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RESISTANCE

Vendredi 19 mai 2006 5 19 /05 /2006 11:38

LE RETOUR DE MARIAM SYLLA ET DE SES ENFANTS : DANS LES PLUS BREFS DELAIS ET POUR UN AVENIR STABLE

Communiqué du RESF
jeudi 18 mai 2006.
 

Comme beaucoup l’ont peut-être déjà appris par les médias, M. Sarkozy a donné des instructions aux préfets du Loiret et de l’Eure (ceux-là même qui avaient organisé l’expulsion de la famille Sylla) d’organiser le retour du Mali de Mariam, Mohamed et Aissata.

C’est une importante victoire de la mobilisation des parents d’élèves, des enseignants et de toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés pour sauver cette jeune femme et ses enfants.

Mais la question de leur droit au séjour reste entière. Le RESF continue, avec tous ceux qui se sont porté au secours de la famille Sylla, de demander un titre de séjour pour Mariam.

Nous avons envoyé hier, le 17 mai 2006, un courrier par fax à l’attention de Monsieur Sarkozy, dans lequel nous demandons que le retour en France de cette famille soit immédiat, avant le départ du Mali de Monsieur Sarkozy.

Conscients du traumatisme subi par Madame SYLLA et ses enfants, nous demandons également que tout soit mis en œuvre pour leur permettre de retrouver leur équilibre :
-  réintégration immédiate des enfants dans leurs écoles
-  obtention d’un titre de séjour durable
-  conditions de vie décentes
-  prise en charge médicale et psychologique.

De plus, nous estimons que l’expulsion de Mariam et ses enfants préfigure le scénario qui va se dérouler à partir du 30 juin 2006, date à laquelle peut démarrer en toute impunité la chasse à l’enfant.

M. Sarkozy laisse entendre qu’il fait un geste humanitaire en demandant le retour en France de Mariam et ses enfants. Mais il n’en est rien ! C’est uniquement parce qu’il y a eu faute de procédure et qu’elle a été dénoncée publiquement que cette famille va pouvoir revenir ici. Monsieur Sarkozy et ses semblables se foutent de l’humanitaire. Seuls comptent à leurs yeux leurs intérêts et leur carrière. Et seule la crainte de voir révélé publiquement ce qu’ils ordonnent les fait reculer. Des histoires comme celle de Mariam et ses enfants, nous en découvrons tous les jours, toutes différentes, mais toujours aussi tragiques.

Qu’on ne s’y trompe pas : les conditions d’entrées et de séjour des étrangers en France sont inhumaines et le seront bientôt encore plus. Dans le plupart des cas, la loi s’applique, implacablement, en toute régularité, sans tenir compte des personnes, broyant des vies et des avenirs.

Tous les citoyens, enseignants, élèves et leurs parents, les militants des droits de l’Homme, nous ne pouvons accepter que des familles entières soient renvoyées. Ni maintenant, ni après la fin de l’année scolaire !

NON A LA CHASSE A L’ENFANT ! POUR LA REINSCRIPTION DE TOUS LES JEUNES SCOLARISES A LA RENTREE 2006

Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
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Dimanche 2 juillet 2006 7 02 /07 /2006 13:07

Albert LEVY


Albert Lévy Magistrat au Parquet de Lyon (membre du Syndicat de la Magistrature et de la Ligue des Droits de l'Homme) est renvoyé de nouveau devant la 17e chambre (chambre de la presse) du tribunal de grande instance de Paris à une date indéterminée à ce jour.


Albert LEVY est mis en examen pour violation du secret de l'instruction dans une affaire qui remonte à 1998 !

A l'époque, Albert Lévy était substitut à Toulon, chargé notamment du grand banditisme dans le Var, marqué par les liaisons entre la pègre et certains personnages politiques, et ce dans le contexte d'une municipalité tenue par le Front national ; cible régulière de l'extrême droite, Albert Lévy avait également fait l'objet de menaces de mort qui n'avaient eu aucune suite judiciaire.

L'annulation, en 1999, par la cour d'appel de Paris, de la plus grande partie du dossier d'accusation et, par voie de conséquence, de la mise en examen d'Albert Lévy, a été suivie d'une nouvelle mise en examen par la juge d'instruction, parfaitement arbitraire puisque intervenant dans un dossier vide de toute substance. Apres cette ordonnance de renvoi en 2003 - sanctionnée par une annulation partielle par le tribunal correctionnel de Paris en mai 2004 que confirmera en partie la cour d'appel - Une nouvelle ordonnance de renvoi vient d'être prise à l'encontre d'Albert LEVY le 20 mars dernier !

Le 24 mai, une soirée était organisée pour son soutien par le CIRDEL.

Au fond à gauche Noël Mamère, Sabiha Ahmine, Albert Levy,Bertrand Sayn,Philippe Val, Armand Creuze

Ci après le texte de son intervention.

Intervention d'Albert LEVY, le 24 mai 2006 au CHRD de Lyon :

Les choses pourraient se passer dans un pays... Ici ou là. Mais ce pays c'est assurément la France, à propos de laquelle un procureur de la république avait osé affirmer, sans sourciller, dans son discours de rentrée judiciaire qu'on n'appliquait plus la loi au sud de la Loire... On la négociait ! Le parterre d'officiels, présent ce jour là au palais de justice et bardé de décorations, de titres civils, militaires ou religieux, demeura muet à l'annonce de cette vérité qu'il eut du mal à ingérer avant la réception...

Ce pays où tout peut arriver... Le meilleur ! Avec l'affirmation des principes de liberté, d'égalité et de fraternité taillée dans la chair et le sang des justes et pétris dans le sacrifice de leur destin personnel. Le pire ! Avec ses compromissions et sa cohorte de connivences malsaines, alimentées d'intrigues forgées dans l?insupportable raison d'Etat et masquant pitoyablement le privilège personnel au détriment du bien commun.

...Existe-t-il encore une ou deux poignées d'humanistes qui ne tordent pas le cou à leurs convictions républicaines pour ne satisfaire que leur dessein personnel ? Existe-t-il encore une ou deux poignées « d'illuminés inconscients », mais suffisamment lucides de la servitude volontaire dans laquelle on les a placée, pour endiguer ce pire, réfléchi et élaboré par des despotes, investis tant par la grâce de leur auto-révélation que par la reconnaissance publique, qui n'utilisent les rouages de la démocratie que pour mieux s'en servir et asservir ?

Parmi ces rouages, la justice...

La justice, dans ce pays est rendue dans une ville, qu'il m'a été donné de connaître : c'est Toulon.

Toulon, qui affiche depuis des temps immémoriaux une corruption nichée dans l'inconscient collectif comme une sorte de patrimoine artistique.

Toulon, peu regardante sur les « affaires » qui alimentent plutôt fièrement le folklore local, est paradoxalement jalouse de l'image idyllique qu'elle donne d'elle-même, avec son soleil et ses palmiers... Et quand on arrive dans cette ville, que l'on est magistrat du parquet comme c'est mon cas, on est vite prévenu par une hiérarchie qui ne vous prend pas en traître : « Vous allez savoir beaucoup de choses. Mais ici, ce sont les choses de la vie quotidienne... Forcément souterraine ». Certes, ce n'est pas la vie de tous les gens mais de quelques uns « bien en place ». Une minorité infime, mais influente et d'importance. Celle qui fait et défait les carrières. Vous vous entendez alors dire, comme le parterre d'officiels muets et bien élevés de tout à l'heure, qu'officiellement « il n'y a pas d'affaires car il n'y a pas de dossiers ». Mais attention : interdiction de déterrer quoi que ce soit, sauf ordre contraire ! Interdiction de mettre au jour ce que tout le monde sait. Et ce tout le monde étant « les magistrats du parquet et de l'instruction ». Les vrais, les initiés... Ceux, qui ont vu, su et tu les compromissions de toutes sortes qui relèvent de la « correctionnelle » ou pire encore. Pour ne pas mettre les mains, là où çà les rend sales !

On requiert alors votre accord tacite - mais un clignement des yeux suffit à rassurer votre interlocuteur - pour pérenniser le silence face à l'existence d'évènements insoupçonnés, qui échappent par tradition locale, à l'information judiciaire.

Mais, on ne sait forcément rien quand on arrive ! Alors, je fais comme les autres. Je ne cherche pas à fâcher et j'entre allègrement dans le jeu de ces confidences feutrées qui finissent par transformer un novice en initié, alors que d'ignorant, vous devenez imperceptiblement duplice pour finir complice.

Moi aussi, j'ai fait comme si je comprenais.

J'en suis au commencement de ma tâche, et lâchement, je pense à m'assurer des faveurs inconnues mais sûrement délicieuses - carrière oblige - d?un hiérarque persuadé de ma bonne et non feinte volonté.

Le problème, avec le temps qui passe et les évènements qui alimentent mon esprit, c'est que j'ai forcément commencé à savoir. Et mes premiers renoncements sont apparus... Et je me suis vu ne rien dire. J'étais volontaire pour ne pas m'exposer par solidarité avec les autres qui savaient...

A Toulon, la compromission de nombres de ses édiles ne nourrit que très rarement et en tout cas, en catimini une presse régionale aseptisée. C'est un peu comme l'air qu'on respire ou l'eau anisée que l'on boit assis confortablement à l'ombre des palmiers. Ca détend l'atmosphère, ça fait rire à gorges déployées et rassérène l'opinion de ceux dont on a définitivement réussi à déniveler l'intelligence, à coup d'actualités « staracadémisées ».

Dans les cafés et dans les bureaux, on en est même à envier la place de celui qui a réussi, dans la plus absolue illégalité, une belle prise. On en félicite sa fortune : « Y a pas eu mort d'homme. C'est une affaire propre. Chapeau ! ». L'homme est assuré d'une belle réelection...

Ni vu ni connu !

-  Comment ça, ni vu ni connu ? Mais si on le connaît, c?est le...


-  Tais-toi ! Y a un dossier ?


-  Je n'en sais rien mais peu importe, il suffit de l'ouvrir... Alors, pas de dossier, pas d'affaire...

Une députée, une femme, est morte assassinée...

...L'extrême droite s'est emparée du pouvoir municipal à la surprise sur jouée de ses habitants, qui se prétendent, pour la plupart, apolitiques, car comme beaucoup, ils ne sont « ni de gauche, ni de droite ! »

Je ne pouvais plus me taire et accepter de détourner mon regard du miroir qui renvoyait de moi une image flou et méconnaissable. Alors, j'ai parlé et j'ai requis. J'ai usé à l'envi de ma liberté de parole dans l'intérêt de la loi et de ceux pour lesquels la justice devait être enfin rendue. Je suis entré en résistance.

Où sont les démocrates ? Tantôt, montrés du doigt, ils se cachent en attendant que ça passe. Leur objectif : s'effacer, disparaître, se mettre en réserve. C'est ce que me rappelait judicieusement le vieux médecin prudent, qui diagnostiquait en moi une maladie singulière, celle de l'antifascisme. Il en avait vu d'autres : « Les périodes troubles - et c'en est une, me disait-il - vous commandent l'ombre, et surtout pas pour résister... Croyez mon expérience, faites-vous oublier mon vieux ! ».

Où sont les démocrates ? Tantôt, sous la lumière et, diaphanes, ils prennent alors le risque de se singulariser en se forgeant une mentalité d'assiégés. Il n'est guère nécessaire de les dénoncer, on les devine, on les voit. Il n'est pas utile de mettre fin dans l'immédiat à leur résistance, on les ridiculise ces « faiseurs d'opinion » jusqu'à les humilier pour mieux les abattre. Et puisqu'ils ne sont pas comme les autres, on les psychiatrise !

Toulon... Toulon ! Cette métropole irriguée en quelques semaines de l'autoritarisme qui lui sied, malmène les gens dans le quotidien de leur vie. Au travail, en famille, dans leurs occupations culturelles, au tribunal, au commissariat ou dans leur relation avec les administrations. Tel, ce directeur du Théâtre de la Danse et de l'Image, dont les choix artistiques ne sont ni du goût du maire, ni du préfet, qu'on jettera dans les geôles d'une république trahie, avec la collaboration d'un procureur zélé, pour avoir à répondre de la régularité d'une note d'essence de quelques dizaines de francs, au demeurant parfaitement justifiée !

Le mot culture a déchaîné ici de vieilles haines recuites qu'on croyait définitivement disparues. Les revolvers ne sont fort heureusement pas sortis pour cela, mais on y était presque ! Cette ville, dans la république, devrait être imprégnée de ses valeurs, puisqu'elle est par nature, comme les autre cités, préoccupée par le bien être collectif et individuel de ses citoyens. Pourtant, la nation à l'air de n'en avoir cure de laisser à vau-l'eau cette partie d'elle-même livrée au pire ! Comme une sorte de no man's land décrété hors de la république et zone de non droit depuis des lustres, à l'abord de laquelle on pourrait prévenir l'amateur d'émotions nouvelles : « Attention danger pour la vie » ou « A vos risques et périls » ou bien encore « Jeunes ou vieux... Attention à la contagion ».

Cette ville, dont s'est emparée l'extrême droite, est une première en politique, puisqu'elle est la seule ville de France ainsi conquise par les urnes en 1995, à regrouper en son sein, un appareil d'Etat prêt à l'emploi, à la différence des autres, comme Orange, Marignane ou Vitrolles, ayant eu à souffrir des mêmes affres, mais dont les citoyens pouvaient être assurés de l'appui direct des organes publics d'Etat rattachés aux agglomérations limitrophes restées, quant à elles, dans le giron de la république.

Toulon était devenue pour ces nouveaux vainqueurs un laboratoire. Une sorte d'îlot salutaire pour l'extrême droite, éloignée du « système », comme ils disent, et prête à recevoir la « collaboration » active de tout ce qui fait qu'une cité est politiquement, judiciairement et culturellement républicaine et démocratique.

Les autres, se contenteront, tant bien que mal, de vivre dans cet îlot devenu pour eux parfaitement insalubre en songeant, peut-être, qu'ils n'ont pas été suffisamment persévérants ou trop accommodants pour préserver la démocratie, qui se mérite, force est de le reconnaître, et se gagne chaque jour à l'aune de la vigilance accrue de chacun.

Notre ville - c'est la mienne et celle de mes enfants maintenant - est donc la seule conquise par le Front national, à bénéficier intra muros des attributs de l'Etat avec son exécutif et son préfet hors norme en la personne de Jean-Charles Marchiani, son parlement avec son Conseil général, sa Défense avec son arsenal et ses militaires et enfin l'Autorité judiciaire avec son tribunal de grande instance, son président et le procureur qui vont avec !

L'extrême droite va donc pouvoir distraire, au profit de ses causes et de ses objectifs, l'appareil public d'Etat, à l'insu « du plein gré » de ceux qui nous gouvernent à Paris... C'est la dure loi de la démocratie qui en persuadera plus d'un, que la résistance n'avait guère sa place en la matière et pour qui la cause n'avait que peu d'intérêt. La démocratie s'était exprimée, même si c'était pour le pire des alibis politiques ! Pourtant, cinquante ans plus tôt, on avait eu l'exemple de ces magistrats français, qui, sauf pour l'un d'entre eux, avaient sans scrupule prêté serment de faire allégeance au maréchal...

Le guet de la collusion allait être rapidement franchi par les officiels, au cours des réunions, des manifestations publiques et autres rentrées judiciaires solennelles auxquelles la république aime s'adonner et qui fédèrent habituellement l?ensemble de ses forces vives autour d'un maire chaleureusement honoré.

On n'y peut rien, m'entendrai-je répondre, c'est la loi de la république ! Et nous ne sommes que quelques rares dissidents à refuser ces évidences aux yeux d'une magistrature, nettement tranchée sur le haut de la hiérarchie, aguerrie aux flexions serviles et sourires de circonstance, qui se trouve, comme au garde à vous, pâmée devant un maire ceint de son écharpe tricolore. C'est l'essentiel, l'honneur est sauf !

Alors, dans un premier temps, on répugne en silence dans son coin. On reste à l'écart... On digère à la place des autres et çà ne passe pas. Décidément cette nourriture là, au goût nauséeux, nous reste sur l'estomac. Des collègues nous croisent après les agapes, On ne sait si le visage fermé qu'ils arborent est de l'ordre du reproche qu'ils nous opposent ou significatif d'un commencement du dégoût d'eux-mêmes...

On ne le saura jamais... Ils sont maintenant dans l'oubli, mais j'y pense encore... La plaie n'est pas refermée.

En ville, dans un premier temps, les gens ont le visage figé et glacial des hommes insensibles au combat en faveur du respect des valeurs communes. Ils sont dans la fuite et confrontés à leurs problèmes de tous les jours : Ils ne pensent plus qu'à boucler leur fin de mois. Pire encore, certains, animés par la logique du « tout est bon à prendre » face aux effluves de l'obscurantisme, ne trouvent rien à dire à cette promiscuité dont ils s'accommodent. C'est vrai, ce nouvel environnement est de nature à leur trouver un emploi inespéré. Il y a pour eux un créneau à prendre. C'est le cas, entre autres, de ceux qui se laisseront prendre à acquérir, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, leur poste de fonctionnaire municipal auprès d'un cacique frontiste pur et dur...

Au palais et pour d'aucuns, Les libertés individuelles ne sont que grossièretés d'intellectuels gauchistes et décadents, inconscients de la valeur des statistiques, de la gestion des flux et de la marge bénéficiaire d'une juridiction.

C'est une majorité silencieuse et duplice forgée dans l'ensemble des rouages sociaux de la cité qui va constituer une force d'appoint indispensable et indissociable du groupe qui a pris le pouvoir à force de démagogie sur les laissés pour compte, et d'éructations à l'adresse de bouc émissaires, coupables de leur malheur. Ces « silencieux » sont persuadés de n'avoir guère perdu leur liberté, dans leur acceptation de voir le tissu social se désintégrer. Quant à leur dignité, c'est périphérique à leur préoccupation du moment... Ils y penseront plus tard.

Si vous n'êtes pas d'accord, vous êtes sommés, par l'ordre fédérateur qui se dessine, de choisir votre camp, et la délation commence insidieusement... Et dans la fonction publique, d'aucuns fabriquent du renseignement : « qui est qui et qui fait quoi ? ». On fait le tri !

Enfin, on peut dire tout haut, ce qu'on pensait tout bas et libérer ses instincts. C'est une sacrée liberté... Et même si on n'y pensait pas, ça ne coûte plus rien de s'y essayer et de faire comme les autres. Le principal n'est-il pas de choisir le camp du plus fort ? Les tabous de la pensée qui réfrénaient jusqu'alors les écarts de langage, s'estompent peu à peu pour disparaître complètement...

Définitivement ! Ces tabous sont même dénoncés comme autant de contraintes et de verrous insupportables qui permettent dorénavant de forcer le trait à l'histoire : la fausse histoire qui ne serait que mensonges affectant l'humanité - qu'il s'agisse de la shoa et des évènements emblématiques des heures les plus noires de notre pays, sur lesquels le débat historique n'était irrémédiablement plus permis par la conscience collective. L'expression libérée et décomplexée devient une « carte de visite » qui ouvre des portes à ceux qui se trouvent depuis toujours en mal d'images valorisantes. Nul besoin de s'interroger : on pense et on parle pour vous !

C'est les beaufs de comptoirs qui font recette, des journalistes « anti-tout » en mal de scoop, pour des lecteurs en manque d'« ils sont partout ». Des anonymes de tout poil qui savent tout, sur le pourquoi de l'état de la France « à cause de ceux qui n'y foutent rien et qui n'ont rien à y foutre », des types dont les responsabilités diverses, étouffaient dans leurs tripes jusqu'alors, un racisme latent ou épidermique et qui peuvent maintenant exulter sans crainte, la noirceur de leur être et décider au bord d'un zinc, d'une France « purifiée ». Il y a ceux qui peuvent enfin dire « qu'un arabe est un bicot » ou « qu'un noir est un nègre », comme au temps d'une pensée bridée et révolue, où ils affirmaient, l'air entendu « qu?un chat était un chat », sans aucune répulsion d'eux-mêmes.

Je suis triste et consterné. J'ai beau fermer mes oreilles... Tout cela se dit, en ville, ici et là, dans les rues, les bistrots, les cinémas et les salles des pas perdus, où les mots et les diatribes ne se perdent pas pour tout le monde !...

La démocratie pouvait être encore sauvegardée. Il suffisait d'un sursaut pour bousculer cette dérive insupportable du rejet de l'autre. Alors, les gens de bonne volonté réfléchissent et se fédèrent en réseaux citoyens. Ils commencent à se manifester en écrivant, en exprimant leur désarroi d'abord dans les lieux de réunions publiques, ensuite dans les rues, avec d'autres, connus et moins connus, venus de France entière. Tous se rassemblent autour de l'emblématique défense de la culture pour organiser des salons du livre et de la mémoire collective. Ils dénoncent les rapprochements complices entre fonctionnaires, juges ou policiers, qui prêtent leur concours à d'illégitimes protections.

Les risques paraissent circonscrits à l'échelon local mais ils n'ont rien de mineurs car leur propagation n'est guère illusoire. L'histoire à tendance à bégayer. Oui ! J'entends encore aujourd'hui, après toutes ces années passées, de tristes imitateurs clamer « La France, aimez-la ou quittez-la ! ».

On est dans le provisoire !

Décidément, dans cette ville, le crime n'aura jamais cessé de payer. Lieu quasiment mythique où la république ne cesse d'empiler dos à dos, les hommes dans leur travers les plus pervertis, en mettant la démocratie en péril et en concourant à sa perte.

Dans ce marigot de tous les dangers et partout ailleurs, aujourd'hui et demain, j'ai décidé de me battre pour que soit rendue à la justice sa mission de défense des libertés, et à défaut d'être autorisé à poursuivre les nantis du crime, j'ai définitivement décidé de refuser de m'en prendre aux plus démunis...

Dans ce pays, où l'on a dit de moi que j'étais malade d'antifascisme, pour mieux me rompre professionnellement, j'ai résolument décidé de ne plus guérir...

Albert Lévy

Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
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Lundi 31 juillet 2006 1 31 /07 /2006 13:04
MAIS OU EST DONC PASSE
ARNO KLARSFELD ?

COMPETENCES : Avocat, médiateur, auteur de rapports, roller-man, porteur d'eau... et sûrement plein d'autres encore insoupçonnées de notre rédaction.

Cet homme est l'auteur de plusieurs rapports commandités notamment par le Ministère de l'intérieur : sur la délinquance des mineurs, sur la loi relative à la colonisation et mentionnant le "rôle positif de celle-ci" et plus récemment, il a été nommé Médiateur national dans l'affaire des "sans-papiers".

Dans le rapport sur la délinquance des mineurs, il préconisait que les délinquants récidivistes de 16 ans soient condamnés "comme majeur".

Pour ce qui est de sa mission comme Médiateur il a fait les déclarations suivantes :

"quelqu'un qui arrive avec un enfant de quinze ans, l'inscrit tout de suite au lycée et qui fait chat perché, vous ne pouvez plus me toucher" (ne peut pas rester en France.).

Mais aussi, il n'y aura "ni chasse aux enfants", ni expulsions au cours de l'été :

"L'ultimatum du 30 juin n'a jamais tenu. Les familles ont jusqu'au 13 août pour déposer un dossier", a précisé Arno Klarsfeld à Sud Radio. "Il n'y aura pas de chasse aux enfants, il n'y aura pas d'expulsions qui seront effectuées cet été", a-t-il ajouté, précisant que de nombreuses familles pourraient bénéficier des dérogations prévues par le ministre de l'Intérieur. Klarsfeld, dont le rôle est notamment "d'harmoniser" les interprétations des préfectures, a assuré que la circulaire de Nicolas Sarkozy était "généreuse".

La dernière fois que nous l'avons vu, il apportait lui-même des bouteilles d'eau aux personnes qui faisaient la queue dans les préfectures pour déposer des dossiers de régularisation. Il y a de cela plusieurs semaines maintenant.

Depuis, plus aucune nouvelle.

Il est grand temps qu'il réapparaisse, parce qu'en attendant, les centres de rétention se remplissent, les charters et autres avions à destination "d'ailleurs" vont bon train...

Si vous le voyez, merci de laisser un commentaire ici, pour des milliers de sans-papiers, ça urge.


Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
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Lundi 31 juillet 2006 1 31 /07 /2006 14:44
Un lecteur nous envoie ça :

Brèves réflexions d'Arno Klarsfeld sous l'uniforme de Tsahal
Propos recueillis par téléphone par Ray Archeld pour Guysen Israël News
4 décembre 2003 00:20
GIN : Bonjour, Me Arno Klarsfeld. Notre photographe vous a surpris dans la rue en uniforme de Tsahal. Pourriez-vous faire partager aux lecteurs de GIN vos impressions et motivations ?

AK: En tant que citoyen ayant la double nationalité, française et israélienne, je tenais par cet engagement à accomplir mon devoir, tout simplement.

GIN : Vous servez maintenant dans une unité de Tsahal…

AK : On peut accuser ma famille et moi même, de beaucoup de choses, sauf de ne pas être attachés à la défense de l'être humain, de la liberté et de la démocratie.
Depuis le début de l'Intifada II, nous entendons et voyons dans de nombreux médias, des accusations graves concernant Tsahal et Israël
Certes, il y a peut être eu des bavures, regrettables, condamnables. Mais ces bavures doivent être resituées dans le contexte : Israël lutte pour sa survie depuis 55 ans, de plus son armée a une éthique remarquable ce qui est unique dans la région !
Aujourd'hui je peux témoigner et affirmer qu'à tous les instants la démocratie, le respect de l'autre et de la vie sont des objectifs essentiels.
Un autre point très remarquable : la haine est un sentiment banni des rangs de Tsahal.
Oui, je suis fier de servir au sein de l'armée d'Israël.

GIN : Maître, nous vous remercions.

Photo : Daniel Cohen © 03/12/2003

Non cher lecteur, vous n'avez pas retrouvé Arno, cet article date de 2003. On ne peut pas dire que vous soyez un fin limier.

Par contre l'extrait de cet interwiew nous fait douter quant à la partialité de cet homme, voire même quant à sa faculté d'analyse, la guerre faite par Israël, non pas aux terroristes, mais aux civils libanais, adultes et enfants, est là, malheureusement, pour en témoigner.
Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
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Jeudi 17 août 2006 4 17 /08 /2006 17:35

Rassemblement ce soir devant le squat de cachan : précision d'un courriel
que je fais suivre :
" Le rassemblement pour protester contre la gigantesque rafle du bât F à
Cachan (certainement la plus grande en France depuis la Guerre d'Algérie) a
lieu à 17h cet après midi au
64 rue Camille Desmoulins devant la Cité universitaire.
Attention, des policiers stationnent sur les quais et aux sorties des
stations RER Arcueil Cachan et Bagneux, probablement pour empêcher toute
arrivée groupée.
Organisez-vous en conséquence."
 
Voici le mail exact du prefet de val de marne :
bernard.tomasini@val-de-marne.pref.gouv.fr

Pour ce qui est du charmant recteur de l'academie de creteil (et président
du CROUS), Bernard Saint-Girons, les coordonnées sont :
tel : 01 57 02 62 59 / 62 52
fax : 01 57 02 62 50
e.mail : ce.recteur@ac-creteil.fr                                 


MARDI 17 AOÛT 10H15: EXPULSION EN COURS DU SQUAT DE CACHAN.

APPEL À MOBILISATION DEVANT LE SQUAT ET RUE CAMILLE DESMOULINS

Des hôtels sont réquisitionnés, des places "libérées" en Centre de rétention...

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN À 17H AU MÊME ENDROIT

Prostester auprès de
la Préfecture de Créteil:
tel : 0149566000
fax : 0149566013
www.val-de-marne.pref.gouv.fr
mail : bernard.tomasinival-de-marne.pref.gouv.fr

du Ministère de l'Intérieur:
standartd : 01 40 07 60 60
fax: 01 40 07 21 09
mél : sec.gueant@interieur.gouv.fr
fax gratuit via internet : http://www.alliancemca.net/fax.html

Tél : 01.41.94.94.25 /06..30.50.66.58

Rafle massive à Cachan demain 17 Août 2006?

Des sources convergentes confirment que les autorités envisagent d’évacuer par la force le squat de Cachan, ce bâtiment F désaffecté de la cité universitaire qui rassemble un millier de sans logis parmi lesquels une moitié de sans papiers avec 200 enfants.

Est-ce là la mise en application locale du discours provocateur de Monsieur Sarkozy tenu sur France 2 ce 15 août ?

Après avoir menti sur la première famille ukrainienne, expulsée lundi 14 août, il ment encore en attribuant les violences des banlieues à une « immigration mal maîtrisée », ce que ses propres services ont déjà plusieurs fois contredit. Et le Ministre de la Chasse à l’enfant et du déménagement du territoire de menacer : tout parent d’enfant scolarisé refusé dans le cadre de la circulaire du 13 juin 2006 sera, en cas de contrôle, immédiatement reconduit à la frontière. L’expulsion du squat de Cachan lui permettrait ainsi d’atteindre son objectif : 25 000 expulsions avant la fin de l’année. Dans ce bâtiment F réside depuis des mois voire des années des familles qui ont espéré pouvoir sortir de leur précarité du logement en accédant à un titre de séjour, et qui se sont vus refuser le dépôt même d’un dossier à la sous préfecture de l’Hay –les-Roses au seul prétexte de leur lieu d’habitation. Comment sortir de ce cercle vicieux organisé ?

Aucun des sans papiers résidant dans le bâtiment F de Cachan ne doit être expulsé.

Dans les écoles de Cachan comme ailleurs, pas de chaises vides à la rentrée.

Nous serons donc présents ce jeudi 17 août à 5h30 devant le squat de Cachan.

RESF 94

Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
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Jeudi 17 août 2006 4 17 /08 /2006 22:29

212 735 fois merci !


Merci au 212 735 auditeurs qui à ce jour ont signé la pétition de soutien à "Là-bas si j'y suis". C'est une mobilisation sans précédent, entre le 18 juin et le 09 juillet, vous avez été 200 000 à signer, soit 10 000 signatures par jour pendant 20 jours !

Au delà de "Là-bas...", c'est le signe d'une attente exigeante et d'un profond attachement à France Inter.

C'est un contre-feu à la reprise en main et à la montée de l'insignifiance. C'est une réaction de fond qui exige un vrai débat sur le contrôle des média publics, sur le pluralisme de l'information, alors que le paysage médiatique est frappé d'alignement au seuil d'une année électorale.

