur.


L’ exigence de ces auditeurs n’est ni de gauche ni de droite, elle appelle à une vraie information et à un vrai débat sur le contrôle des médias publics, sur les garanties de leur indépendance, notamment dans la campagne électorale qui s’ouvre. Nous en ferons un de nos thèmes de travail cette année. Il y a du pain sur la planche et nous comptons sur vous !

Ce grand souffle de soutien nous a redonné des ailes.

Nous concoctons projets et complots. Que partout les AMG * restent en alerte !

Attendez-vous à des messages en provenance de Londres ou du maquis…


L’équipe de Là-bas , 3 septembre 2006


* Auditeurs Modestes et Géniaux

-----------------------------------

Là-bas continue à 17 heures sur www.franceinter.com.

Et aussi sur www.la-bas.org

Et aussi sur France Inter à 15 heures, eh oui…


Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Partager    
Mercredi 6 septembre 2006 3 06 /09 /2006 08:58

LA CHASSE AU PETIT ENFANT

Siaka a deux ans, il est Malien. Il est placé à l’orphelinat par la volonté du ministre de l’Intérieur. Expulsés le 17 août du squat de Cachan, ses parents avaient accepté l’hébergement provisoire à l’hôtel Ibis d’Orly que leur proposait la préfecture du 94.

Le 1er septembre, nouvelle évacuation : les ex-squateurs en situation régulière sont envoyés vers d’autres hôtels, plus éloignés encore de leurs lieux de vie et de travail. Les sans papiers sont raflés et placés en garde à vue puis en rétention. Parmi eux, M. et Mme Doumbia, les parents de Siaka. Le centre de rétention du Mesnil-Amelot n’étant pas équipé pour recevoir des enfants, le petit garçon est arraché à ses parents et placé dans un orphelinat dépendant de l’Aide sociale à l’Enfance.

Ces faits, monstrueux pour les gens ordinaires, ne sont ni un accident, ni une bavure : il s’est trouvé un ministre pour les décider, des hauts fonctionnaires pour les organiser, des fonctionnaires pour les exécuter. Quand, probablement indigné par cette situation, un juge a décidé de libérer les parents pour qu’ils retrouvent leur enfant, il s’est trouvé un procureur pour bloquer sa décision et maintenir les Doumbia en rétention et Siaka à l’orphelinat et une cour d’Appel pour trouver que ce n’est que justice. Les choses en sont là. M. et Mme Doumbia sont en rétention pour 15 jours renouvelables à moins qu’ils ne soient expulsés avant.

Ces événements qui sont la conséquence logique de la politique démagogique du gouvernement sur la question de l’immigration sont inacceptables. Le RESF appelle tous ceux que ces faits révoltent à faire connaître leur sentiment en s’adressant directement aux responsables au Cabinet du ministre de l’Intérieur, au moins une fois par jour jusqu’à ce que Siaka et ses parents soient libérés et réunis.

Standard ministère de l’Intérieur : 01 40 07 60 60 (demander le Cabinet du ministre)
Fax ministère de l’Intérieur : 01 40 07 21 09
Fax directeur de Cabinet :01 40 07 13 90
Mail directeur de Cabinet : sec.gueant@interieur.gouv.fr et claude.gueant@interieur.gouv.fr
Mail du conseiller à l’Immigration : guillaume.larrive@interieur.gouv.fr

Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 6 septembre 2006 3 06 /09 /2006 08:59
LA CHASSE AU PETIT ENFANT

màj 05/09 23:30

mardi 5 septembre 2006.
 

Information de dernière minute : dernier recours pour les époux Doumbia, demain mercredi 6 septembre à 10 h 30.
Tribunal Administratif de Melun, 43 r Général de Gaulle 77000 MELUN


Les horreurs continuent : Sarkozy se charge maintenant de fournir les orphelinats. Ci-dessous un communiqué RESF.

Il faut stopper cette horreur : on téléphone, on faxe et on maile tant que Siaka n’a pas retouvé ses parents en liberté. Richard

Adresse postale : C/o EDMP 8 Impasse Crozatier 75012 Paris - educsansfrontieres@free.fr / www.educationsansfrontieres.org
Contact sur ce dossier : Armelle Gardien 06 89 49 48 47, Pablo Krasnopolsky 06 33 53 62 21, Richard Moyon 06 12 17 63 81 5 septembre 2006

Monstrueux : "qui choque extrêmement la raison, la morale" ; telle est la définition qu’en donne le Petit Robert...

Dans le cas présent, cette définition s’applique parfaitement. Il est logique que le Petit Robert s’abstienne de donner comme exemple M. Sarcozy, car celui-ci n’est en fait responsable que de la machine à tuer qu’il a mise en route. C’est la Justice qui est son bras armé.

En effet, selon les affirmations de M. Doumbia, et de son avocate, le tribunal d’appel n’a pas voulu tenir compte de l’état de santé du petit Siaka, atteint depuis la naissance d’une maladie grave, la Drépanocytose,* état de santé attesté par un certificat médical produit à l’audience.

Le Dr Denkerous, du service d’hémato-immunologie à l’Hôpital Robert Debré, que j’ai pu joindre au téléphone est restée sans voix lorsque je lui ai annoncé que la cour n’avait pas tenu compte de son certificat ; puis elle a laissé tomber : "Ces gens ont pris la responsabilité de faire mourir l’enfant." Enfin, contenant son émotion, elle m’a expliqué que l’Afrique n’était pas à même de pouvoir prendre en charge cette maladie incurable au traitement complexe, qui faute de soins adaptés, entraîne une mort prématurée.

