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  • : Le titre du blog est ironique : "DEVELOPPEMENT DURABLE DE LA PRECARITE". Il fait référence à une précarité qui s'amplifie et s'installe donc se développe durablement. Rosecelavi est un modeste hommage à Marcel Duchamp (Rrose Sélavy).
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RESISTANCE

Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /2007 22:54

POURQUOI UN RESEAU EMPLOI FORMATION INSERTION ?

1194478743-Hortefeux-et-les-prefets.jpgPour accéder au site de Fanch,
cliquer sur son dessin.


Nous sommes des salariés des services publics : ANPE, Assedic, DDTEFP, ou encore d’associations, d’organismes de formation, nous refusons de collaborer à la chasse à l’étranger qui s’est instauré dans ce pays.

 
Dans une ANPE du département du Rhône, l’un de nos collègues a été confronté à une situation insupportable : il devait signaler, à la police de l’Air et des Frontières, l’arrivée d’une personne étrangère qui avait été convoquée, à son insu, sur ses plages de rendez-vous.

Malaise… Heureusement, ce jour là, la personne n’est pas venue.

Depuis, nous nous parlons, nous échangeons, il n’est pas question de nous taire, nous ne voulons ni être acteur, ni complice de ce genre de situations qui nous font penser aux pires périodes de notre histoire.

 
Notre mission c’est l’emploi, la formation, l’insertion, ce n’est pas le contrôle des papiers des étrangers, et encore moins la délation.

 

Pourtant de nouveaux textes, directives risquent de multiplier ces graves atteintes à notre déontologie.

 

Nous avons donc décidé de nous organiser et de résister collectivement en créant :

 

LE RESEAU EMPLOI FORMATION INSERTION.

                               

 

  P1030004.jpg

Comme eux... soutenez-le, rejoignez-le  : 

SIGNEZ  en  cliquant... ICI
Par Rosecelavi - Publié dans : RESISTANCE
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Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /2007 22:56

HIER, AUJOURD’HUI, DEMAIN,

NOUS NOUS OPPOSONS À LA DELATION

DES TRAVAILLEURS ET CHOMEURS ETRANGERS

La chasse aux étrangers est ouverte partout : dans la rue, les quartiers, les écoles, les foyers, les administrations, les hébergements d’urgence, les entreprises… La politique du chiffre prévaut, souvent sans discernement   

Les pressions s’exercent en cascade, du Président au Ministre, du Ministre aux Préfets… et la tentation s’accentue de faire participer tous les échelons institutionnels à cette course effrénée.

De L'ANPE à l'ASSEDIC :
 

Le Courrier et la circulaire du 4 juillet 2007, adressés aux Préfets, ne laissent aucun doute sur les intentions du Ministre. C’est bien, maintenant parmi les chômeurs qu’Hortefeux a décidé de débusquer les étrangers, pourtant en séjour régulier ! L’alibi de la lutte contre la fraude ne suffit pas à légitimer la présomption de culpabilité qui s’installe. Le personnel de l’ASSEDIC et de l’ANPE est considéré comme auxiliaires de police, leur « nouvelle mission » : envoyer à la préfecture des photocopies de toutes les cartes de séjours des étrangers venant s’inscrire.   

Dans les DDTEFP :

L’inspection du travail a été placée sous l’autorité du ministère du travail et de celui de l’immigration dans le cadre d’une nouvelle infraction « le travail illégal des étrangers » qui contrairement aux dispositions actuelles du code du travail ne permet pas de rétablir dans leur droits les personnes en situation de travail. Pour contourner les résistances des agents de contrôle dans la mise en œuvre de ces orientations discriminantes déjà définies par les circulaires SARKOZY- LARCHER, plusieurs DDTEFP dont celle du Rhône veulent créer une brigade volante d’agents de contrôle pour aller remplacer les collègues réfractaires à effectuer les contrôles centrés sur l’origine supposée des salariés.

Dans les associations comme  Cabiria :

Les associations qui accueillent et accompagnent des migrant-e-s n’échappent pas aux pressions policières. L’association de santé communautaire Cabiria, qui effectue un travail de prévention et d’accès aux droits avec des personnes prostituées, a été récemment incitée par la police à dénoncer les personnes sans-papiers de sa connaissance. Cette démarche va évidemment à l’encontre de l’éthique et des missions pour lesquelles l’association reçoit des financements. Cabiria craint une multiplication de ces pressions policières, ce qui porterait un grave préjudice au travail d’accompagnement effectué par le milieu associatif.

Notre métier c’est l’emploi, la formation, l’insertion. Nous ne nous laisserons pas détourner de nos missions pour collaborer à cette politique obsessionnelle du chiffre en matière de lutte contre l’immigration clandestine (tellement clandestine qu’elle vient s’inscrire à l’ANPE).

Nous refusons d’appliquer toute procédure (transitoire ou définitive) visant à mettre en œuvre une loi, une circulaire discriminante, une injonction préfectorale, humiliante, vexatoire,  qui stigmatise l’étranger et le fait passer pour un fraudeur potentiel.

Ces lois, ces décrets, ces circulaires sont contraires à notre éthique, notre déontologie, et ont des relents des pires périodes de notre histoire, c’est pourquoi, sur le modèle du Réseau Education Sans Frontière, nous appelons à la création d’un Réseau des Services de l’Emploi, de la formation, et de l’insertion :

-  Pour empêcher l’application de ces directives, ces lois.. qui bafouent les droits des personnes au seul prétexte qu’elles ne sont pas de la « bonne origine » 

-  Pour témoigner, par tous les moyens, sa solidarité à toute personne bafouée dans ses droits, la soutenir et briser le silence en effectuant des campagnes d’information

-  Pour exprimer sa solidarité et aider tout professionnel sur lequel une pression serait exercée afin qu’il applique ces directives inacceptables.

- Pour faire reconnaître le droit de désobéissance déontologique de tous les professionnels confrontés à des actions qui seraient en contradiction  avec leurs missions de services au public, et dont la finalité serait le contrôle des étrangers dans le cadre des lois de l’immigration

Par Rosecelavi - Publié dans : RESISTANCE
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Samedi 14 juin 2008 6 14 /06 /2008 11:35

Les 35 H : grande conquête sociale de la gauche ou non-sens économique qui bride la compétitivité de l’entreprise ?

martine-aubry.1213374281.jpg Le débat ne date pas d’aujourd’hui . Dès 1998, les lois Aubry avaient rencontré une vive opposition de la droite et du patronat. Mais le projet de loi actuellement préparé par le gouvernement radicalise violemment les positions.

C’est devenu à droite un symbole, un hochet que l’on agite dans l’attente de la revanche. N’entendait–on pas dire dans ces mêmes milieux que les congés payés et les acquis du front populaire étaient à l’origine de la défaite de la France face à l’Allemagne nazie ?

En 2003, le gouvernement Fillon avait déjà vidé de sa substance les lois Aubry en déverrouillant massivement les quotas d’heures supplémentaires et en banalisant les aides aux entreprises autrefois réservées à celles qui avaient signé un accord RTT. Malgré les 35 h, toute entreprise pouvait désormais travailler 39 h et au-delà toute l’année en toute légalité.

Mais ce n’était sans doute pas suffisant pour le patronat et pour l’électorat de l’UMP. Pourquoi donc cet acharnement, en dehors des effets de tribune des campagnes électorales ?


« Le passage aux 35 h a coûté cher aux entreprises » C’est vrai que dans beaucoup de cas les entreprises ont maintenu les salaires (ce qui n’était pas une obligation). Les salariés travaillaient 4 h de moins pour un revenu inchangé. Elles ne se sont pas gênées d’ailleurs pour embaucher ensuite des nouveaux à moindre coût (35 h payées 35 h).

Mais surtout elles ont eu des contreparties : la modération salariale inscrite dans la plupart des accords 35 H a amorti la charge financière. Et la modernisation des organisations a permis un rebond de la productivité.


« Les 35 h n’ont pas créé d’emplois » La contre-vérité est avancée avec aplomb par les responsables économiques et politiques de la droite. Mais les études attribuant aux 35 h 400 000 sur les 2 000 000 emplois créés entre 1997 et 2000 ne sont jamais démenties.


« Les 35 h coûtent une fortune au budget de l’état » Les lois Aubry avaient prévu une aide spécifique aux entreprises qui signaient des accords 35 h pour compenser le surcoût transitoire qu’elles subissaient. Cette aide dégressive était prévue pour 5 ans. Les mesures Fillon ont ensuite pris le relais en supprimant le lien avec la durée du travail. On se trouve maintenant avec des exonérations de charges pour tous les bas salaires, qui n’ont plus aucun rapport avec les 35 H et qui coûtent 20 milliards d’euros au budget. Largement plus que les précédentes aides aux 35 h et pour quel résultat ?


manif-contre-35.1213371454.jpg« L’application uniforme des 35 h, c’est un carcan pour les entreprises ! » Bien au contraire, les lois Aubry ont favorisé la modernisation de la gestion du temps de travail et son adaptation à chaque activité. Chaque branche a pu élaborer des règles spécifiques. Ainsi les règles en vigueur dans l’hôtellerie (maintien des 39 h contre une semaine de congé supplémentaire) ne sont pas les mêmes que dans la banque.

Les négociations 35 h ont en général échangé la réduction du temps de travail contre une flexibilité plus grande dans la gestion du temps de travail et dans l’organisation du travail.

Annualisation du temps de travail, variation de la durée hebdomadaire en fonction de l’activité, travail en équipes, ouverture le samedi. Autant d’avantages pour les entreprises qui consistaient en autant de contraintes pour la vie des salariés.




« Les 35 h , c’est compliqué »

code-travail.1213371532.jpgC’est vrai que les 35 h ont donné lieu à une inflation de textes. Pour trois raisons :

-Il s’agissait de mettre en place un dispositif nouveau avec beaucoup de dispositions transitoires.

-On a saisi l’occasion de clarifier de nombreuses incertitudes juridiques en matière de temps de travail : définition du temps de travail effectif, régime des pauses, repos minimum quotidien, astreintes, mise en ordre du temps partiel …

-A peine le système stabilisé, les mesures Fillon ont entraîné une nouvelle prolifération de règles nouvelles qui visaient, sans les supprimer, à vider de leur sens les lois Aubry. La complexité a atteint un sommet avec les mesures Sarkosy sur les heures supplémentaires. Même les experts en RH y perdent leur latin.


Alors finalement ces 35 H ne sont pas une si mauvaise affaire pour les entreprises … et pas une si bonne affaire pour les salariés : leur soutien est réel mais pas vraiment massif. En cause :

-le pouvoir d’achat : La plupart des accords 35 h ont enclenché une période de modération salariale qui s’est prolongé bien au-delà de leur mise en place en raison d’une croissance ralentie. S’y rajoute une baisse prononcée des heures supplémentaires (du fait de la modulation des horaires sur l’année) qui constituaient dans certains secteurs une part importante du revenu des salariés.

-la pression sur les rythmes de travail : Dans certaines activités, là où on n’a pas embauché, là où on n’a pas gagné en productivité sur l’organisation du travail, on fait en 35h ce que l’on faisait en 39 h, en accélérant les cadences. En outre la flexibilité accrue a détérioré les conditions de vie des salariés concernés.


Alors, pourquoi tant de haine contre les 35h à droite et dans les milieux patronaux ?

35h.1213371749.jpgPour les responsables, c’est un bouc émissaire commode – l’ «héritage » de la gauche- auquel on attribue toutes les difficultés d’un pouvoir face à une croissance atone.

En mettant en avant le slogan « Travailler plus, pour gagner plus », Le candidat Sarkosy devenu président propose une –mauvaise- réponse aux vraies interrogations d’une « classe moyenne » dont les revenus stagnent et dont les perspectives, pour elle et ses enfants, ne sont pas favorables.

Quant aux entreprises, leur positionnement par rapport aux 35 h n’est pas homogène :

Dans les petites entreprises, parmi les professions libérales, les commerçants, les artisans, les dirigeants sont souvent à la production ou dans sa proximité immédiate et font beaucoup d’heures. C’est souvent pour eux un motif de fierté et une preuve de leur légitimité sociale. Ils ne comprennent pas que leurs salariés ne partagent pas leur implication. De plus les 35 h sont associées aux images du syndicaliste et de l’inspecteur du travail qui sont les deux bêtes noires du petit entrepreneur. Ces populations sont donc extrêmement sensibles à un discours musclé de la droite contre les 35 H .

La situation est plus mitigée pour les entreprises plus importantes. Elles apprécient à leur juste valeur les opportunités qui ont été ouvertes par les lois Aubry en matière de flexibilité. Aucun DRH – s’il est un peu sincère- ne pourrait regretter la situation qui prévalait avant 1998. En revanche, les changements incessants dans les organisations, le rythme croissant de ces changements les amène à souhaiter plus de réactivité.

De plus de nombreux secteurs sont engagé dans une course à la réduction des coûts salariaux. Ils voudraient à la fois la flexibilité, la réactivité et la baisse de la masse salariale. Le beurre et l’argent du beurre, en quelque sorte.

D’où la demande insistante du MEDEF de pouvoir négocier dans l’entreprise. Avec une idée derrière la tête : vue la faible implantation syndicale dans les entreprises, il sera plus facile de faire passer les objectifs patronaux à ce niveau de négociation.


La négociation, justement …


Effectivement , le thème du temps de travail a fait son apparition de manière inattendue au détour de la négociation sur la représentativité . Ce sujet, pris et repris par les partenaires sociaux semblait enfin pouvoir aboutir.

parisot-dgs.1213374041.jpg Le ménage fait dans le MEDEF par Laurence Parisot contre les caciques de l’UIMM n’est sans doute pas pour rien dans ce déblocage. Il s’agissait de sortir des règles de représentativité automatique attribuée aux cinq confédérations, quelque soit par ailleurs leur implantation et leur audience au niveau de la branche ou de l’entreprise. Désormais les syndicats devront recueillir au moins 8 % aux élections professionnelles pour participer aux négociations. Et les signataires devront recueillir à terme la majorité des suffrages, dans un premier temps 30 %, pour que l’accord soit validé. Fini le temps où quelques syndicats croupions engageaient face au patronat l’ensemble des salariés concernés. Un progrès vers la démocratie sociale, non ?

Sur l’insistance du gouvernement, les partenaires sociaux avaient introduit dans la position commune le fameux article 17 qui prévoit la possibilité de négocier le quota des heures supplémentaires dans l’entreprise.

Alors les syndicats signataires (CGT et CFDT) auraient –ils renié leur opposition à la négociation dans l’entreprise ?

En fait les syndicats ne sont pas hostiles par principe à la négociation au niveau de l’entreprise. Ils estiment simplement qu’il faut des garanties quand on met en place des dérogations au droit général qui peuvent être défavorables aux salariés concernés. A savoir que les signataires soient vraiment représentatifs des employés et indépendants de la direction, ce qui n’est pas toujours assuré surtout dans les PME.

L’article 17 dans sa rédaction initiale apportait ces garanties puisque l’accord devait être signé par des organisations représentant 50 % des voix aux élections professionnelles.

Ces dispositions ont été reprises dans le projet de loi du gouvernement


Alors ? Où est le problème ?

On connaît tous l’histoire du cheval de Troie. Derrière l’apparence anodine de l’article 17, on a aligné à la suite dans le projet de loi une multitude d’articles qui n’ont pas directement à voir avec les 35 H mais qui dynamitent toute la réglementation du temps de travail :

-La convention de forfait à la semaine ou au mois, mise en place de gré à gré, sans nécessité d’accord collectif, entre le salarié et l’entreprise supprime toute notion de temps de travail réel. Le forfait hebdo à 40 h, à 45, voire 48 h (avec la rémunération qui correspond) exclue évidement le décompte et le paiement d’heures supplémentaires.

-Les forfaits sur l’année en jours (218 jours maxi) ou en heures (1607 h) ne sont pas une nouveauté. Ils étaient encadrés par les lois Aubry et par les accords de branche. Mais désormais, les accords collectifs peuvent aller au-delà et les maxima peuvent être pulvérisés. Et puis, à défaut d’accord, c’est l’employeur qui fixe unilatéralement la durée maximale.

-Et pour corser le tout, les salariés concernés par un forfait annuel ne sont pas soumis aux limitations de la durée quotidienne du travail (pourquoi pas 15 h dans la journée : bonjour les accidents du travail !) et de la durée maximale hebdomadaire (48 H)

Ces dispositions ne concernent pour l’instant quele secteur privé. Mais parions , qu’en cas de réussite, le gouvernement ne se gênera pour l’étendre au public.


Des partenaires sociaux en colère


Devant le groupe UMP à l’assemblée le 10 juin. , le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, celui de la CGT, Bernard Thibault, et la présidente du Medef, Laurence Parisot, ont à tour de rôle multiplié les critiques. «Nous avons le sentiment d’avoir été trompés par le ministre du Travail, a commencé Chérèque. Avec le Premier ministre, il nous a tendu une sorte de piège, à savoir négocier sur le temps de travail, ce qu’on a fait, et après profiter de cette négociation pour faire autre chose. C’est une démarche qui n’est pas acceptable.» Bernard Thibault a appuyé : «La CGT est en désaccord sur la méthode et le contenu de la deuxième partie du projet de loi relatif au temps de travail […] qui modifie autoritairement plus de 60 articles du code du travail.»

laurence-parisot.1213371921.jpgC’est la patronne des patrons, Laurence Parisot, qui a les mots les plus durs. «Nous avons été pris en traître, et l’esprit de l’accord n’est pas conforme au projet de loi, se récrie-t-elle. Des évolutions significatives en matière de durée du travail ont été actées dans la position commune sur la représentativité syndicale. Il ne faudrait pas aujourd’hui prendre des décisions politiques qui cassent ce nouvel élan, très sain pour la pacification et la construction sociale en France.»

En résumé, le MEDEF aurait pu rêver d’une telle modification législative. Mais,au passage en force au parlement, il préfère la voie du dialogue social qui en l’occurrence lui est moins favorable mais ouvre un climat plus positif entre les partenaires sociaux. Bravo! ! ça nous change quand même du baron Sellières !

x-bertrand.1213372632.jpgEn face, le ministre Xavier Bertrand, à l’origine du mauvais coup, «assume les divergences ». Sarkosy et Fillon déploient un écran de fumée (« nous ne touchons pas à la durée légale à 35 h ») et revendiquent la légitimité démocratique contre la légitimité sociale.


L’Union Européenne aussi

Cette affaire trouve un écho dans l’actualité européenne. Le conseil de l’union vient d’adopter un texte qui autorise des dérogations à la durée maximale hebdomadaire de 48 h et qui revient sur les temps de garde.

L’Europe et le temps de travail c’est une vieille histoire. Les britanniques ne voulaient pas entendre parler d’une réglementation sur les horaires maxima (48 h). A leur demande on a introduit des dérogations de gré à gré entre salariés et employeurs. Autre sujet : le temps de garde et le décompte du temps de travail effectif. Une infirmière de nuit, si elle a de la chance, peut dormir pendant sa garde. Mais comme elle doit rester à disposition c’est considéré comme du travail effectif. Le problème a pris une autre dimension –considérable- avec les médecins hospitaliers. Personne, dans la plupart des états de l’Union, n’était capable d’appliquer le principe 1 H de garde = 1 h de travail effectif et de payer les heures correspondantes. Le Conseil a introduit la notion de « temps inactif » qui amène à autoriser des semaines de 60 à 65 H. La bataille risque d’être rude au Parlement qui doit débattre dans les mois qui viennent de cette directive.


La riposte syndicale


manif-35h.1213373471.jpgTous les syndicats sont hostiles au projet de loi. Aussi appellent-ils, CGT, CFDT, FSU, Solidaires à une

journée d’action le 17 juin.

FO, la CGC, L’UNSA et la CFTC restent sur le trottoir. Ils n’ont pas digéré l’accord sur la représentativité qui marginalise les petites organisations. Ils boudent. Est-ce une raison pour  laisser passer sans réaction une réforme néfaste à tous les salariés ?


Quand on connaît les vrais enjeux de cette réforme, ça vaut le coup de se bouger et de descendre dans la rue.

Par Rosecelavi - Publié dans : RESISTANCE
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Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /2008 00:02


Nous sommes toutes et tous le Conseil National de la Résistance ;-)

Que faire, aujourd’hui,  pour donner un  coup d'arrêt à la liquidation, par Sarkozy et le Medef, de notre République et de son modèle social hérité du CNR ?

 

Ce coup d'arrêt ne peut être donné que par une très large mobilisation populaire dans tout le pays et au même moment...

La capacité de révolte de notre peuple est intacte, comme le montrent, partout en France les foyers de résistance qui se développent sous des formes différentes (collectifs, associations, fondations...).

Les conflits sociaux se multiplient. Mais ne convergent pas...

L'alternative politique au capitalisme sauvage se dessine peu à peu. Mais pas assez vite...

Le mouvement social manque de cohésion et de puissance, faute d'une perspective politique réelle.

Il est morcelé et les états-majors syndicaux, ont choisi d'engager, entre eux, une course à la représentativité qui les éloigne de leur base et les fragilise.

 

La perspective politique, elle, tarde à prendre forme car la réflexion est menée sans l’adhésion des masses populaires.

Les divisions intestines, le culte de l'individualité et des appareils ont détourné trop de citoyens du terrain politique.

 

Convergence des luttes ET irruption citoyenne du peuple dans le champ politique doivent être obtenues. Maintenant…

Or situation dans laquelle se trouve notre pays nous offre cette possibilité dans les semaines à venir!

 

 

L'initiative d'une Grève Générale Reconductible, le 10 novembre 2008 doit être relayée dans tout le pays pendant les congés d'été.

La rentrée de septembre sera l'occasion de la décider partout et deux mois de travail permettront encore d'en assurer le succès.

 

 

Sa réussite repose, sur l'engagement, immédiat des forces de chacune et chacun d'entre nous.

 

Elle donnera  une cohésion au mouvement social en donnant l'impulsion indispensable à la mise en place d'un cadre commun de discussions pour coordonner les luttes, organiser la résistance et reprendre les conquêtes.

L'intervention populaire pourra aussi imposer un cadre de réflexion unitaire et attractif qui pourra facilement être élargi aux citoyens, pour la création d'une vraie alternative aux politiques actuelles.

Elle pèsera sur les rassemblements des  organisations politiques de fin d’année et aura comme prolongement la nouvelle séquence électorale qui s'ouvre avec les élections de 2009, 2010 et 2012.

 

Ce camouflet sera enfin un signal très fort en direction des autres pays de l'Union Européenne que Sarkozy préside jusqu'en décembre...

 

 

Diffusez cet appel par tous les moyens possibles et imaginables :

 

Soyons le Conseil National de la Résistance ;-)

 

Résister, c'est créer. Créer, c'est Résister.

Par Rosecelavi - Publié dans : RESISTANCE
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Dimanche 20 juillet 2008 7 20 /07 /2008 20:09

CHOMEURS : PAR ICI LA...

 


 

Sous couvert d’un énième projet de loi jetant suspicions et opprobre sur les chômeurs, les députés ont, par leur vote, décidé de mettre la pression sur les personnes à la recherche d’un emploi en augmentant la palette, déjà riche, de sanctions.

 


 
L’intox n’est pas récente. On se souvient du Ministre Michel CHARASSE (1991) et de sa petite phrase sur les « 700 000 faux chômeurs en France », il sera repris immédiatement par Martine Aubry, alors Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle :

«Il est inadmissible de faire peser la suspicion sur des centaines de milliers de chômeurs qui sont dans des situations difficiles». Cela n’empêchera pas la même de légiférer et de renforcer le contrôle des chômeurs.   

 
Charasse, Juppé, Fillon, dernièrement Woerth, chacun à leur tour ont, avec la même obstination, entrepris de faire la traque à la triche, chercher à débusquer les fraudeurs,  malheureusement bien plus présents dans leur imagination qu’à l’ANPE. Mais la propagande, sur le long terme, ça marche !

 
Parallèlement à ces campagnes de dénigrement, les patrons, via leurs représentants, chambres syndicales, organisme patronal, ne cessent de se plaindre : des emplois qu’ils n’arrivent pas à pourvoir, du déficit de main d’œuvre, de la pénurie de compétences, du code du travail si rigide qu’il les empêche (attention au concept, faut déjà oser le manier) de licencier comme ils veulent et, du coup… freine leur recrutement (je vous avais prévenu).

 
Voilà maintenant quelques années que le concept est resservi par les mêmes pour déréglementer, mettre le code du travail en miettes.

 
A force d’Etudes, de rapports, d’Enquêtes, de sondages d’opinion, ils gagnent du terrain, et structurent par leurs nouvelles lois, règlementations, la flexi-sécurité de demain : Flexibilité pour les travailleurs (qu’ils soient chômeurs ou salariés), sécurité pour les patrons.

 
Dans le même temps, la pression s’exerce aussi sur le personnel de l’ANPE . Des rendez-vous tous les 6 mois, puis tous les 4 mois aux RDV mensuels actuels, devraient se succéder des RDV à la quinzaine, et on sait bien que plus on convoque, plus il y a des absences à convocations, et plus il y a des radiations, on les dit même « automatique ». Les termes barbares : PPAE (Projet Personnalisé d’Accès à l’Emploi), BBP (Bonne Pratique de Placement), MMT (Mon Marché du travail)… cachent mal la volonté de faire de la nouvelle institution l’opérateur qui, d’une main te versera tes indemnités si tu cherches activement, positivement, tout le temps un emploi, et, de la même main, t’accompagnera dans l’emploi.

 
A quoi peut servir la main restée libre, à appuyer sur la tête de celui qui se noie ?

 
L’Association d’Aide aux chômeurs « Solidarités Nouvelles face au chômage » a pourtant demandé aux députés de différer l’examen du projet de réforme sur le régime des sanctions des chômeurs.

 
Cette association juge ce projet prématuré tant que les nouveaux services de l’emploi ne sont pas créés.

 
Son Président Jean Baptiste de Foucauld, inspecteur des Finances, est appelé à siéger dans le nouvel organisme qui remplacera l’ANPE en 2009, il ne mâche pas ses mots : « La priorité est de proposer concrètement un nombre suffisant d’emplois de qualité, non de réformer le régime actuel des sanctions ».

 
L’association critique le choix du gouvernement de mettre au premier rang de son calendrier de réformes un plan pour sanctionner des demandeurs d’emploi » et elle ajoute, dans son communiqué : « Nous demandons que l’examen du texte par le Parlement soit différé tant que la nouvelle offre de services n’a pas été définie, ni mise en place par le nouvel opérateur issue de la fusion de l’ANPE et des Assédic ».

 
Elle explique aussi que le texte est mal pris par « ceux qui ont à subir les affres du chômage », qui « doivent galérer au quotidien dans une société toujours tentée de les passer par pertes et profits, mais en plus doivent s’en sentir coupables »…

 
Tout est dit.

 
Dans la dernière convention UNEDIC, les saisonniers sont passés progressivement à la trappe (après 3 saisons, plus d’indemnisation), les radiations pour tous motifs ne cessent

d’augmenter et en particulier celles pour absences à convocations,  le nombre de personnes indemnisées ne cesse de diminuer, l’Assédic est à présent largement excédentaire.

 

Pendant ce temps là, le MEDEF, chef d’une véritable bande organisée, l’UIMM, qui a pu trafiquer de l’argent sale, corrompre, payer des salaires en liquide sans cotisation sociale, collecter des fonds secrets, planquer sa caisse noire de 600 millions d’euros ? un milliard ?, se trimballer avec des valises de 26 à 32 kg d’argent liquide…  le MEDEF, disais-je, tentait de passer ce hold up sous silence en refilant au fusible Denis Gautier Sauvagnac le prix de la « rançon » (1,5 millions d’euros ?...).

 
Pendant ce temps là Bernard Tapis se prépare à passer devant un « Tribunal Arbitral », une mascarade de justice, qui lui permet de récupérer 40 millions net  selon le Canard enchaîné, grâce à son nouvel ami : Sarkozy.

 
Celui-là même, qui, en octobre 2007, nouvellement installé dans sa fonction de Président de la République, nommait, dans une lettre de mission co-signée par FILLON, Eric Woerth « Chef de file de la lutte contre la fraude ».

 
Etaient énumérés pêle-mêle, les fraudes aux prélèvements obligatoires, le travail clandestin… mais c’est contre la fraude aux prestations sociales que « les efforts les plus importants sont à mener » estimaient le Président et son 1er ministre. Elle « doit devenir un souci constant pour l’ensemble des administrations gestionnaires ».

 
D’ailleurs ajoutaient-ils «afin de développer une culture du contrôle là où elle fait défaut, Eric Woerth devra examiner, s’il est opportun, dans certains cas, d’instituer des formes d’intéressement collectif ou individuel par rapport aux résultat de la lutte contre la fraude ».

 
Si nous n’y prenons pas garde, nous allons être dans un pétain de pays !

 
Mais ce serait compter sans NOUS, NOUS sommes le Conseil National de la Résistance et NOUS allons CREER parce que RESISTER, c’est CREER !


Par Rosecelavi - Publié dans : RESISTANCE
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