Mais "Là-bas..." y sera-t-il à la rentrée ?

De toutes parts, vous nous posez la question, vous ne lachez pas !

Nous pensons vous donner des nouvelles dans les prochains jours.

Aujourd'hui, c'est un simple message de remerciement amical (et technique) pour s'assurer que le lien est bien établi entre nous.

A très bientôt

L'équipe de www.la-bas.org  le 17 août 2006

Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /2006 08:26

 Squat de Cachan : RESF dénonce la méthode Sarkozy


NOUVELOBS.COM | 17.08.06 | 12:03

Richard Moyon, porte-parole de RESF, estime que l’évacuation du squat de Cachan est "une opération médiatique".

Richard Moyon, porte-parole de RESF, a estimé jeudi 17 août que l’évacuation en cours du squat géant de Cachan (Val-de-Marne) était "une opération médiatique" du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy "destinée à souligner sa fermeté à l’égard de la question de l’immigration".

"L’opération d’évacuation du squat a été longuement préparée. On sait que des places ont été libérées récemment dans les centres de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) et Vincennes afin que des sans-papiers du squat puissent y être évacués", a déclaré le porte-parole du Réseau Education Sans Frontières.

"Impuissance de Sarkozy sur le fond du problème"

"Cette évacuation est aussi bien sûr une opération de force de Nicolas Sarkozy destinée à masquer son impuissance sur le fond du problème" de l’immigration et des sans-papiers, a poursuivi Richard Moyon.

Laurent Giovannoni, le secrétaire général de la Cimade, seule association habilitée à être présente dans les centres de rétention pour étrangers, a confirmé que quelque 60 places avaient bien été libérées dans les centres du Mesnil-Amelot et de Vincennes mais aussi à Oissel, près de Rouen, où des enfants peuvent être accueillis.

Depuis 9 heures ce matin, un important dispositif policier a été déployé autour du squat installé dans un bâtiment de la résidence universitaire de Cachan, depuis plus de trois ans. Le squat est occupé par près de mille personnes, principalement des Ivoiriens et des Maliens.



Communiqué d’Attac-France sur le squat de Cachan
article publié le 18/08/2006
auteur-e(s) : Attac France


Communiqué d’Attac-France sur le squat de Cachan

Le bâtiment F de la cité universitaire de Cachan était occupé depuis Avril 2003 et rassemblait près de 1 000 personnes, hommes, femmes et enfants qui font l’objet depuis Avril 2004 d’une ordonnance d’expulsion. Ces habitants sont d’origines diverses : France, pays d’Afrique en grande difficulté économique ou en guerre (Côte d’Ivoire, Mali, Maghreb...). Le "squat" de Cachan est la conséquence locale et visible d’un phénomène économique mondial qui fabrique des pauvres à grande échelle, y compris en France.

Parmi les anciens occupants du « squat » figurent :
-  d’anciens locataires du CROUS qui devaient être relogés et ne l’ont pas été ;
-  des travailleurs trop démunis pour se loger selon les conditions du marché  ;
-  des réfugiés, notamment en provenance de Côte d’Ivoire, dont certains ont déjà déposé un dossier de demande d’asile à l’OFPRA ;
-  des parents étrangers d’enfants français ;
-  des « sans papiers », dont certains seraient en situation d’obtenir au moins une autorisation de séjour ;
-  des mères de famille avec enfants en bas âge ;
-  des enfants scolarisés depuis plusieurs années dans la région ;
-  des malades qui ont besoin de se faire soigner.

L’ancienne brutalité coloniale est remplacée par un système bien plus efficace pour accroître les flux financiers au bénéfice des firmes multinationales. Quelle que soit l’action des gouvernements du Nord, dont les méthodes policières de Nicolas Sarkozy sont un exemple, comment empêcher que les « damnés de cet ordre économique mondial » viennent réclamer leur dû  ?
A Cachan aujourd’hui, Attac demande que soit mise en œuvre une solution respectant la dignité humaine, dans l’application du droit international, contre la « gestion » tyrannique du nouvel ordre économique mondial. Nous demandons que s’appliquent enfin les principes de la Déclaration Universelle des Droits de l’Hommes des Nations Unies (1948) qui :
"[...] Garantit la liberté de mouvement et le droit de chercher asile dans un autre pays en cas de persécution dans le sien. Affirme le droit au travail, à des conditions de travail équitable, [...] à une rémunération conforme à la dignité humain [...] Garantit à la personne le droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et celui de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux, le droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de vieillesse, et le droit à l’éducation gratuite au moins pour l’enseignement primaire (qui est obligatoire) et accorde une même protection sociale à tous les enfants, nés dans le mariage ou hors mariage."

Avec le Comité de soutien composé de personnalités, d’élus, d’associations, d’organisations syndicales, politiques et de citoyens de Cachan, Attac s’associe aux demandes des familles et de leurs délégués qui exigent du préfet et du gouvernement :
-  La libération des expulsés interpellés,
-  Le relogement décent et durable de tous les expulsés et dans l’attente la réquisition de logements vacants.
-  La régularisation des sans-papiers.
-  Le respect de la scolarisation des enfants.
-  Une table ronde d’urgence avec le Préfet, et si nécessaire le gouvernement, les représentants des expulsés, les différentes composantes du Comité de soutien et les élus.

A l’instant même les forces de police, avec une grande brutalité, ont expulsés les derniers habitants du squat. Attac, qui avait un membre du Conseil d’administration sur place ainsi que plusieurs militants, s’associe à la protestation contre cette violence inadmissible.

Attac, Montreuil, le 18 aout, 19h.

