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  • : Le titre du blog est ironique : "DEVELOPPEMENT DURABLE DE LA PRECARITE". Il fait référence à une précarité qui s'amplifie et s'installe donc se développe durablement. Rosecelavi est un modeste hommage à Marcel Duchamp (Rrose Sélavy).
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RESISTANCE

Lundi 31 juillet 2006 1 31 /07 /Juil /2006 13:04
MAIS OU EST DONC PASSE
ARNO KLARSFELD ?

COMPETENCES : Avocat, médiateur, auteur de rapports, roller-man, porteur d'eau... et sûrement plein d'autres encore insoupçonnées de notre rédaction.

Cet homme est l'auteur de plusieurs rapports commandités notamment par le Ministère de l'intérieur : sur la délinquance des mineurs, sur la loi relative à la colonisation et mentionnant le "rôle positif de celle-ci" et plus récemment, il a été nommé Médiateur national dans l'affaire des "sans-papiers".

Dans le rapport sur la délinquance des mineurs, il préconisait que les délinquants récidivistes de 16 ans soient condamnés "comme majeur".

Pour ce qui est de sa mission comme Médiateur il a fait les déclarations suivantes :

"quelqu'un qui arrive avec un enfant de quinze ans, l'inscrit tout de suite au lycée et qui fait chat perché, vous ne pouvez plus me toucher" (ne peut pas rester en France.).

Mais aussi, il n'y aura "ni chasse aux enfants", ni expulsions au cours de l'été :

"L'ultimatum du 30 juin n'a jamais tenu. Les familles ont jusqu'au 13 août pour déposer un dossier", a précisé Arno Klarsfeld à Sud Radio. "Il n'y aura pas de chasse aux enfants, il n'y aura pas d'expulsions qui seront effectuées cet été", a-t-il ajouté, précisant que de nombreuses familles pourraient bénéficier des dérogations prévues par le ministre de l'Intérieur. Klarsfeld, dont le rôle est notamment "d'harmoniser" les interprétations des préfectures, a assuré que la circulaire de Nicolas Sarkozy était "généreuse".

La dernière fois que nous l'avons vu, il apportait lui-même des bouteilles d'eau aux personnes qui faisaient la queue dans les préfectures pour déposer des dossiers de régularisation. Il y a de cela plusieurs semaines maintenant.

Depuis, plus aucune nouvelle.

Il est grand temps qu'il réapparaisse, parce qu'en attendant, les centres de rétention se remplissent, les charters et autres avions à destination "d'ailleurs" vont bon train...

Si vous le voyez, merci de laisser un commentaire ici, pour des milliers de sans-papiers, ça urge.


Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
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Dimanche 2 juillet 2006 7 02 /07 /Juil /2006 13:07

Albert LEVY


Albert Lévy Magistrat au Parquet de Lyon (membre du Syndicat de la Magistrature et de la Ligue des Droits de l'Homme) est renvoyé de nouveau devant la 17e chambre (chambre de la presse) du tribunal de grande instance de Paris à une date indéterminée à ce jour.


Albert LEVY est mis en examen pour violation du secret de l'instruction dans une affaire qui remonte à 1998 !

A l'époque, Albert Lévy était substitut à Toulon, chargé notamment du grand banditisme dans le Var, marqué par les liaisons entre la pègre et certains personnages politiques, et ce dans le contexte d'une municipalité tenue par le Front national ; cible régulière de l'extrême droite, Albert Lévy avait également fait l'objet de menaces de mort qui n'avaient eu aucune suite judiciaire.

L'annulation, en 1999, par la cour d'appel de Paris, de la plus grande partie du dossier d'accusation et, par voie de conséquence, de la mise en examen d'Albert Lévy, a été suivie d'une nouvelle mise en examen par la juge d'instruction, parfaitement arbitraire puisque intervenant dans un dossier vide de toute substance. Apres cette ordonnance de renvoi en 2003 - sanctionnée par une annulation partielle par le tribunal correctionnel de Paris en mai 2004 que confirmera en partie la cour d'appel - Une nouvelle ordonnance de renvoi vient d'être prise à l'encontre d'Albert LEVY le 20 mars dernier !

Le 24 mai, une soirée était organisée pour son soutien par le CIRDEL.

Au fond à gauche Noël Mamère, Sabiha Ahmine, Albert Levy,Bertrand Sayn,Philippe Val, Armand Creuze

Ci après le texte de son intervention.

Intervention d'Albert LEVY, le 24 mai 2006 au CHRD de Lyon :

Les choses pourraient se passer dans un pays... Ici ou là. Mais ce pays c'est assurément la France, à propos de laquelle un procureur de la république avait osé affirmer, sans sourciller, dans son discours de rentrée judiciaire qu'on n'appliquait plus la loi au sud de la Loire... On la négociait ! Le parterre d'officiels, présent ce jour là au palais de justice et bardé de décorations, de titres civils, militaires ou religieux, demeura muet à l'annonce de cette vérité qu'il eut du mal à ingérer avant la réception...

Ce pays où tout peut arriver... Le meilleur ! Avec l'affirmation des principes de liberté, d'égalité et de fraternité taillée dans la chair et le sang des justes et pétris dans le sacrifice de leur destin personnel. Le pire ! Avec ses compromissions et sa cohorte de connivences malsaines, alimentées d'intrigues forgées dans l?insupportable raison d'Etat et masquant pitoyablement le privilège personnel au détriment du bien commun.

...Existe-t-il encore une ou deux poignées d'humanistes qui ne tordent pas le cou à leurs convictions républicaines pour ne satisfaire que leur dessein personnel ? Existe-t-il encore une ou deux poignées « d'illuminés inconscients », mais suffisamment lucides de la servitude volontaire dans laquelle on les a placée, pour endiguer ce pire, réfléchi et élaboré par des despotes, investis tant par la grâce de leur auto-révélation que par la reconnaissance publique, qui n'utilisent les rouages de la démocratie que pour mieux s'en servir et asservir ?

Parmi ces rouages, la justice...

La justice, dans ce pays est rendue dans une ville, qu'il m'a été donné de connaître : c'est Toulon.

Toulon, qui affiche depuis des temps immémoriaux une corruption nichée dans l'inconscient collectif comme une sorte de patrimoine artistique.

Toulon, peu regardante sur les « affaires » qui alimentent plutôt fièrement le folklore local, est paradoxalement jalouse de l'image idyllique qu'elle donne d'elle-même, avec son soleil et ses palmiers... Et quand on arrive dans cette ville, que l'on est magistrat du parquet comme c'est mon cas, on est vite prévenu par une hiérarchie qui ne vous prend pas en traître : « Vous allez savoir beaucoup de choses. Mais ici, ce sont les choses de la vie quotidienne... Forcément souterraine ». Certes, ce n'est pas la vie de tous les gens mais de quelques uns « bien en place ». Une minorité infime, mais influente et d'importance. Celle qui fait et défait les carrières. Vous vous entendez alors dire, comme le parterre d'officiels muets et bien élevés de tout à l'heure, qu'officiellement « il n'y a pas d'affaires car il n'y a pas de dossiers ». Mais attention : interdiction de déterrer quoi que ce soit, sauf ordre contraire ! Interdiction de mettre au jour ce que tout le monde sait. Et ce tout le monde étant « les magistrats du parquet et de l'instruction ». Les vrais, les initiés... Ceux, qui ont vu, su et tu les compromissions de toutes sortes qui relèvent de la « correctionnelle » ou pire encore. Pour ne pas mettre les mains, là où çà les rend sales !

On requiert alors votre accord tacite - mais un clignement des yeux suffit à rassurer votre interlocuteur - pour pérenniser le silence face à l'existence d'évènements insoupçonnés, qui échappent par tradition locale, à l'information judiciaire.

Mais, on ne sait forcément rien quand on arrive ! Alors, je fais comme les autres. Je ne cherche pas à fâcher et j'entre allègrement dans le jeu de ces confidences feutrées qui finissent par transformer un novice en initié, alors que d'ignorant, vous devenez imperceptiblement duplice pour finir complice.

Moi aussi, j'ai fait comme si je comprenais.

J'en suis au commencement de ma tâche, et lâchement, je pense à m'assurer des faveurs inconnues mais sûrement délicieuses - carrière oblige - d?un hiérarque persuadé de ma bonne et non feinte volonté.

Le problème, avec le temps qui passe et les évènements qui alimentent mon esprit, c'est que j'ai forcément commencé à savoir. Et mes premiers renoncements sont apparus... Et je me suis vu ne rien dire. J'étais volontaire pour ne pas m'exposer par solidarité avec les autres qui savaient...

A Toulon, la compromission de nombres de ses édiles ne nourrit que très rarement et en tout cas, en catimini une presse régionale aseptisée. C'est un peu comme l'air qu'on respire ou l'eau anisée que l'on boit assis confortablement à l'ombre des palmiers. Ca détend l'atmosphère, ça fait rire à gorges déployées et rassérène l'opinion de ceux dont on a définitivement réussi à déniveler l'intelligence, à coup d'actualités « staracadémisées ».

Dans les cafés et dans les bureaux, on en est même à envier la place de celui qui a réussi, dans la plus absolue illégalité, une belle prise. On en félicite sa fortune : « Y a pas eu mort d'homme. C'est une affaire propre. Chapeau ! ». L'homme est assuré d'une belle réelection...

Ni vu ni connu !

-  Comment ça, ni vu ni connu ? Mais si on le connaît, c?est le...


-  Tais-toi ! Y a un dossier ?


-  Je n'en sais rien mais peu importe, il suffit de l'ouvrir... Alors, pas de dossier, pas d'affaire...

Une députée, une femme, est morte assassinée...

...L'extrême droite s'est emparée du pouvoir municipal à la surprise sur jouée de ses habitants, qui se prétendent, pour la plupart, apolitiques, car comme beaucoup, ils ne sont « ni de gauche, ni de droite ! »

Je ne pouvais plus me taire et accepter de détourner mon regard du miroir qui renvoyait de moi une image flou et méconnaissable. Alors, j'ai parlé et j'ai requis. J'ai usé à l'envi de ma liberté de parole dans l'intérêt de la loi et de ceux pour lesquels la justice devait être enfin rendue. Je suis entré en résistance.

Où sont les démocrates ? Tantôt, montrés du doigt, ils se cachent en attendant que ça passe. Leur objectif : s'effacer, disparaître, se mettre en réserve. C'est ce que me rappelait judicieusement le vieux médecin prudent, qui diagnostiquait en moi une maladie singulière, celle de l'antifascisme. Il en avait vu d'autres : « Les périodes troubles - et c'en est une, me disait-il - vous commandent l'ombre, et surtout pas pour résister... Croyez mon expérience, faites-vous oublier mon vieux ! ».

Où sont les démocrates ? Tantôt, sous la lumière et, diaphanes, ils prennent alors le risque de se singulariser en se forgeant une mentalité d'assiégés. Il n'est guère nécessaire de les dénoncer, on les devine, on les voit. Il n'est pas utile de mettre fin dans l'immédiat à leur résistance, on les ridiculise ces « faiseurs d'opinion » jusqu'à les humilier pour mieux les abattre. Et puisqu'ils ne sont pas comme les autres, on les psychiatrise !

Toulon... Toulon ! Cette métropole irriguée en quelques semaines de l'autoritarisme qui lui sied, malmène les gens dans le quotidien de leur vie. Au travail, en famille, dans leurs occupations culturelles, au tribunal, au commissariat ou dans leur relation avec les administrations. Tel, ce directeur du Théâtre de la Danse et de l'Image, dont les choix artistiques ne sont ni du goût du maire, ni du préfet, qu'on jettera dans les geôles d'une république trahie, avec la collaboration d'un procureur zélé, pour avoir à répondre de la régularité d'une note d'essence de quelques dizaines de francs, au demeurant parfaitement justifiée !

Le mot culture a déchaîné ici de vieilles haines recuites qu'on croyait définitivement disparues. Les revolvers ne sont fort heureusement pas sortis pour cela, mais on y était presque ! Cette ville, dans la république, devrait être imprégnée de ses valeurs, puisqu'elle est par nature, comme les autre cités, préoccupée par le bien être collectif et individuel de ses citoyens. Pourtant, la nation à l'air de n'en avoir cure de laisser à vau-l'eau cette partie d'elle-même livrée au pire ! Comme une sorte de no man's land décrété hors de la république et zone de non droit depuis des lustres, à l'abord de laquelle on pourrait prévenir l'amateur d'émotions nouvelles : « Attention danger pour la vie » ou « A vos risques et périls » ou bien encore « Jeunes ou vieux... Attention à la contagion ».

Cette ville, dont s'est emparée l'extrême droite, est une première en politique, puisqu'elle est la seule ville de France ainsi conquise par les urnes en 1995, à regrouper en son sein, un appareil d'Etat prêt à l'emploi, à la différence des autres, comme Orange, Marignane ou Vitrolles, ayant eu à souffrir des mêmes affres, mais dont les citoyens pouvaient être assurés de l'appui direct des organes publics d'Etat rattachés aux agglomérations limitrophes restées, quant à elles, dans le giron de la république.

Toulon était devenue pour ces nouveaux vainqueurs un laboratoire. Une sorte d'îlot salutaire pour l'extrême droite, éloignée du « système », comme ils disent, et prête à recevoir la « collaboration » active de tout ce qui fait qu'une cité est politiquement, judiciairement et culturellement républicaine et démocratique.

Les autres, se contenteront, tant bien que mal, de vivre dans cet îlot devenu pour eux parfaitement insalubre en songeant, peut-être, qu'ils n'ont pas été suffisamment persévérants ou trop accommodants pour préserver la démocratie, qui se mérite, force est de le reconnaître, et se gagne chaque jour à l'aune de la vigilance accrue de chacun.

Notre ville - c'est la mienne et celle de mes enfants maintenant - est donc la seule conquise par le Front national, à bénéficier intra muros des attributs de l'Etat avec son exécutif et son préfet hors norme en la personne de Jean-Charles Marchiani, son parlement avec son Conseil général, sa Défense avec son arsenal et ses militaires et enfin l'Autorité judiciaire avec son tribunal de grande instance, son président et le procureur qui vont avec !