Siaka est soigné depuis sa naissance et fait l’objet d’une lourde prise en charge médicale avec de fréquents rendez-vous hospitaliers, toute sa vie durant, afin de pouvoir bénéficier d’une espérance de vie normale. On peut légitimement mettre en doute la capacité de l’Aide Sociale à l’Enfance à assurer la surveillance sanitaire de cet enfant et à réagir, comme il se doit en cas de complications qui peuvent être graves, voire fatales si elles ne sont pas traitées en urgence.

La bombe que Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, et Grand Chasseur, a amorcée est en train de lui péter à la figure. Il lui reste une toute dernière petite chance d’éviter le scandale : annuler l’APRF, libérer dans les plus brefs délais la famille Doumbia et l’autoriser à résider en France pour que ses parents puissent entourer leur fils Siaka de toute leur affection, et le faire soigner comme il doit l’être dans ce pays dit civilisé qui est encore le nôtre.

* Vous en saurez plus, sur cette maladie en consultant le rapport à l’adresse
http://www.orpha.net/data/patho/FR/...

Pierre Corman

Information de dernière minute : dernier recours pour les époux Doumbia, demain mercredi 6 septembre à 10 h 30.
Tribunal Administratif de Melun, 43 r Général de Gaulle 77000 MELUN

Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 11 octobre 2006 3 11 /10 /2006 23:25




"Qu'ont donc fait en France les autorités universitaires et la justice? Ils ont toléré que vous, niant les morts, vous les tuiez une seconde fois".
Primo Levi

Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Partager    
Vendredi 13 octobre 2006 5 13 /10 /2006 15:36

13 octobre 2006


COMMUNIQUE RESF

SUZILENE, 18 ANS, EXPULSEE PAR CHARTER SECRET

 

Suzilène, lycéenne Capverdienne de 18 ans et demi, élève du LP Valmy à Colombes (92) a été expulsée hier, 12 octobre, au bout de douze jours de rétention.

Dans cette affaire, le ministère de l’Intérieur a donné toute sa mesure. D’abord en arrachant à sa mère et à son petit frère une toute jeune majeure et en l’exilant dans un pays où elle n’a plus d’autre attache que sa grand-mère de 83 ans.

Ensuite en maniant l’insinuation et la calomnie comme le font systématiquement, dès qu’il y a mobilisation  le cabinet du ministre et les préfets sous l’égide de Monsieur Sarkozy.


Suzilène a, en effet, été présentée comme une « délinquante », ce qu’elle n’est pas, ses enseignants et ses camarades en témoignent. Ce dont on l’accuse est du domaine de l’intime et ne mérite certainement pas le bannissement ni n’autorise les préfets, et les bien pensant qui entourent le ministre, à faire les poubelles, à porter atteinte à la vie privée d’une gamine de 18 ans et à colporter des ragots.


De la même façon, sous la houlette de M. Sarkozy, la police prend des habitudes de police secrète : les retenus disparaissent, ignorant le lieu où ils sont conduits, celui où ils se trouvent. Au contraire, de fausses informations destinées à égarer ceux qui les soutiennent leur sont communiquées. C’est ainsi qu’il a été dit à Suzilène qui l’a répété au téléphone à l’un de ses enseignants, qu’elle atterrirait à Lisbonne à 18h20 : c’était orienter délibérément sur une fausse piste les élèves et les professeurs désireux de la soutenir. De fait, plusieurs dizaines d’entre eux, des syndicalistes d’Air France, le sénateur Jean Desessard se sont retrouvés à Orly-Ouest pour manifester pendant deux heures et interpeller les passagers du vol de 17h10 à destination de Lisbonne. Suzilène n’était pas à bord mais son expulsion ne s’est pas faite sans tapage.

En fait, selon les policiers présents à Orly, elle aurait été expulsée à 14h30 sur un avion militaire, en compagnie d’autres expulsés. Un charter secret !

Enfin, alors même que Suzilène est au Cap-Vert d’où elle a téléphoné à sa mère, le ministère de l’Intérieur continue de mentir en faisant répondre par ses employés (certains de bonne foi) à ceux qui l’interpellent que la décision d’expulsion n’a pas encore été prise et que des réunions se tiennent à ce sujet.


Cela étant, il n’est pas dit, loin de là, que le ministre de la Chasse à l’enfant ait gagné la partie. Le lycée Valmy reste plus que jamais en grève. Une réunion intersyndicale est prévue le 13 dans l’après-midi pour mettre en place l’extension de la mobilisation. Il est, en effet, inenvisageable que des élèves soient expulsés. M. Sarkozy vient de montrer qu’il ne recule devant rien pour braconner quelques voix à l’extrême-droite. La seule protection qui vaille maintenant pour les élèves et les parents menacés est leur régularisation immédiate et sans condition. N’en déplaise au gouvernement !

 

Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Partager    
Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /2006 17:44

Nicolas S.


Je voudrais faire un sondage, pour savoir juste


...Si Sarkozy passe

?


1 - Vous restez et vous résistez  
2 - Vous demandez l'asile politique en belgique
3 - Vous restez, vous avez voté pour lui  
4 - Qui est Nicolas Sarkozy  
5 - Sans opinion

Cliquez sur l'image et vous êtes chez Fanch
Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Partager    

Calendrier

Juillet 2010
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés