AU 5 RUE GODEFROY CAVAIGNAC...
Une poussette prend feu,
20 familles à la rue, 60 personnes dehors
"Revenez demain" s'entendent-ils dire tous les jours...
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Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience.
René Char De deux choses l'une. L'autre, c'est le soleil. Jacques Prévert L'histoire nous dit que toute obéissance est une abdication, que toute servitude est une mort anticipée Elisée Reclus Rien ne sert d'être vivant, s'il faut qu'on travaille. André Breton Rrose Selavy demande si les fleurs du Mal ont modifié les moeurs du phalle : qu'en pense Omphale ? Robert Desnos |
En France, nous avons constaté à plusieurs reprises les séquelles causées sur des personnes qui ne sont pas directement touchées par des départs forcés, des arrestations musclées ou même, à certaines époques, par la déportation de populations. Si maintes études existent sur les effets subis par des personnes victimes directes d’actions violentes et autoritaires, on s’est rarement intéressé aux effets psychopathologiques et aux séquelles que laissent de tels actes dans la population non directement touchée. Nous connaissons tous cette question fréquemment posée : « Et vous, papa, maman, qu’avez-vous fait pendant la guerre ? ». Le problème posé ici est beaucoup plus profond que cela. Nous souhaitons nous intéresser aux voisins, aux amis, à l’entourage d’enfants qui vivent aujourd’hui sous la menace d’expulsions ou qui ont assisté à des actes d’expulsion plus ou moins violents. Notre hypothèse, d’un point de vue épidémiologique et psychopathologique, réside dans le fait qu’il est presque impossible que les élèves d’une classe d’école, de collège ou de lycée puissent élaborer psychologiquement sans problème le fait qu’un ou une de leurs camarades soit menacé d’être expulsé de France ou soit obligé de se cacher en raison du seul délit d’exister. Pour un enfant, le fait qu’un camarade soit victime de violence ou qu’il en soit menacé du seul fait que ses parents ne possèdent pas exactement le bon papier au bon moment, cela relève d’une injustice anxiogène voire pathogène. Nous pensons qu’on ne peut pas seulement s’occuper des victimes directes en sollicitant les citoyens pour une solidarité à sens unique. Aujourd’hui, il faut comprendre que celui qui laisse exister de tels actes ne reste pas indemne du point de vue de sa santé. Nous voulons ainsi lancer, avec le soutien des organisations, syndicats, associations et collectifs membres du Réseau Education Sans Frontières, mais aussi avec tous ceux qui souhaiterons s’y associer, une enquête épidémiologique pour essayer de comprendre les effets pathogènes que cette réalité sociale génère sur le reste de la population. Donc que l’on s’intéresse à ceux qui sont touchés indirectement, par effet miroir. Dans ce travail-là, nous essaierons pour la première fois d’analyser les effets de la complicité passive voire, simplement, du seul fait d’être témoin de telles actions violentes au moment où elles se déroulent. Car si des études ou des écrits existent sur ce phénomène, ils sont toujours réalisés dans l’après-coup historique. Nous pensons qu’il y a de la part du pouvoir une volonté de vacciner la population. Nous voyons le gouvernement procéder successivement divers types d’expulsions avec différents types de violences ou l’établissement de zones de non droit comme les centres de rétention. Petit à petit, la population est vaccinée et devient de moins en moins capable de réagir. La passivité de la population est toujours inquiétante d’un point de vue épidémiologique de santé mentale, car nous savons qu’il n’existe pas de passivité « passive » : la non réaction exige toujours un effort de refoulement très actif qui porte à conséquence. Avec l’agression faite aux enfants, le pouvoir a franchi une étape pour laquelle, heureusement, la population française n’était pas encore vaccinée. Notre objectif est d’éviter une telle vaccination, une pacification des consciences, non pas en procédant à une interpellation morale sur la nécessité de gestes de solidarité, ni à une critique idéologique et politique de la législation existante et des pratiques administratives répressives qui frappent la population immigrée, ce qui est fait par ailleurs, notamment au sein du RESF, mais par une enquête épidémiologique sur le terrain, la plus complète et sérieuse possible, qui tente de montrer en quoi il n’existe pas de possibilité pour l’entourage de se sortir indemne d’une telle réalité. Nous savons que les enfants sont fortement touchés, d’abord les enfants de sans papiers par la situation de parias à laquelle sont trop souvent réduits leurs parents et les angoisses, profondément incompréhensibles, qui pèsent sur leur vie quotidienne, mais aussi tous les enfants lorsqu’ils constatent que ce qui représente l’autorité peut se retourner, comme dans un cauchemar régressif, en son contraire, c’est-à-dire une menace. Pour un enfant, savoir que son camarade de classe est menacé par l’autorité policière, étatique ou judiciaire censée le défendre, cela ne peut pas ne pas être un élément anxiogène et déstructurant de sa personnalité. Au moment où les pouvoirs publics et les universitaires s’inquiètent de l’estompement de l’autorité dans l’Éducation nationale, nous ne pouvons pas ne pas nous scandaliser de l’attaque que de tels agissements représentent contre ce même principe d’autorité. Et cette attaque là, nous voulons une fois encore la traiter de façon épidémiologique.
Pour tout contact : contact@resfmiroir.org
Luc Chatel (presse) : 06 19 63 26 03 / Jean Michel Delarbre (Resf) : 06 89 30 86 15
Dans les écoles, les collèges et les lycées, un grand mouvement de solidarité entoure les enfants d’hommes et de femmes sans-papiers menacés
d’expulsion.
LE PUTOIS
Ninico Olala sarko zyzyzy de Nagy Bobocsa
Ninico Olala sarko zyzyzy de Nagy Bobocsa Ninico Olala sarko zyzyzy de Nagy Bobocsa
Ninico Olala sarko zyzyzy de Nagy Bobocsa Ninico Olala sarko zyzyzy de Nagy Bobocsa Rien n’est à vous tout est à moi Obéissez Telle est ma loi Olala sarko zyzyzy de Nagy Bobocsa
Amis êtes-vous prêts à confier Votre destin au grand vizir Pour vos enfants et leur avenir Un jour faudra leur expliquer
Ninico Olala sarko zyzyzy de Nagy Bobocsa…
PAROLES ET MUSIQUE : ICI
Rappel de l’historique
Monsieur et Madame RABA sont arrivés en France le 9 novembre 2001. Plusieurs demandes d’asile ont été rejettées. Ils ont 3 enfants de 3, 4 et 7 ans dont deux sont nés en France. Ils sont tous scolarisés. Les deux plus jeunes à l’école maternelle "les capucins" le plus grand en CE1 au groupe scolaire "Moïse Levy" à GRAY (70100).
Pour compléter l’histoire de la famille RABA, il faut ajouter que les 5 frères et les deux soeurs de monsieur RABA sont tous réfugiés politiques, 4 en France, 1 en Suisse, 1en Autriche et 1 en Suède.
Monsieur et madame RABA ont subi des violences très graves du fait du refus de monsieur RABA de participer avec l’UCK à des expéditions visant à brûler des villages serbes. Ces éléments de l’UCK font aujourd’hui partie de la police du Kosovo.
Cette famille fait l’objet d’un arrêté de reconduite à la frontière confirmé par le tribunal administratif.
Ils avaient présentés une demande de régularisation sur la base de la circulaire Sarkozyquin’a jamais reçu de réponse.
Un départ était prévu demain vendredi 17 novembre à 10heures15 de Roissy.
Envoyez des messages de protestationaux autorités : exemple de courrier type (à adapter suivant le destinataire !) plus bas.
Plus d’infos : http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3 ?id_article=2617
Fax préfecture HAUTE Saône : 03 84 76 49 60
Téléphone : (33) 03 84 77 70 00
Télécopie : (33) 03 84 76 49 60
francis.lamy@haute-saone.pref.gouv.fr
norbert.viennot@haute-saone.pref.gouv.fr (celui qui traite les dossiers)
prefecture@haute-saone.pref.gouv.fr
Ministère de l’Intérieur :
Standard 01 40 07 60 60
Fax 01 40 07 21 09
Directeur de Cabinet, C. GUEANT Fax 01 40 07 13 90
claude.gueant@interieur.gouv.fr
sec.gueant@interieur.gouv.fr
G. Larrivé (Conseiller chargé de l’immigration et, par ailleurs, député suppléant de M. Soisson - UMP)
sec.larrive@interieur.gouv.fr
guillaume.larrive@interieur.gouv.fr
M. Tandonnet (Conseiller chargé de l’immigration)
sec.tandonnet@interieur.gouv.fr
maxime.tandonnet@interieur.gouv.fr
MINISTERE DE LA DEFENSE :
http://www.defense.gouv.fr/sites/defense/contact_form
courrier-ministre@sdbc.defense.gouv.fr _contact@lechene.org _mam2007@wanadoo.fr
Demanderàlaministredeladéfenseàcequ’ellenemettepasàdispositiond’avionmilitairepourexpulserlafamilleraba,sileministèredel’intérieurenfaisaitlademande.
PRESIDENCEDELA REPUBLIQUE :
http://www.elysee.fr/ecrire/cgi-bin/EnvoiMail
Quand on n’a pas de fax :
http://www.alliancemca.net/faxgratuit.html
Monsieur le Prefet
Monsieur et Madame RABA,originaires du Kosovo, sont arrives en Francele 9 novembre 2001. Ils ont fait plusieurs demandes d’asile qui ont ete rejetees. Ils ont 3 enfants de 3, 4 et 7 ans dont deux sont nes en France. Ils sont tous scolarises. Les deux plus jeunes sont scolarises à l’ecole maternelle Les Capucins, leplus grandest en CE1 au groupe scolaire Moïse Levy à GRAY (70 100).
Cette famille fait l’objet d’un arrete de reconduite à la frontiere confirme par le tribunal administratif.
Ils avaient presentes une demande de regularisation sur la base de la circulaire Sarkozy qui n’a jamais reçu de reponse de vos services.
Les cinq freres et les deux soeurs de Monsieur RABA sonttous refugies politiques, 4 en France, 1 en Suisse, 1 en Autriche et1 en Suede.
Monsieuret Madame RABA ontsubidesviolencestresgravesdufaitdurefusdeMonsieurRABAdeparticiperavecl’UCK à des expeditions visant à bruler des villages serbes. Ces elements de l’UCK font aujourd’hui partie de la police du Kosovo. Aussi le retour de cette famille au Kosovo est vraiment extremement risque et dangereux.
Patrie des Droits de l’Homme, la France doit rester le pays d’asile dont a besoin cette famille en la prenant sous sa protection, elle qui a fui les violences d’un pays qui n’a su la proteger.
La France, signataire de la Convention internationale des Droits de l’Enfant, doit permettre à ces 3 enfants de vivre dignement dans un pays qui saura continuer à les accueillir.
Monsieur le prefet, je fais appel à votre humanite pour annuler l’Arrete Prefectoral de Reconduite à la Frontiere et examiner à nouveau ce dossier afin que la situation de cette famille soit regularisee.
Soyez assure, Monsieur le Prefet, de mon profond attachement aux droits et valeurs republicaines qui doivent continuer à enrichir ce pays.
etc etc
Merci de rester courtois dans vos courriers.
Deux assassins présumés du cameraman d'Indymedia Brad Will, tué par balles le 27 octobre 2006 alors qu'il couvrait une violente manifestation d'instituteurs à Oaxaca, ont été appréhendés et présentés à la justice le 2 novembre. Néanmoins, Reporters sans frontières dénonce les ratés de l'enquête et la fuite d'autres tueurs présumés. L'organisation exprime également son indignation après la violente répression des manifestations par la Police fédérale préventive (PFP), au cours desquelles cinq journalistes ont été blessés et deux autres brutalisés.
Deux assassins présumés de Brad Will sont certes en détention mais trois autres, dont deux policiers municipaux et un paramilitaire, n'ont pas répondu à la convocation de la justice et sont introuvables. L'enquête n'exonère en rien le gouvernement de l'Etat de Oaxaca de ses responsabilités éventuelles dans la mort du cameraman d'Indymedia et nous réitérons notre appel à la mise en place d'une commission d'enquête fédérale à ce sujet. Nous condamons également les brutalités policières dont sept journalistes ont été victimes et demandons aux autorités fédérales de punir les auteurs de ces abus, a déclaré Reporters sans frontières.
Le 2 novembre 2006, le parquet de l?Etat de Oaxaca (Procuraduría General de Justicia del Estado, PGJE) a annoncé que la responsabilité d'Abel Santiago Zárate, élu local du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, dont est membre le gouverneur de l'Etat de Oaxaca, Ulises Ruiz Ortiz) et de son chef d'escorte, Manuel Aguilar, avait été établie dans la mort de Brad Will. Les deux hommes ont été arrêtés le jour même et déférés.
Trois autres de ces assassins présumés n'ont pas répondu à la convocation de la justice et sont aujourd'hui en fuite, selon le quotidien national Milenio. Il s'agit des policiers municipaux Juan Carlos Soriano et Juan Carlos Sumano, et de Pedro Carmona, un paramilitaire que certains témoins auraient identifié comme l'auteur du coup de feu mortel contre Brad Will.
Le policier municipal Juan Carlos Soriano (en tee-shirt rouge et mitraillette en main, à gauche sur la photo), Manuel Aguilar, chef du personnel de la municipalité de Santa Lucia del Camino (au centre), Abel Santiago Zárate, régisseur de la sécurité publique et militant du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) (à droite), et Pedro Carmona, un ancien paramilitaire, ont été identifiés comme les auteurs présumés des coups de feu qui ont coûté la vie au cameraman Brad Will, 36 ans, le 27 octobre 2006.
Toujours le 2 novembre, les opérations de démantèlement des barricades de l'Assemblée populaire des peuples de Oaxaca (APPO) par la Police fédérale préventive (PFP) et l'entrée en force de cette dernière dans les locaux de l'université de Oaxaca se sont soldées par une soixantaine de blessés, dont cinq journalistes. Jorge David Jaramillo Velásquez, photographe du quotidien El Universal, Miguel Dimayuga et Germán Canseco, photographes de l'hebdomadaire Proceso, et Jorge Brindis, cameraman de la chaîne publique Canal 9, ont été victimes de jets de cocktails Molotov et de bris de verre. Le premier a été hospitalisé dans un état grave mais ses jours ne sont pas en danger, selon les informations recueillies par Reporters sans frontières. Au même moment, Mario Mosqueda Hernández, correspondant de l'agence indépendante Centro de Medios Libres de México, a été passé à tabac et traîné au sol par dix policiers fédéraux. Il souffre de blessures à la tête, au dos et au bras gauche.
Le 1er novembre, Gilardo Mota, de l'hebdomadaire local Opinión, a confié à l'Agence France-Presse avoir été détenu pendant quarante-huit heures et brutalisé par des agents de la PFP. Le journaliste avait été apprehendé, le 30 octobre, alors qu'il prenait des photos de policiers en action. Il a été libéré le surlendemain moyennant une caution de 3 000 pesos, soit 216 euros. Le 31 octobre, Alberto López Cruz, photographe du quotidien local Extra, a été agressé par des policiers et dépouillé de son appareil photo. Enfin, le Centro de Medios Libres de México signale la disparition, depuis le 2 novembre, de deux journalistes guatémaltèques.
Les raisons de la colère
Soutien à Roberto Ferrario
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