L'extrême droite va donc pouvoir distraire, au profit de ses causes et de ses objectifs, l'appareil public d'Etat, à l'insu « du plein gré » de ceux qui nous gouvernent à Paris... C'est la dure loi de la démocratie qui en persuadera plus d'un, que la résistance n'avait guère sa place en la matière et pour qui la cause n'avait que peu d'intérêt. La démocratie s'était exprimée, même si c'était pour le pire des alibis politiques ! Pourtant, cinquante ans plus tôt, on avait eu l'exemple de ces magistrats français, qui, sauf pour l'un d'entre eux, avaient sans scrupule prêté serment de faire allégeance au maréchal...

Le guet de la collusion allait être rapidement franchi par les officiels, au cours des réunions, des manifestations publiques et autres rentrées judiciaires solennelles auxquelles la république aime s'adonner et qui fédèrent habituellement l?ensemble de ses forces vives autour d'un maire chaleureusement honoré.

On n'y peut rien, m'entendrai-je répondre, c'est la loi de la république ! Et nous ne sommes que quelques rares dissidents à refuser ces évidences aux yeux d'une magistrature, nettement tranchée sur le haut de la hiérarchie, aguerrie aux flexions serviles et sourires de circonstance, qui se trouve, comme au garde à vous, pâmée devant un maire ceint de son écharpe tricolore. C'est l'essentiel, l'honneur est sauf !

Alors, dans un premier temps, on répugne en silence dans son coin. On reste à l'écart... On digère à la place des autres et çà ne passe pas. Décidément cette nourriture là, au goût nauséeux, nous reste sur l'estomac. Des collègues nous croisent après les agapes, On ne sait si le visage fermé qu'ils arborent est de l'ordre du reproche qu'ils nous opposent ou significatif d'un commencement du dégoût d'eux-mêmes...

On ne le saura jamais... Ils sont maintenant dans l'oubli, mais j'y pense encore... La plaie n'est pas refermée.

En ville, dans un premier temps, les gens ont le visage figé et glacial des hommes insensibles au combat en faveur du respect des valeurs communes. Ils sont dans la fuite et confrontés à leurs problèmes de tous les jours : Ils ne pensent plus qu'à boucler leur fin de mois. Pire encore, certains, animés par la logique du « tout est bon à prendre » face aux effluves de l'obscurantisme, ne trouvent rien à dire à cette promiscuité dont ils s'accommodent. C'est vrai, ce nouvel environnement est de nature à leur trouver un emploi inespéré. Il y a pour eux un créneau à prendre. C'est le cas, entre autres, de ceux qui se laisseront prendre à acquérir, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, leur poste de fonctionnaire municipal auprès d'un cacique frontiste pur et dur...

Au palais et pour d'aucuns, Les libertés individuelles ne sont que grossièretés d'intellectuels gauchistes et décadents, inconscients de la valeur des statistiques, de la gestion des flux et de la marge bénéficiaire d'une juridiction.

C'est une majorité silencieuse et duplice forgée dans l'ensemble des rouages sociaux de la cité qui va constituer une force d'appoint indispensable et indissociable du groupe qui a pris le pouvoir à force de démagogie sur les laissés pour compte, et d'éructations à l'adresse de bouc émissaires, coupables de leur malheur. Ces « silencieux » sont persuadés de n'avoir guère perdu leur liberté, dans leur acceptation de voir le tissu social se désintégrer. Quant à leur dignité, c'est périphérique à leur préoccupation du moment... Ils y penseront plus tard.

Si vous n'êtes pas d'accord, vous êtes sommés, par l'ordre fédérateur qui se dessine, de choisir votre camp, et la délation commence insidieusement... Et dans la fonction publique, d'aucuns fabriquent du renseignement : « qui est qui et qui fait quoi ? ». On fait le tri !

Enfin, on peut dire tout haut, ce qu'on pensait tout bas et libérer ses instincts. C'est une sacrée liberté... Et même si on n'y pensait pas, ça ne coûte plus rien de s'y essayer et de faire comme les autres. Le principal n'est-il pas de choisir le camp du plus fort ? Les tabous de la pensée qui réfrénaient jusqu'alors les écarts de langage, s'estompent peu à peu pour disparaître complètement...

Définitivement ! Ces tabous sont même dénoncés comme autant de contraintes et de verrous insupportables qui permettent dorénavant de forcer le trait à l'histoire : la fausse histoire qui ne serait que mensonges affectant l'humanité - qu'il s'agisse de la shoa et des évènements emblématiques des heures les plus noires de notre pays, sur lesquels le débat historique n'était irrémédiablement plus permis par la conscience collective. L'expression libérée et décomplexée devient une « carte de visite » qui ouvre des portes à ceux qui se trouvent depuis toujours en mal d'images valorisantes. Nul besoin de s'interroger : on pense et on parle pour vous !