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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /2006 11:37
Cachan honte a la france de Sarkozy

A quand un Atenco dans l’ex pays des droits de l’homme nous avons nommé la France

Non au controle social policier et militaire

Cachan petit compte rendu de la journée

5h30 des soutiens sont présents devant et dans le squat de Cachan

7h30 le quartier semble encore tranquille mais de nombreuses rumeurs de mouvements de troupe sarkozystes commencent à devenir concrètes

8h30 9h une armée de bleus envahis le campus, la ville de Cachan et les abords de l’ens sont littéralement quadrillés de façon militaire

9h30 l’évacuation commence avec des scènes ignobles , les flics trient littéralement les habitants entre gens avec papiers et sans papiers , un commissariat "mobile" se monte a toutes vitesse , en tout ce seront 100 personnes sans papiers qui passeront dans cette tente de la honte, avant d’étres envoyés en centres de rétention

10 heures la croix rouge présidée par Mattei monsieur canicule 2003 arrive, alibi de cette expulsion " humaine " commence a monter ses tentes, bizarement elles serviront plus a cacher les maneuvres des flics aux yeux des caméras qu’a abriter les expulsés, quand a l’autre bout de l’avenue bordant la faculté d’où partent le convois de la centaine de sans papiers raflés, ils sont carrément sévèrement bloqués, et interdits a tout journalistes et a toute caméras

12 heures nous assistons tous-tes dégouté-es a une scène digne de la Bosnie, les premiers cars loués par le préfet du 94 m Bernard Tomasini sous ordres du ministère de l’intérieur, arrivent, le tri des expulsés se faisant au compte goute sous les yeux des crs hilares, arrogants , très sur de leur soit disant " bon droit " prenant visiblement leur temps, les gosses hurlent, les femmes paniquent , il fait chaud , personne ou presque n’a mangé depuis le matin.

15 heures les femmes avec leurs enfants craquent, les crs s’énervent distribuent quelques coups de matraques, ce seront les gradés caméras et médias obligent qui leur donnerons l’ordre d’arrêter, la tension monte puis retombe

17 heures des familles décident de rester sur place et d’occuper les lieux

20 heures un gros orage éclate grâce a la solidarité de beaucoup des tentes se montent une occupation commence

Cette date du 17 août n’est pas innocente

Sarkozy et ses sbires racistes savaient très bien que le week-end du 15 août et la semaine qui suit sont une très bonne date, pour expulser, rafler, et déporter en toute tranquillité, non cette date n’a pas été choisie au hasard. Sarkozy et sa police raciste savait très bien que de nombreux-ses militant-es des associations, collectifs d’aide au sans papiers seraient mobilisé-es ailleurs ou en vacances, le double langage de ce démagogue qui court après les voix du front national n’est plus a prouver, c’est a un véritable coup de force militaire, que nous avons assisté cette journée du 17 août a cachan

Pour cela nous disons Honte à Nicolas Sarkozy et à sa politique raciste

Pour cela nous disons Honte au préfet du 94 Bernard Tomasini et a ses " explications " pseudos " humanitaires " devant les caméras et les micros des médias collabos

Pour cela nous disons Honte a ce pays qui ose se prétendre encore le pays des " droits " de l’homme

Pour cela nous disons Honte aux médias aux ordres de ce pays qui n’ont fait que raconter n’importe quoi sur cette expulsion, en minimisant systématiquement le caractère raciste, et de politique spectacle sécuritaire de celle-ci

Pour cela nous disons Honte à la police de ce pays en voie de devenir un pays totalitaire

Nous disons Honte a cette police la qui ne changera jamais que ce soit sous la présidence des " sociaux " démocrates, d’un sarkozy ou d’un le pen ces sbires matraqueurs obéiront toujours sans se poser d’états de conscience aux " ordres " meme les plus illégitimes, même les plus ignobles, des pouvoirs en place

Pour nous tous-tes présent-es cette après midi

Cette Police qui sert les intérêts des barons de la finance, ceux d’un politicien arriviste démagogue et populiste

Est la même que celle qui réprima durant les révolutions de 1789 1792 1830 et 1848

Est la même qui réprima sous la commune

Est la même qui rafla et emmena les gens a Drancy et vers les déportations

Est la même que celle qui provoqua les sinistres ratonnades du préfet collabo papon blanchi par de gaule le 17 octobre 1961

HONTE A CE PAYS QUI PRATIQUE DE TELLES CHOSES IGNOBLES

HONTE AUX HABITANT-ES PASSIFS-VE ET CONDITIONNES DE CE PAYS QUI PAR LEUR SILENCE SONT COMPLICES DE TELLES CHOSES IGNOBLES

LA TERRE ET A TOUT LE MONDE PERSONNE N’EST ILLEGAL-E NI PAYS NI ETATS NI FRONTIERES NI ARMEES NI PRISONS NI PATRONS NI EXPLOITEURS NI CAPITALISME

NI CHAIRS À GUERRES NI CHAIRS A PATRONS NI CHAIRS À PRISONS


De : anti sécuritaire
vendredi 18 août 2006
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=32633
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Dimanche 3 septembre 2006 7 03 /09 /2006 22:32

Désolés, «Là-bas» continue !...


La planche était bien savonnée, les peaux de bananes bien disposées, tout nous poussait vers l’île de Ré … mais, désolés amis fossoyeurs, « Là-bas » continue !

Parce que vous êtes 215 972 à avoir répondu à l’appel du 18 juin « Sauvons Là-Bas... ! ».

Parce que cette pétition en ligne a reçu 10 000 signatures par jour pendant 20 jours, entre le 16 juin et le 09 juillet 2006, sans compter des milliers de soutiens par courrier.

Parce que le 29 juin, au gymnase Japy à Paris, vous avez fait salle comble, pour acclamer à la fois, Alain Rey, Serge Halimi, Louis Bozon, Florence Aubenas et… « Là-bas», sur la question « Où va France inter ? »

Parce que cette question reste posée.

Parce que l’équipe de Là-bas est plus remontée que jamais et parce qu’il y a déjà pas mal de monde à l’ANPE.

            Parce que c’est une année à ne pas aller à la pêche à la ligne.

            Parce que Là-bas, comme une certaine sociologie est un sport de combat.

Parce qu’il se passe des choses encore plus importantes dans le monde et que nous avons encore envie de les raconter.

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Refusant tout dialogue et toute proposition, la nouvelle direction de F.I a imposé le déplacement de LBSJS de 17 heures à 15 heures, ce qui revient à amputer cette émission de plus de la moitié de ses auditeurs, la tranche de15 heures étant traditionnellement beaucoup moins écoutée quelle que soit la radio considérée.

Bien sûr nous ne sommes pas opposés à tout changement. Nous avons fait diverses propositions de déplacements, d’aménagements et de compromis, tout a été rejeté. Alors que l’audience de France Inter est en déclin, il nous semblait important qu’à travers cette forte mobilisation, le message des auditeurs reçoive un écho, il n’en a rien été.