C'est les beaufs de comptoirs qui font recette, des journalistes « anti-tout » en mal de scoop, pour des lecteurs en manque d'« ils sont partout ». Des anonymes de tout poil qui savent tout, sur le pourquoi de l'état de la France « à cause de ceux qui n'y foutent rien et qui n'ont rien à y foutre », des types dont les responsabilités diverses, étouffaient dans leurs tripes jusqu'alors, un racisme latent ou épidermique et qui peuvent maintenant exulter sans crainte, la noirceur de leur être et décider au bord d'un zinc, d'une France « purifiée ». Il y a ceux qui peuvent enfin dire « qu'un arabe est un bicot » ou « qu'un noir est un nègre », comme au temps d'une pensée bridée et révolue, où ils affirmaient, l'air entendu « qu?un chat était un chat », sans aucune répulsion d'eux-mêmes.

Je suis triste et consterné. J'ai beau fermer mes oreilles... Tout cela se dit, en ville, ici et là, dans les rues, les bistrots, les cinémas et les salles des pas perdus, où les mots et les diatribes ne se perdent pas pour tout le monde !...

La démocratie pouvait être encore sauvegardée. Il suffisait d'un sursaut pour bousculer cette dérive insupportable du rejet de l'autre. Alors, les gens de bonne volonté réfléchissent et se fédèrent en réseaux citoyens. Ils commencent à se manifester en écrivant, en exprimant leur désarroi d'abord dans les lieux de réunions publiques, ensuite dans les rues, avec d'autres, connus et moins connus, venus de France entière. Tous se rassemblent autour de l'emblématique défense de la culture pour organiser des salons du livre et de la mémoire collective. Ils dénoncent les rapprochements complices entre fonctionnaires, juges ou policiers, qui prêtent leur concours à d'illégitimes protections.

Les risques paraissent circonscrits à l'échelon local mais ils n'ont rien de mineurs car leur propagation n'est guère illusoire. L'histoire à tendance à bégayer. Oui ! J'entends encore aujourd'hui, après toutes ces années passées, de tristes imitateurs clamer « La France, aimez-la ou quittez-la ! ».

On est dans le provisoire !

Décidément, dans cette ville, le crime n'aura jamais cessé de payer. Lieu quasiment mythique où la république ne cesse d'empiler dos à dos, les hommes dans leur travers les plus pervertis, en mettant la démocratie en péril et en concourant à sa perte.

Dans ce marigot de tous les dangers et partout ailleurs, aujourd'hui et demain, j'ai décidé de me battre pour que soit rendue à la justice sa mission de défense des libertés, et à défaut d'être autorisé à poursuivre les nantis du crime, j'ai définitivement décidé de refuser de m'en prendre aux plus démunis...

Dans ce pays, où l'on a dit de moi que j'étais malade d'antifascisme, pour mieux me rompre professionnellement, j'ai résolument décidé de ne plus guérir...

Albert Lévy

Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
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Vendredi 19 mai 2006 5 19 /05 /Mai /2006 11:38

LE RETOUR DE MARIAM SYLLA ET DE SES ENFANTS : DANS LES PLUS BREFS DELAIS ET POUR UN AVENIR STABLE

Communiqué du RESF
jeudi 18 mai 2006.
 

Comme beaucoup l’ont peut-être déjà appris par les médias, M. Sarkozy a donné des instructions aux préfets du Loiret et de l’Eure (ceux-là même qui avaient organisé l’expulsion de la famille Sylla) d’organiser le retour du Mali de Mariam, Mohamed et Aissata.

C’est une importante victoire de la mobilisation des parents d’élèves, des enseignants et de toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés pour sauver cette jeune femme et ses enfants.

Mais la question de leur droit au séjour reste entière. Le RESF continue, avec tous ceux qui se sont porté au secours de la famille Sylla, de demander un titre de séjour pour Mariam.

Nous avons envoyé hier, le 17 mai 2006, un courrier par fax à l’attention de Monsieur Sarkozy, dans lequel nous demandons que le retour en France de cette famille soit immédiat, avant le départ du Mali de Monsieur Sarkozy.

Conscients du traumatisme subi par Madame SYLLA et ses enfants, nous demandons également que tout soit mis en œuvre pour leur permettre de retrouver leur équilibre :
-  réintégration immédiate des enfants dans leurs écoles
-  obtention d’un titre de séjour durable
-  conditions de vie décentes
-  prise en charge médicale et psychologique.

De plus, nous estimons que l’expulsion de Mariam et ses enfants préfigure le scénario qui va se dérouler à partir du 30 juin 2006, date à laquelle peut démarrer en toute impunité la chasse à l’enfant.

M. Sarkozy laisse entendre qu’il fait un geste humanitaire en demandant le retour en France de Mariam et ses enfants. Mais il n’en est rien ! C’est uniquement parce qu’il y a eu faute de procédure et qu’elle a été dénoncée publiquement que cette famille va pouvoir revenir ici. Monsieur Sarkozy et ses semblables se foutent de l’humanitaire. Seuls comptent à leurs yeux leurs intérêts et leur carrière. Et seule la crainte de voir révélé publiquement ce qu’ils ordonnent les fait reculer. Des histoires comme celle de Mariam et ses enfants, nous en découvrons tous les jours, toutes différentes, mais toujours aussi tragiques.

Qu’on ne s’y trompe pas : les conditions d’entrées et de séjour des étrangers en France sont inhumaines et le seront bientôt encore plus. Dans le plupart des cas, la loi s’applique, implacablement, en toute régularité, sans tenir compte des personnes, broyant des vies et des avenirs.

Tous les citoyens, enseignants, élèves et leurs parents, les militants des droits de l’Homme, nous ne pouvons accepter que des familles entières soient renvoyées. Ni maintenant, ni après la fin de l’année scolaire !

NON A LA CHASSE A L’ENFANT ! POUR LA REINSCRIPTION DE TOUS LES JEUNES SCOLARISES A LA RENTREE 2006

Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
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Mercredi 17 mai 2006 3 17 /05 /Mai /2006 09:28
Les clans des rues, les clandestins
Les cris des chiens hurlent  à la ronde
J'suis pas inscrit sur la mappemonde
Y'a pas de pays pour les vauriens, les poètes et les baladins
Y'a pas de pays, si tu le veux, prends le mien

Que Paris est beau
Quand chantent les oiseaux
Que Paris est laid
Quand il se croit français
Avec ses sans papires
Qui vont bientôt r'partir
Vers leurs pays les chiens
On a tout pris, y'a plus rien



De rétention en cale de fond, j'en ai même oublié mon ombre
J'me promène moi dans vos décombres
On m'a donné un goût de rien
J'en ai fait cent mille chemins
J'en ai fait cent
J'en ai fait un
Un chemin de l'identité, d'iditenté, l'idétiten, l'itendidé
A la ronde
Et dans ce flot d'une idée rien, j'aurais plus de nom, j'aurais plus rien
Dis-moi c'est quand ? Dis mois c'est quand ?
Que tu reviens

Que Paris est beau
Quand chantent les oiseaux
Que Paris est laid
Quand il se croit français

Avec tous ces champs de tir
Et tous ces fous du tir
Ils visent pas que des lapins
C'est plus du gros sel, c'est des marocains
Des missiles solaires... ou des skuds
Et moi, avec mon pistolet à bouchon
Je pars au front

Paris s'ra beau quand chantera les oiseaux
Paris s'ra beau, si les oiseaux me notent
Paris s'ra beau car les oiseaux
Allez, Paris s'ra beau*

*Merci aux "Têtes raides" pour exprimer avec tendresse et poésie ce qui fait tant de violence dans nos chairs et dans nos esprits.
Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
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Mercredi 17 mai 2006 3 17 /05 /Mai /2006 00:23
 LE 13 MAI A PARIS : NON A L'IMMIGRATION JETABLE










L'immigration c'est beau comme un enfant dans une poussette qui vous fixe avec émerveillement,







 




Comme des femmes s'appropriant  la rue  en  hurlant dans un mégaphone, 

Comme le Tché suspendu au milieu de manifestants  dans leurs  habits de fête.


Et vous voudriez que nous
la jetions ?











Merci à Gérard Vidal pour  avoir su capturer ces instants  qui rendent  si belle la vie .
Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
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Jeudi 20 avril 2006 4 20 /04 /Avr /2006 20:14

                                                      
                                 

Appel national à la constitution des Comités d’Action Lycéens, Etudiants, Chômeurs, Salariés, du 10 avril

 

Ce n’est qu’un début, le combat continue !

 

L’heure n’est plus à la résistance passive !

Le 10 avril constitue une éclatante victoire de la jeunesse. Cette victoire est aussi la victoire de tous les « sans », la victoire de tout le monde du travail.

C’est grâce à une profonde détermination deux mois durant : une extraordinaire pugnacité, une grève reconductible, l’occupation des facs et des lycées et enfin, une formidable capacité d’entraînement de l’ensemble du monde du travail, de ses organisations syndicales unies pour la première fois depuis longtemps, que la victoire a été permise.

Alors que trois millions d’étudiants, lycéens, chômeurs, salariés, retraités, sans papiers se sont mobilisés à deux reprises, c’est la majorité sociale de ce pays, dans une immense unité, qui s’est opposée à ce gouvernement.

C’est cet élan, cette unité, qui se doivent d’être préservés car c’est aussi grâce au dépassement des divisions anciennes, des reniements sordides, de la passivité du passé face au chômage et à la précarité, que le combat fut possible.

Cette première victoire en appelle d’autres !

 

L’heure est à la résistance, à l’offensive pour une société débarrassée du chômage et de la précarité.

 

Le 10 avril marque la rupture avec une série de défaites sociales.