Là-Bas n’est pas une émission neutre et cette relégation n’est pas neutre surtout au seuil d’une importante échéance électorale . La nouvelle direction de France Inter est offusquée par une telle calomnie . Innocente comme l’agneau qui naît, elle n’a pas l’ombre du début de la moindre arrière pensée de nature politique ou idéologique. Des élections ? Quelles élections ? Des pressions ? Quelles pressions ? La seule et unique mission de nos nouveaux maîtres est de redresser les chiffres d’audience, jurent-ils. Soit. Mais alors pourquoi est-il si urgent de reléguer une équipe qui gagne ?


Jusque là, les explications médiamétriques de la direction n’ont pas entièrement convaincu les professionnels de la radio, ni les observateurs des médias qui, du Nouvel Observateur au Canard enchaîné, du Monde Diplomatique à Marianne dénoncent normalisation, climat de reprise en main et atteinte au pluralisme. (voir extraits de presse sur le site www.la-bas.org) .


Pas dupes non plus les 215 972 auditeurs qui ont signé la pétition. Jamais nous n’avions imaginé une telle mobilisation surtout dans cette période de coupe du monde. Par comparaison, la pétition lancée le 25 juin suite au départ de Serge July, directeur de Libération avait au 1 septembre, recueilli 1 762 signatures.


Mais, face à cette réaction de fond, la direction, droite dans ses bottes, a pris la responsabilité de ne pas entendre ces auditeurs intempestifs. Ce mépris ne manque pas de surprendre au moment où cette même direction affirme n’avoir aucune autre mission sur cette terre que la reconquête des auditeurs perdus.


Pourtant il s’agit tout simplement d’auditeurs vigilants et actifs qui sont la fierté de ceux qui chaque jour font France Inter, des citoyens et non pas des clients.


A travers les messages reçus s’exprime la crise de confiance qui s’est développée entre France Inter et ses auditeurs, suite notamment au flagrant manque d’équité dans le traitement de la campagne pour le referendum de mai 2005. Depuis un an, 600 000 auditeurs ont quitté la tranche 7-9.


Plus généralement, dans un paysage médiatique de plus en plus contrôlé par les puissances d’argent, ils attendent que la radio publique affirme son indépendance envers tout pouvoir, économique , politique ou médiatique, en faisant entendre sa différence et non pas sa ressemblance.


Prendre le chiffre d’audience pour seul but c’est aligner France inter sur le système commercial des radios privées et c’est préparer sa privatisation. La dérive n’est pas nouvelle, voilà des années que France Inter est une « marque » et nos émissions des « produits ».

Aucun autre horizon n’est évoqué, aucun projet, aucun souffle à la hauteur d’un tel Bien public, tout restant confiné dans les eaux glacées des calculs médiatiques comme si l’audiovisuel public n’était pas par nature, un terrain et un enjeu politique majeur.


L’ exigence de ces auditeurs n’est ni de gauche ni de droite, elle appelle à une vraie information et à un vrai débat sur le contrôle des médias publics, sur les garanties de leur indépendance, notamment dans la campagne électorale qui s’ouvre. Nous en ferons un de nos thèmes de travail cette année. Il y a du pain sur la planche et nous comptons sur vous !

Ce grand souffle de soutien nous a redonné des ailes.

Nous concoctons projets et complots. Que partout les AMG * restent en alerte !

Attendez-vous à des messages en provenance de Londres ou du maquis…


L’équipe de Là-bas , 3 septembre 2006


* Auditeurs Modestes et Géniaux

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Là-bas continue à 17 heures sur www.franceinter.com.

Et aussi sur www.la-bas.org

Et aussi sur France Inter à 15 heures, eh oui…


Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
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Mercredi 6 septembre 2006 3 06 /09 /2006 08:58

LA CHASSE AU PETIT ENFANT

Siaka a deux ans, il est Malien. Il est placé à l’orphelinat par la volonté du ministre de l’Intérieur. Expulsés le 17 août du squat de Cachan, ses parents avaient accepté l’hébergement provisoire à l’hôtel Ibis d’Orly que leur proposait la préfecture du 94.

Le 1er septembre, nouvelle évacuation : les ex-squateurs en situation régulière sont envoyés vers d’autres hôtels, plus éloignés encore de leurs lieux de vie et de travail. Les sans papiers sont raflés et placés en garde à vue puis en rétention. Parmi eux, M. et Mme Doumbia, les parents de Siaka. Le centre de rétention du Mesnil-Amelot n’étant pas équipé pour recevoir des enfants, le petit garçon est arraché à ses parents et placé dans un orphelinat dépendant de l’Aide sociale à l’Enfance.

Ces faits, monstrueux pour les gens ordinaires, ne sont ni un accident, ni une bavure : il s’est trouvé un ministre pour les décider, des hauts fonctionnaires pour les organiser, des fonctionnaires pour les exécuter. Quand, probablement indigné par cette situation, un juge a décidé de libérer les parents pour qu’ils retrouvent leur enfant, il s’est trouvé un procureur pour bloquer sa décision et maintenir les Doumbia en rétention et Siaka à l’orphelinat et une cour d’Appel pour trouver que ce n’est que justice. Les choses en sont là. M. et Mme Doumbia sont en rétention pour 15 jours renouvelables à moins qu’ils ne soient expulsés avant.

Ces événements qui sont la conséquence logique de la politique démagogique du gouvernement sur la question de l’immigration sont inacceptables. Le RESF appelle tous ceux que ces faits révoltent à faire connaître leur sentiment en s’adressant directement aux responsables au Cabinet du ministre de l’Intérieur, au moins une fois par jour jusqu’à ce que Siaka et ses parents soient libérés et réunis.

Standard ministère de l’Intérieur : 01 40 07 60 60 (demander le Cabinet du ministre)
Fax ministère de l’Intérieur : 01 40 07 21 09
Fax directeur de Cabinet :01 40 07 13 90
Mail directeur de Cabinet : sec.gueant@interieur.gouv.fr et claude.gueant@interieur.gouv.fr
Mail du conseiller à l’Immigration : guillaume.larrive@interieur.gouv.fr

Par ROSECELAVI - Publié dans : RESISTANCE
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