En 1995, le plan Juppé sur l’assurance maladie a été appliqué, les chômeurs et les intermittents ont vu leurs droits ensuite bafoués ; en 2002, c’est le F Haine qui marquait les élections ; en 2003 le ralliement aux propositions du gouvernement de certaines organisations avait fait le lit de la réforme des retraites, tout comme en 2004 la passivité du mouvement mutualiste et syndical avait permis la refonte de l’assurance maladie. Plus récemment, l’état d’urgence décrété par Chirac-Villepin-Sarkozy avait constitué un des plus graves reculs démocratiques, une des pires lois sécuritaires de ces 50 dernières années.

 

Notre victoire permet de dépasser ces déplorations anciennes.

Si nous avons gagné une fois, nous pouvons continuer, élargir pour une lutte prolongée qui fera aboutir un combat contre la précarisation de nos vies, la précarité sous toutes ses formes, pour en finir avec la société du chômage.

 

Partout dans les lycées, les universités, les entreprises et les quartiers, constituons les Comités d’Action Lycéens, Etudiants, Chômeurs et Salariés du 10 avril.

Nous l’avons dit et répété tout au long de ce mouvement, une autre répartition des richesses est possible. Celle-ci doit permettre à chacun-e, qu’il soit chômeur ou actif, jeune ou vieux, Français ou immigré, handicapé ou bien portant, pauvre ou mal-logé, d’avoir accès à la plénitude des droits sociaux, de bénéficier de l’égalité sociale.

 

Nous en appelons à la poursuite du combat pour :

-         le retrait du CNE et de la loi d’égalité des chances, du travail à 14 ans des apprentis, du travail de nuit dès 15 ans,

-         le refus de toute sanction à l’occasion des examens, pour les étudiants et lycéens grévistes,

-         l’amnistie de toutes les victimes de la répression policière,

-         l’abolition de toute forme de précarité (au travail, dans le logement, l’éducation, la santé…) et l’abolition du chômage,

-         l’égalité des droits civiques et sociaux, l’égalité des droits des Français et immigrés,

-         l’abrogation de toutes les lois sécuritaires, et du projet de loi de prévention de la délinquance,

 

 

 

Ensemble, construisons dans chaque quartier, chaque ville, chaque département et chaque région, les cahiers de doléance populaires.

 

Manifestons :

-         le 21 avril 2006 pour rappeler au pouvoir notre opposition à tout recul démocratique, qu’il vienne de l’extrême droite ou de la droite extrême,

-         Le 1er mai dans tout le pays pour prolonger la lutte contre le CPE, le CNE et la loi d’égalité des chances, et pour l’ensemble des revendications du monde du travail,

-         Le 29 mai dans toutes les villes de France pour réaffirmer le combat antilibéral et notre volonté de voir émerger une Europe solidaire, sociale et démocratique,

-         Avant l’été, tenons dans chaque région les Etats Généraux des cahiers de doléance populaire.

 

Premiers signataires :

Nord pas de Calais : Aitouche Victor (étudiant Lille3),BÂCLE Bénédicte (assistante sociale), BELAUD Théo (VPE Lille 3) BEAUVILLAIN Julien (Etudiant Université Valenciennes), BEAUVOIS Samuel (métallurgiste Renault MCA), BECKER Aurélien (étudiant Lille 1), BERCHICHE Céline (étudiante Sorbonne), BERNARD Philippe (aide soignant- CH Somain), BERTHE Michel (Hospitalier Public CHRU de Lille), BOIDIN Jean-Charles (Cheminot Dunkerque), BOUDERSA Djahida ( étudiant Lille 3), BOUFFIOUX Ingrid (enseignante Arras), BOUKHAF Bouchaïb (Psychologue - CH Sambre Avesnois), CASTA Aurélien (étudiant Lille 1), CASTAY Remi (étudiant Lille 3), CHANU Lucie ( enseignante du public- Valenciennes), DELRUE Vincent (agent du Trésor), DEPRE Philippe Cheminot (Coudekerque-Branche), DESCAMPS Ollivier ( Cheminot), COPPIN Ivan (Etudiant Lille 3), COUVIAUX Michel ( salarié de l’Intérim - Vedior Bis), DEHAENE Sylvie (Cheminote Etaples - Le Touquet), DELEPIERRE Dominique ( Cheminot), DESCORDE René (Cheminot Boulogne/mer), DESPINOY Frédéric (Hospitalier public- CH Arras), DELATTRE Pascaline (Cheminote Lomme), DESSAUX Nicolas (archéologue Ville de Lille), DEWOLF Teddy (Salarié de l’intérim – Vedior bis - Tourcoing), DHALLUIN Denis ( salarié de l’Etat – Lille), DOBY Adeline (étudiant Lille 3), DOLO Pascal ( étudiant Lille 3), DOUKAR Mohamed ( Lycéen), DRYBURGH Alex (Cheminot Lomme), DUBOIS Xavier (étudiant Lille 3), DUBREUIL Sylvain (Cheminot Dunkerque), DUJARDIN Agathe ( étudiante IUFM), DUTILLEUX Anne (assistante sociale – Haubourdin), DUTTO Gaëlle (enseignante du public–Denain), ELIAS Ingrid (comédienne), ENTE Simon (étudiant Lille 1), FERNANDEZ Chantal (Infirmière EPSM de l'Agglomération lilloise), FEVRIER Damien (Cheminot Hellemmes), FLAHAUT Jacques (Cheminot Boulogne/mer),FLECHON Frédéric (enseignant du privé), FLOURY Philippe (Cheminot), FOURDRAINE Maryse (Infirmière EPSM de l’Agglomération Lilloise), FOURNIER Simon (étudiant Lille 3), FIRAT Yuldiz( étudiant Lille 3), GATA Mailé (étudiante Lille 3), GERME Sylvain (Cheminot Boulogne/mer), GLAISE Philippe (Cheminot Lomme), GLATKOWSKI Eve (étudiante Lille 3), GOLDBLUM Caroline (étudiant Lille 3),GRYSOLE Pierre (éducateur UDAF), GUCHE Romain (étudiant Lille 3), HENNION Bernard (éducateur), HERNU Juliette (Etudiante Lille 3), ISNARD Bertrand (animateur- Lille), JAMAIN Emilie (étudiante à Lille 3 et Barman en CNE), JANVRE Caroline (étudiant Lille 3), JOUDI Aziza (Etudiant Université Valenciennes), LAVOISIER Mickaël (Cheminot Lille), LEBEAU Sylvianne (aide soignante EPSMAL), LE QUERE Olivia (affréteur- Lille), LEROY Patrick (Maire de Denain), LEROY Yann (étudiant Lille 3), LIPP Danièle (éducatrice ASRL), LHOEZ Marc (éducateur spécialisé), MAGNIEZ Julien (Etudiant Université Valenciennes ), MARTIN Sylvain (Etudiant Lille 1),   MALBRANQUE René (Infirmier EPSM Lille Métropole), MALFOY Jean-Pierre (Cheminot Boulogne/Mer), MARECAUX Sarah ( étudiant Lille 3), MASSE Annie (Infirmière- EPSM Lille Métropole), MAZARI Kahina (étudiante Lille 3), MAUPOINT Marie Pierre ( inspectrice du Travail), MAURIAUCOURT Laurence (journaliste), MEDINA William (Routier- Neuville St Waast 62), MEDINA Salima (Infirmière- CH LENS 62), MONTANO Georges (cadre associatif), MOSSLER Christian (enseignant du public), NIEDDU Vladimir (Hospitalier public – EPSM AL), NOËL David (Enseignant - 62),  PAPO Jean Jaques (cadre commercial en CPA), PARESYS Pierre (Psychiatre de secteur), PAUWELS Jan (journaliste), PENET Véronique (infirmière GHICL), POLE Alain (Chômeur), RICHERT Norbert (fonctionnaire territorial), RIMBERT Annette (universitaire retraitée), RIO Stéphane Enseignant ( Enseignant du public), ROGER Jean-YVES (enseignant- ministère agriculture), ROUSSEL Fabien, ROUTI Nacer (Etudiant Université Valenciennes), ROUTI Medhi (Etudiant Université Valenciennes), SALINGUE Yvan (chômeur), SARRAZYN Bernadette ( assistante sociale), SARRAZYN Francis (imprimeur), SAVARY Ulric (Etudiant Lille 3), SCHUEUMANS Sylver (Etudiant Université Valenciennes),  SEVREZ Sylvain (Cheminot Lille),TASSART Didier ( Hospitalier- St Philibert), TASSART Benoît (étudiant Lille 3), TAVERNIER Audrey(étudiant Lille 3), THIERY Dominique (assistante sociale- Haubourdin), THOMAS-DARGENT Christophe (Fonctionnaire DASS),TRENEUL Olivier (assistant social- Roubaix), VANDECASTEELE Franck (musicien), VANBEUGHEN Pierre (Hospitalier en retraite), VANDROMME Isabelle (Cheminote Lille), VANGOETHEM Pierre (étudiant Lille 3), VERDONCK Martine (Enseignante du privé), VERTAIN Stéphanie (Cheminote Lys-les-Lannoy), WLOCBOROZEPK Nicolas ( étudiant Lille 2), ZEMZANI Abdel (Radio physicien au chômage)..

 

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Signatures en ligne - déjà sur le Web

http://www.comites10avril.org

Pour tout contact :

NIEDDU Vladimir            06.03.40.30.79 nieddubacle@free.fr   ; MAZARI Kahina 06 27 27 15 20

PAUWELS Jan 06.32.67.77.98 ; LE QUERE Olivia 06 73 52 83 24
Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
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